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Les dollars des impôts américains au travail

Jonathan Tobin , JERUSALEM POST| Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

lundi 24 mars 2008
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La semaine dernière, ‘l’agence télégraphique juive’ (JTA) a rapporté que des hauts fonctionnaires américains pressent de nouveau le Congrès d’ouvrir le pipeline de l’aide des USA à l’Autorité Palestinienne. En même temps, comme Reuters l’a rapporté le 19 mars, Washington a déjà donné son accord pour le transfert de 150 millions de $ en soutien au budget de l’AP pour aider le gouvernement de Mahmoud Abbas, sur les 550 millions de $ promis à la conférence des donateurs l’an dernier.

Si l’appel à l’aide pour les Palestiniens semble familier, ça devrait se faire. Depuis les Accords d’Oslo en 1993, les Américains ont subvenu aux activités de l’AP pour un montant de centaines de millions de dollars par an.

Aujourd’hui, comme par le passé, les arguments en faveur de cette politique sont pressants. On nous dit, aussi bien des hauts fonctionnaires de l’administration amis d’Israël et certains Israéliens, que si nous n’aidons pas à financer l’entraînement et le paiement des forces de sécurité palestiniennes, l’AP n’aura aucun moyen de s’occuper des terroristes qui veulent faire couler toute chance de solution à deux Etats, qui permettrait à Israël de vivre côte à côte avec un partenaire palestinien pacifique.

Avec le Hamas à la tête de Gaza, l’AP sous la direction de Mahmoud Abbas est - nous dit-on - la seule façon de créer une force modérée qui oeuvrera à la paix. Etant donnée l’alternative du Hamas soutenu par l’Iran, ou les choix également inconfortables soit d’Israël réoccupant les territoires, soit d’une force internationale de préservation de la paix pour le faire, renforcer l’AP semble être le bon sens.

Mais est-ce vraiment le cas ?

Il y a des doutes sur la sagesse de la politique originellement conduite par la députée Nita Lowey (Démocrate de N.Y.) et la députée Ileana Ros-Lehtinen (Républicaine de Floride) - respectivement présidente et membre de la minorité du sous-comité des Opérations Etrangères au Congrès - de répondre à une nouvelle demande de 150 millions $ en aide directe à l’AP. L’administration semble maintenant avoir contourné cela, et a demandé au comité d’approuver un supplément de 25 millions $ pour le financement indirect du programme d’entraînement militaire.

Lowey et Ros-Lehtinen se préoccupent à juste titre d’Abbas et de son parti, le Fatah, pour la paix. Elles citent des déclarations récentes d’Abbas selon lesquelles il n’exclurait pas le retour à une « résistance armée » contre Israël. Le soutien des media de l’AP - et d’une majorité des Palestiniens - pour des attaques contre les Israéliens, comme le massacre de huit étudiants dans une yeshiva de Jérusalem ce mois-ci, et le ‘blitz’ en cours sur le Sud d’Israël avec les roquettes du Hamas, constitue aussi un motif de douter de la sincérité de l’AP.

L’AP continue aussi d’honorer la mémoire de terroristes morts comme des « martyrs » et, comme le Jerusalem Post l’a rapporté cette semaine, prévoit de célébrer le 60ème anniversaire de la naissance d’Israël en provoquant une arrivée massive de réfugiés arabes aux frontières d’Israël pour promouvoir un « droit de retour », synonyme de la destruction de l’Etat juif.

Les partisans de l’aide répondent que ces déclarations ne reflètent pas les vrais objectifs d’Abbas. Pourtant, ils ignorent le fait que ce que l’AP a fait pendant les 15 dernières années est de légitimer une culture palestinienne dans laquelle les applaudissements politiques ne sont gagnés qu’en tuant des Juifs. De fait, par son contrôle des supports d’émissions, des journaux et des écoles, l’AP a consolidé un état d’esprit de haine.

Toute aussi mauvaise, l’histoire des tentatives de création des forces de sécurité de l’AP. Les Accords d’Oslo ont appelé à la création d’une force de police palestinienne pour combattre les terroristes. Mais Yasser Arafat avait d’autres idées.

Alors que la majorité des milliards qu’il reçut via une aide de l’Union Européenne et des Etats Unis alla dans les poches ou les comptes en banque des officiels du Fatah, une partie de l’argent fut utilisée pour créer un réseau byzantin d’agences de « sécurité » palestiniennes, dont les objectifs étaient tout sauf pacifiques. Quand on en vint au pire, alors qu’Arafat faisait voler en éclats la paix après le sommet de camp David en 2000, ce furent ces forces de l’AP (y compris certaines formées par mon propre département de la police de Philadelphie) qui commirent des actes terroristes contre des Israéliens.

S’ajoutant à cette triste histoire, il y a eu le fiasco à Gaza en 2006, quand des voyous du Fatah, aidés et équipés par des sources étrangères à l’instigation spécifique de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, cherchèrent à maintenir le contrôle d’Abbas sur la zone, même après la victoire électorale du Hamas.

Comme le détaille un rapport d’enquête publié dans le numéro d’avril du magazine Vanity Fair, les réticences émises par certains Israéliens et des membres sceptiques du Congrès sur cette entreprise particulière de renforcement d’Abbas étaient prophétiques.

Alors que des hommes de main du Fatah ont kidnappé et torturé certains de leurs rivaux, ni eux, ni leur chef Abbas n’a eu le courage de faire face au Hamas, malgré les promesses de le faire. Pour finir, les hommes d’Abbas n’ont pas combattu, et le Hamas plus populaire a pris le contrôle de Gaza

Comme David Rose l’écrit dans Vanity Fair : « c’est exactement la chose qu’Israël et le Congrès des USA déconseillaient qui s’est produite, quand le Hamas s’est emparé de la plus grande partie des armes et munitions - y compris les fusils égyptiens fournis sous le couvert du programme d’aide des USA aux Arabes ».

Pendant 15 ans, les critiques de telles dépenses ont été qualifiés « d’ennemis de la paix », mais cette étiquette n’a servi que d’excuse pour blanchir l’inconduite d’abord d’Arafat, et aujourd’hui d’Abbas.

Un haut fonctionnaire américain anonyme a déclaré à la ‘JTA’ que 1100 hommes armés de l’AP en Jordanie, aux frais des Américains et avec la permission des Israéliens, reçoivent des cours sur des sujets tels que « formation au contrôle des émeutes, droits de l’homme, arrestations efficaces, et tirs défensifs ». Mais il en était de même pour leurs prédécesseurs. Sans réponse sur ce sujet, la question est de savoir pourquoi des gens raisonnables peuvent croire en quoi ce groupe se comportera différemment

Les alternatives à Abbas sont effrayantes. Il est aussi bien faible et probablement pas moins mal intentionné que le Hamas, mais lui et ses loyalistes sont considérés comme une force opposée aux alliés de l’Iran.

L’es partisans Américains d’Israël doivent-il donc se sentir obligés de soutenir le flux continu de fonds vers l’AP ?

Le problème est que les auteurs du processus de paix se sont mis eux-mêmes dans une trappe. Après avoir couronné d’abord Arafat et maintenant Abbas, ils sont obligés d’ignorer ou de masquer
la vérité à leur sujet de façon à maintenir le soutien américain pour une solution à deux Etats.

En même temps, le gouvernement d’Israël se place en position de nécessiter un partenaire palestinien, qui au moins se déclare pour la paix, comme Abbas le fait ; Et personne ici ne veut faire quelque chose qui aiderait à créer un plus grand ‘Hamastan’. Pourtant l’expérience montre que la stratégie de la Realpolitik en faisant progresser le Fatah n’a ni diminué le Hamas, ni promu la paix. Peut-être le commencement de la sagesse est-il de reconnaître qu’il est temps d’arrêter de renforcer un échec ?

Les tentatives de l’Amérique pour créer un partenaire de paix ont échoué.

Aucune somme d’argent n’achètera un Etat modéré qui acceptera la paix avec Israël si les Palestiniens n’en veulent pas. Si le Président et la secrétaire d’Etat ne sont pas assez honnêtes pour l’admettre, alors il est peut-être approprié de demander au Congrès de fermer le robinet qui envoie davantage de nos impôts dans une canalisation palestinienne.


L’auteur est rédacteur en chef du ‘Jewish Exponent’ à Philadelphie.


http://www.jpost.com/


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