Lors de la conférence de presse commune qui a suivi la rencontre d’une heure, à Londres, entre Gordon Brown et son homologue israélien Benjamin Netanyahou, le Premier ministre britannique a déclaré que l’Angleterre "était et resterait l’amie d’Israë l, et soutenait la paix au Moyen-Orient".
"Au cours de notre conversation, nous avons abordé le sujet des implantations. J’ai indiqué que notre position n’avait pas changé, que nous considérions celles-ci comme un obstacle à la solution des deux Etats pour deux peuples, et que nous étions d’accord avec le président Obama sur cette question" a d’abord déclaré Brown avant d’aborder le problème du nucléaire iranien.
Il a affirmé à ce propos "qu’il n’y a pas de place pour une telle menace dans un monde civilisé", et que "la Grande-Bretagne partage l’inquiétude d’Israë l devant le développement de l’arme atomique par Téhéran (…) qui doit accepter la proposition du président américain de dialoguer ".
Netanyahou a pour sa part assuré qu’Israë l est engagé par le processus de paix pour aboutir à la création d’un Etat palestinien, à la condition qu’il soit démilitarisé, qu’il reconnaisse l’Etat hébreu comme Etat juif, et que la Palestine devra être le foyer national dans lequel les réfugiés palestiniens pourront s’installer, tout comme les juifs le font en Israë l.
"Nous n’avons aucune intention de prendre d’autres terres, ou de créer de nouvelles implantations" a aussi rappelé le chef du gouvernement israélien qui a tenu à préciser que, comme il l’avait déclaré à Barack Obama lors de leur rencontre à Washington, "Jérusalem est la capitale souveraine d’Israë l, à propos de laquelle nous n’accepterons aucune limitation. J’ai dit au président américain que Jérusalem n’est pas une implantation".