L’agence onusienne créée pour mettre fin au problème des réfugiés palestiniens, l’UNRWA, l’a au contraire pérennisé. Ou comment la générosité internationale s’est retournée contre elle-même.
William O. Douglas, juge à la Cour suprême des Etats-Unis, effectue en 1950 un voyage d’études en Israë l et en Jordanie, dont il tire un livre, Strange Lands and Friendly People (« Pays étranges et braves gens  »). Il recueille le témoignage de Karl Reiser, le directeur de la Croix-Rouge à Amman, et du père William, un franciscain qui travaille au camp de Sukhneh, où seize mille réfugiés palestiniens ont été regroupés : « Un beau matin  », explique le pèreWilliam, « on lui demande de prendre en charge un groupe de réfugiés d’origine bédouine qui campait à la périphérie d’Amman.
Le piège de l’UNRWA
Michel Gurfinkiel
Article mis en ligne le 7 mars 2024