Les organisateurs de la flottille d’aide à destination de Gaza n’ont toujours pas abandonné l’idée de briser le blocus maritime imposé par Israë l et ce, bien que le gouvernement grec ait interdit le départ des bateaux. Les militants ont fait savoir hier qu’ils comptaient partir malgré tout et certains d’entre eux ont même menacé d’entamer une grève de la faim.
La flottille a subi un coup dur vendredi quand les autorités grecques ont annoncé son interdiction et ont arrêté le capitaine du Audacity of Hope qui tentait de quitter la Grèce sans autorisation. Toutefois, malgré les appels à annuler la flottille, ses organisateurs ne désespèrent pas et tentent de préserver l’attention médiatique à laquelle ils ont eu droit, avec notamment de petites manifestations à Athènes. Certains des passagers du Audacity of Hope ont entamé une grève de la faim devant l’ambassade des Etats-Unis, réclamant de Washington qu’il fasse pression sur la Grèce afin que le capitaine soit libéré et le départ des bateaux autorisé.
Par ailleurs, des militants européens ont dit avoir l’intention de prendre la mer en direction de Gaza dès aujourd’hui ou, au plus tard, dans les deux prochains jours. Les organisateurs ont indiqué que leur action s’exerce à deux niveaux, en faisant, d’une part, pression sur des responsables politiques et le gouvernement grec et, de l’autre, en faisant appel à des juristes pour contester la décision grecque devant les tribunaux.
La Grèce a proposé hier un compromis qui pourrait mettre un terme à toute cette affaire. Selon cette proposition, le matériel humanitaire qui se trouve à bord des bateaux sera acheminé vers la bande de Gaza par un navire du gouvernement grec. Selon le bureau du Premier ministre grec, Georges Papandréou s’est entretenu à ce sujet avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Celui-ci aurait apporté son soutien à cette initiative qui nécessite aussi la coopération d’Israë l. Selon un responsable du ministère des Affaires étrangères, « Israë l considère cette proposition comme une option raisonnable  ». Les militants de la flottille l’ont cependant rejetée du tout au tout.
Quoi qu’il en soit, Israë l poursuit ses efforts afin de déjouer la flottille. Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a adressé une lettre à plusieurs dizaines de ses homologues, en Europe et dans le monde, pour les convaincre de s’exprimer contre la flottille, de décourager leurs ressortissants d’y participer et d’agir pour l’empêcher.