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Mamhmoud Abbas n’exclut pas l’option de la lutte armée contre Israël

israelinfos.net

vendredi 29 février 2008
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Dans un entretien publié jeudi matin par le journal jordanien A-Doustour, le chef de l’Autorité palestinienne a déclaré qu’en l’absence d’un accord de paix, des « opérations militaires » pourraient être envisagées contre l’Etat hébreu. Selon Mahmoud Abbas, l’échec des négociations avec Israël ne pourra « conduire les deux parties qu’à un dangereux face à face, et pousser le peuple palestinien à reprendre les armes ».

Rendus publics dans la matinée de jeudi, ces propos ont suscité de vives réactions en Israël, où Abbas est généralement tenu pour un partisan de la voie diplomatique.

Au cours de cette interview, le leader palestinien s’est par ailleurs vanté d’avoir inauguré le conflit avec Israël « dès 1965, en tirant la première balle de la résistance ». Evoquant son passé de « militant antisioniste », il s’est déclaré particulièrement fier du modèle qu’a représenté l’OLP pour « d’innombrables organisations engagées sur la voie du combat contre Israël, parmi lesquelles le Hezbollah », avant de préciser : « Tous ces groupes ont été formés dans nos camps d’entraînement ».

Interrogé sur la légitimité du Hamas, le chef de l’AP a estimé qu’il incombait au peuple palestinien d’élire ses propres représentants, assurant qu’il serait « le premier à renoncer à la présidence si le Hamas devenait majoritaire en Cisjordanie ». Réitérant d’autre part son refus catégorique de reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël, Mahmoud Abbas s’est néanmoins dit convaincu que le Plan de paix saoudien, qui prévoit la création d’un Etat palestinien à côté d’Israël, « demeure consensuel dans le monde arabo-musulman et doit être mis en œuvre ».

Plus tard dans la journée, Nabil Abou Rodayna, porte-parole du président Abbas, publiait d’ailleurs un communiqué selon lequel « les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza n’ont qu’une seule signification : anéantir le processus de paix ».

Sécurité

  • Ehud Barak a déclaré jeudi soir qu’une offensive terrestre dans la bande de Gaza était maintenant « imminente », estimant qu’il fallait s’attendre prochainement à une intensification des tirs de roquettes sur le territoire israélien. Il a également assuré : « Tsahal atteindra tous les terroristes, et le Hamas devra payer le prix de ses agissements ».

En attendant, le ministre de la Défense a annoncé qu’un système général d’alerte, semblable à celui installé à Sdérot, serait prochainement mis en place dans la ville d’Ashkelon, cible de nombreuses attaques durant la journée de jeudi.

Au total, trente-sept roquettes ont été tirées vers le Sud d’Israël, et près d’une soixantaine de personnes ont été commotionnées, dont plus de la moitié a du être admise à l’hôpital Barzilaï d’Ashkelon.

Dans la matinée, les Brigades Ezzedine Al-Kassam ont revendiqué l’attaque sur le collège académique Sapir de Sdérot, au cours de laquelle un garde du corps du ministre de la Sécurité intérieure, Avi Dichter, qui était en visite sur place, a légèrement été blessé.

Côté palestinien, dix-huit miliciens ont été abattus, parmi lesquels Hamza Khalil Al-Haya, fils du leader populaire et parlementaire (Hamas) Al-Haya, qui a lui-même échappé à une tentative d’élimination ciblée il y a quelques mois. Son fils faisait partie d’un groupe de lanceurs de Kassams atteints par Tsahal, dans le sud de la bande de Gaza.

Dans l’après-midi, des sources palestiniennes indiquaient d’autre part que cinq enfants, dont trois d’une même famille, avaient été tués au cours d’une frappe aérienne à Djebalia, dans le nord des territoires autonomes.

Un hélicoptère israélien a par ailleurs attaqué un poste de police, situé à cent cinquante mètres du domicile d’Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement Hamas, dans le quartier de Shaati, à Gaza.

Société

Le chef de la police, David Cohen, a décidé jeudi d’interdire la tenue d’un rassemblement à la mémoire de Georges Habash, fondateur du Front Populaire de Libération de la Palestine, qui devait avoir lieu ce vendredi, à Nazareth. Selon la police israélienne, les responsables de cette manifestation sont des activistes du FPLP, lequel est considéré comme un groupe terroriste notamment par Israël et les Etats-Unis.

Raja Agbaharia, secrétaire général du mouvement des Fils du village, politiquement proche des thèses de Habash, a catégoriquement démenti cette information, et affirmé que les organisateurs de l’événement étaient des représentants de divers partis arabes. Parmi ces derniers, le député de la Knesset Mohamed Baraké (Hadash), qui a d’ailleurs qualifié de « lamentable » la décision de la police, et a appelé Avi Dichter, ministre de la Sécurité intérieure, à « lever cette interdiction, car elle porte atteinte à la liberté d’expression et à la démocratie ».

Pour sa part, le parlementaire arabe israélien Jamal Zehalka (Balad) a dénoncé « une manœuvre policière insolente et perverse », avant de préciser : « Cela ne nous empêchera pas de célébrer la mémoire de Georges Habash comme celle d’un des plus grands leaders palestiniens du XXe siècle ».

Rappelons que le dirigeant historique du FPLP est décédé le 26 janvier dernier, à Amman. Porteur d’une idéologie conjuguant ultranationalisme arabe et marxisme-léninisme « révolutionnaire », son mouvement fut l’un des initiateurs de la stratégie des détournements d’avions, qu’il inaugura en 1968, lors d’une attaque contre un appareil de la compagnie El Al.

Economie

Les prix de l’essence à la pompe augmenteront d’environ 4% à partir de samedi soir prochain, consécutivement à la flambée du cours du baril qui a atteint 102,80 dollars, jeudi à New-York , dans un contexte de baisse de production pétrolière au Nigéria, et de difficultés d’approvisionnement au Nord de l’Irak.
Le litre de super coutera désormais 6,22 shekels aux automobilistes israéliens, et le sans plomb 95 octane, 6,20 shekels.

Judaïsme

Une peine de vingt et un jours de détention a été prononcée contre trois soldats religieux ayant refusé de prendre part à un exercice militaire sous prétexte que des soldates y participaient aussi.

Jeudi après-midi, le Grand rabbin d’Israël Yona Metzger, a déclaré ce verdict « disproportionné », et que son véritable objectif était « d’intimider ceux qui partagent une vision religieuse du monde ».

Dans une lettre adressée à l’aumônier général de Tsahal, Avichaï Ronsky, il a demandé que les soldats soient immédiatement libérés.

Nécrologie

Le traducteur, poète et romancier Aharon Amir s’est éteint dans la soirée de jeudi, à l’âge de 85 ans. Il comptait parmi les fondateurs du mouvement Cananéen, qui prônait une « rupture culturelle et spirituelle » entre le judaïsme diasporique et celui de la génération née sur la terre d’Israël.

Amir, qui se définissait lui-même comme « hébreu et amant de la langue hébraïque », a édité plus de trois cents livres, parmi lesquels des œuvres de Dickens, Edgar Allan Poe, Steinbeck, Saul Bellow, Herman Melville ou encore Henry James. En 2003, le Prix d’Israël lui avait été décerné pour son activité de traducteur.


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