D’ici deux jours doit être publié le rapport de la commission Palmer sur les événements de la flottille et les contacts diplomatiques entre Israë l et la Turquie, par l’intermédiaire du secrétaire général de l’ONU et du gouvernement américain, sont de plus en plus intensifs. Tout cela pour parvenir à des ententes qui mettront fin à la crise entre les deux pays et permettront de tourner la page. Hier, le Premier ministre Netanyahu a envoyé à New York le vice-premier ministre, Moshé Yaalon, pour la suite de ces contacts et l’a chargé de négocier face aux Turcs.
L’ébauche finale du rapport Palmer a été remise à MM. Netanyahu et Erdogan et les contacts entre les deux pays se focalisent sur le chapitre des conclusions qui comprend des recommandations pour le rétablissement des relations entre les deux pays. Une des options proposées à Israë l est qu’il présente des excuses pour la manière dont se sont déroulés les événements mais n’en assume pas la responsabilité. Cette formule semble satisfaire les Turcs mais, parmi les ministres du Forum des huit, le terme même d’excuses fait débat. Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, comme d’ailleurs Moshé Yaalon, s’oppose à toute excuse. Il semble aussi qu’Israë l soit prêt, en principe, à dédommager les familles des victimes tandis que les Turcs s’engageront à rétablir les relations et à poster à nouveau un ambassadeur en Israë l.
Par ailleurs, la volonté des autorités militaires de reprendre les exportations d’armement vers la Turquie, qui avaient été interrompues suite à la crise entre les deux pays, fait l’objet de vives disputes entre le ministère de la Défense et le bureau du Premier ministre. Au ministère de la Défense on estime que la Turquie se tourne à nouveau vers l’Ouest et affaiblit ses relations avec la Syrie et l’Iran et que, par conséquent, rien n’empêche de reprendre les transactions dans le domaine militaire. D’autres responsables politiques estiment en revanche qu’il faut attendre pour voir s’il s’agit d’un véritable changement de politique de la part de la Turquie ou d’une démarche tactique. Ces responsables rappellent que la Turquie a voté contre le durcissement des sanctions contre l’Iran et mène des contacts avec le Hamas.