Il ne faut surtout pas confondre la qualité des rencontres entre ceux qui prétendent diriger la Communauté juive et la réelle amitié de Macron envers Israë l et les juifs. Ce sont deux choses très différentes. Nos dirigeants sont très friands des images les montrant proches du pouvoir, c’est la seule chose qui les légitime. Du côté du pouvoir ça ne peut que rapporter quelques voix, qui sont bonnes à prendre. Tout ça est un jeu d’optique, qui n’a rien à voir avec une réalité politique. Macron est à la politique, ce que la girouette est au vent.
Les Juifs de France auront connu nombre de Présidents dont les propos et/ou les actes furent assimilés à juste titre à de l’antisémitisme à peine voilé : on se souvient évidemment du discours assassin – retransmis à la télé – du général de Gaulle qui le 28 novembre 1967 – dans la foulée de la Guerre des six jours – déclara : « Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sà »r de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis 19 siècles : l’an prochain à Jérusalem .  »
Macron, une amitié feinte envers Israë l et les Juifs
Une tribune de Frédéric Sroussi, journaliste et essayiste.
Article mis en ligne le 9 août 2024