Jeudi, il y a une semaine, je croise avec surprise un vieil homme arborant un drapeau israélien en descendant prendre mon petit déjeuner dans le café en face de l’appartement de ma famille.
C’est un café branché d’une petite rue de Ramat Aviv non loin du bord de mer. On y rencontre des trentenaires enfoncés dans leurs ordinateurs, des sexagénaires revenant de leur jogging, des jeunes femmes tatouées aux conversations frivoles, une ambiance bien loin de cette guerre qui empêche de dormir. ma belle fille et d’autres mères de soldats.
Mais ce matin est différent, car au fil des minutes, la rue se couvre de monde et de drapeaux : 300, 400 peut-être ; parmi eux le drapeau druze aux cinq couleurs mystérieuses..
Contrastes israéliens ; union et désunion.
RiCHARD PRASQUIER - Radio J. 20 septembre 2024
Article mis en ligne le 19 septembre 2024