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Un membre d’Al-Qaïda raconte comment les services de renseignements iraniens l’ont sollicité.

MEMRI

mardi 13 novembre 2007
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Le chroniqueur Fares bin Hazam, spécialiste d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite, publie dans le quotidien saoudien Al-Riyadle récit d’un ancien membre d’Al-Qaïda d’origine saoudienne. L’article, intitulé « L’Iran recrute des membres d’Al-Qaïda pour quelques dizaines de milliers de dollars par mois », décrit le soutien accordé au combattant et à ses camarades par les autorités iraniennes après qu’ils se furent enfuis d’Afghanistan, ainsi que les tentatives iraniennes pour faire du narrateur un agent iranien en Arabie Saoudite.

Extraits :
 
"Après le désintégration des talibans et d’Al-Qaïda en Afghanistan fin 2001, conséquence de l’attaque américaine et de l’arrivée au pouvoir de nouvelles forces afghanes dans le pays, nos dirigeants ont reçu l’ordre de se retirer de Kaboul et de prendre le chemin de Kandahar. Pendant le mois du Ramadan, notre commandant nous a ordonné de chercher refuge en Iran. Nous sommes arrivés en Iran par le Pakistan, où nous ne sommes pas restés très longtemps. Notre groupe comprenait près de 30 combattants, dont Faisal Al-Dakhil, ’Amr Al-Shehri [tous deux tués en 2004] et d’autres figures marquantes recherchées par le gouvernement saoudien.
 
Nous savions que le dirigeant afghan [islamiste] Gulboddin Hekmatyar, qui résidait en Iran [à l’époque], faisait l’intermédiaire [entre nous et] les Gardiens de la Révolution en Iran. Hekmatyar a promis de nous loger dans la ville frontalière de Zehdan [au Sud Est de l’Iran], où la majorité des résidants sont des sunnites baluchis. Là-bas, nous avons rencontré le commandant d’Al-Qaïda Abou Hafs Al-Mauritani, qui s’était préalablement opposé aux attentats du 11 septembre. [Al-Mauritani] nous a assurés que nous nous trouvions en lieu sûr et que nous allions être interrogés par les services de renseignements iraniens à Téhéran, qui subviendraient à tous nos besoins lors de notre séjour en Iran.
 
Notre nombre avait diminué : nous n’étions plus que dix après la disparition des deux tiers de notre groupe, dont Al-Dakhil et Al-Shehri. Nous nous sommes rendus à Téhéran où nous avons rencontré les interrogateurs. Ils m’ont proposé de collaborer avec eux à partir de l’étranger, depuis mon pays [l’Arabie Saoudite] en leur fournissant des informations dont ils auraient besoin à l’avenir. Leur proposition m’a choqué. J’ai refusé, avant d’être gagné par la peur que mon refus ne diminue mes chances d’être libéré et de retourner dans mon pays. L’interrogateur a essayé de me fourvoyer : ’[Vous recevrez] un salaire mensuel de 10 000 dollars par mois, un passeport iranien et un entraînement militaire avec le Hezbollah au Liban.’
 
J’ai toutefois été ferme dans mon refus de coopérer de quelque façon que ce soit. Tout ce que je voulais, c’était partir. L’officier [iranien] m’a dit : ’Vous et moi, nous combattons le même ennemi américain, ainsi que tous ceux qui lui apportent leur soutien et l’aident à demeurer dans la région. Votre djihad est notre djihad, et une opération djihadiste conjointe est un devoir pour nous tous. Ne craignez rien, nous vous relâcherons, et quand vous déciderez d’accepter notre offre, vous pourrez contacter (...) dans votre pays ; en quelques jours, nous lui enverrons des [instructions] à votre attention.’
 
J’ignore si les autres membres [de notre groupe] ont reçu une proposition similaire. Nous ne nous sommes pas parlés à ce sujet, mais nous avons tous reçu un permis de voyage et des privilèges de déplacement. Cet officier des renseignements nous a dit qu’il tamponnerait nos passeports à une date antérieure à celle des attentats du 11 septembre. Si je me souviens bien, il [a tamponné mon passeport] à la date du mois de juin, alors que l’on touchait déjà à la fin de l’année 2001. Il nous a en outre expliqué quelle attitude adopter face au checkpoint de la sécurité à l’aéroport, qu’il faudrait passer sur le chemin de notre pays, afin de ne pas être soupçonnés de fuir la guerre en Afghanistan." (1)


 
(1) Al-Riyad (Arabie Saoudite), le 6 novembre 2007


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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