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Annapolis, prière pour un échec annoncé

Par Simon Frajdenrajch, analyste.

mardi 23 octobre 2007
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L’actualité est riche en rideaux de fumée franco-français qui nous cachent les choses vraiment importantes sur la scène mondiale. Nicolas et Cécilia se séparent : si l’on s’intéresse à la biographie de l’arrière-grand-père de notre ex-première dame, Isaac Albéniz, auteur de chefs d’œuvre de la musique espagnole au cours d’une courte existence, dont une grande partie vécue à Paris, on ne doit pas s’étonner de l’esprit d’indépendance dont fait preuve cette femme, du genre indomptable.

Je ne peux cacher de l’admiration pour elle, belle, libre, intransigeante, il est certes difficile de se l’attacher. Le président Sarkozy a eu bien du mérite, mais aussi bien de la chance, de bénéficier de sa compagnie. Il nous faudrait un Shakespeare pour écrire cette tragédie du pouvoir :
« Cecilia, Cecilia, my kingdom for Cecilia »
.
La grève des privilégiés de la fonction publique, bénéficiant non seulement de la sécurité de l’emploi, mais encore de retraites en béton, datant de l’époque où les cheminots qui conduisaient « la bête humaine » de Zola, avaient une espérance de vie de 52 ans, soit deux ans de retraite effective, quand aujourd’hui celle-ci a augmenté de trente ans, avec une pénibilité du travail que beaucoup leur envieraient. Nous atteignons ici un sommet du ridicule social. Il nous faudrait un Molière pour cette comédie sociale : « Tartuffe à Grande Vitesse ».

Venons en aux affaires internationales plus sérieuses.

Ehud Olmert est à Paris ce lundi pour rencontrer Sarkozy, et lui exposer nous dit-on, ses inquiétudes sur l’Iran nucléaire, que Sarkozy partage, et le plan conçu pour la réunion d’Annapolis* avec l’Autorité Palestinienne, sous les auspices internationales, USA en tête, mais aussi pays arabes (Egypte Jordanie, peut-être l’Arabie, voire la Syrie) UE, et ONU.

Conférence voulue par Condoleezza Rice, qui prend parfois ses rêves pour des réalités, qu’elle impose avec la foi toute puissante des brise-tout novices.
Ainsi, lors du retrait unilatéral de Gaza, elle imposa à Shaul Mofaz, alors ministre de la défense d’Israël, l’interdiction de placer un contrôle physique israélien à la frontière de Rafah, ville limitrophe entre Gaza et l’Egypte. Le trafic d’armes, d’explosifs et de terroristes, qui se faisait discret lors du contrôle de Gaza par les Israéliens, est devenu la principale industrie palestinienne, sous l’œil bienveillant des gardiens égyptiens et internationaux, censés interdire ce trafic.
Madame Rice doit être satisfaite : va-t-elle pouvoir continuer d’imposer ses vues à Annapolis ?

Olmert a fait savoir ce 20 octobre qu’il « n’y aura pas de percée historique à Annapolis »
.
Il faut toujours se méfier de la parole des politiques : aucune percée historique alors que la scission de Jérusalem et la cession de la Judée et de la Samarie apparaissent déjà dans les tuyaux de l’AP, et que Mahmoud Abbas menace de « démissionner » si rien de concret ne sort de ce sommet d4annapolis ?

Démissionner Abbas ? Mais c’est depuis le début de son mandat post-arafatien qu’il n’a rien fait :

Il n’a jamais rien fait pour arrêter le terrorisme dans les « territoires occupés », ni la prétendue « juste lutte du Peuple palestinien » y compris par la violence, quand il s’y était engagé en signant la « feuille de route » ou « carte routière » parrainée par le quartette - ONU, USA, UE et Russie en co-parrains.

Il n’a rien fait, ou si peu, pour arrêter la résistible ascension du Hamas à Gaza, qui s’est emparé aussi bien du pouvoir par la violence et par les armes remises à l’AP par le gouvernement israélien poussé dans les reins par une administration des affaires étrangères américaine dogmatique.

Il n’a rien fait ou si peu, pour parvenir à une solution diplomatique acceptable par les deux parties, israélienne et palestinienne, pour un règlement durable à deux Etats vivant en paix côte à côte.

Se contentant d’utiliser cette force d’inertie victimaire qui a si bien réussi à l’échec palestinien par le passé**, Abbas continue de réclamer le beurre, l’argent du beurre, et le fond de commerce de la crémière : le soutien financier international, la poursuite de la « juste lutte du Peuple palestinien y compris par la violence », et le retour des réfugiés héréditaires depuis quatre générations, pour parvenir à la réalisation du rêve palestinien : la destruction de l’Etat juif d’Israël, si bien illustrée sur la carte de la « Palestine », arborée aussi bien dans les documents de l’AP, que dans les cartes du Proche-Orient de TOUS les pays arabes (y compris d’ailleurs à « l’Institut du monde arabe » à Paris).

Il n’a rien fait ou si peu pour dissoudre les milices du Fatah oeuvrant sous la responsabilité de l’AP, dont des membres ont tenté d’assassiner le Premier Ministre Olmert lors de la réunion organisée en août à Jéricho. Ainsi, Youval Diskin, chef du Shin Bet, qui a déjoué l’attentat, met en garde contre tout excès de confiance et de générosité à la conférence d’Annapolis.

Le Parti National Religieux, par la voix d’un de ses députés, " Effi Eitam, appelle Ehoud Olmert à ’’se réveiller de ses rêves vains sur un partenaire palestinien modéré en la personne de Mahmoud Abbas’’. Le député national-religieux a ajouté, en se référant à la tentative d’attentat avortée contre le Premier ministre en août dernier : ’’Alors qu’Olmert s’assoit pour parler de paix avec Abou Mazen, ses sbires fomentent de le tuer’’. (Guysen.International.News)

Le retrait de Gaza nous a démontré depuis deux ans l’incapacité congénitale de l’AP, du Hamas, du jihad islamique, à œuvrer pour la paix. Ils l’ont tous écrit dans leur Charte : leur but fondamental est de parvenir à la destruction de l’Etat juif d’Israël, de « l’entité sioniste » disent-ils, pour se laver du pêché capital d’antisémitisme.

La seule paix qui leur convienne, c’est la « paix des cimetières », d’où cet atroce lavage des cerveaux de leurs enfants, entamé dès l’école maternelle, pour leur enseigner que « le sort le plus beau, c’est de mourir en martyres pour la Palestine ».
Bien entendu, les dirigeants palestiniens se gardent bien de donner l’exemple, et préconisent de négocier une « Hudna » (trêve) quand les éliminations ciblées de Tsahal font des trous efficaces dans leurs rangs. Mais cette Hudna n’est qu’une de leurs ruses enseignées par leur « prophète » Mohammed, suite à la défaite face aux Mecquois.

Parmi les arrangements discutés entre Olmert et Abbas, la partition de Jérusalem, déclarée « Une et Indivisible » lors de son annexion officielle par la Knesset en 1981, ce qui rend des négociations derrière les rideaux diplomatiques tragiquement pathétiques.

Aux yeux du Peuple israélien, cet accord devrait n’avoir aucune valeur, sauf à être entériné par référendum par le Peuple d’Israël, voire par le Peuple juif dans son ensemble, Diaspora comprise.

Car Jérusalem est, ne l’oublions jamais, « la seule ville sainte du Peuple juif ».
Delphine Matthieussent, journaliste de « Libération », dans un article lamentable paru ce jour et d’une ignorance encyclopédique sur l’histoire du Peuple d’Israël, conclut ainsi :

... Lamentations. Près des deux tiers des Israéliens (59 %) restent néanmoins opposés à un retrait des quartiers arabes, selon un sondage publié mardi par le quotidien israélien Haaretz. « Le front du refus de la redivision de Jérusalem s’érode, mais le sujet reste extrêmement controversé en raison de sa charge affective et symbolique de capitale historique du peuple juif » estime Yossi Alpher, analyste politique spécialiste du processus de paix israélo-palestinien, qui rappelle que « tant qu’une solution pour les lieux saints, et pour le moment il n’y en a pas, ne sera pas trouvée, les Israéliens craindront que des concessions sur la périphérie de la ville n’aboutissent in fine à un retour aux frontières d’avant 1967, quand la vieille ville était sous contrôle jordanien et que les juifs n’avaient pas accès au mur des Lamentations, le lieu le plus sacré du judaïsme ».

http://www.liberation.fr/actualite/...

Non ma pauvre amie : si vous vivez à Jérusalem et avez interrogé d’autres interlocuteurs que des « activistes » palestiniens, vous apprendriez que le « Mur occidental » auprès duquel tant de Juifs viennent se recueillir, est le dernier vestige du soutènement du Mont du Temple, lieu le plus sacré du judaïsme. La presse internationale, dupée par la méthode Coué de la propagande palestinienne, veut nous faire croire que « l’esplanade des mosquées » serait le " troisième lieu saint de l’Islam.

Mais un mensonge répété cent mille fois n’en devient pas pour autant une vérité.
Donc revoyez votre copie, jeune inculte.
De plus, pour des raisons de sécurité évidentes, suivant l’exemple des roquettes tirées quotidiennement sur Sdérot et le Negev occidental, la cession quasi-totale de la Judée et de la Samarie mettrait le « cœur d’Israël », sa ceinture de guêpe côtière de Tel Aviv à Jérusalem et Haïfa, l’aéroport international de Lod, à portée de tir des roquettes palestiniennes, rendant la vie de ses habitants aussi insupportable et insécure que celle que vivent les habitants de Sdérot depuis deux ans.

Engoncés confortablement dans leurs tours de verre, à New York, Londres, Paris ou Bruxelles,les négociateurs internationaux, soit très ignorants en géographie appliquée, soit totalement indifférents au sort des habitants d’Israël, considèrent que des sacrifices territoriaux de la part des Israéliens valent bien d’être échangés contre la paix israélo-arabe fort hypothétique.

Mais nous ne sommes pas ici dans le cas de figure où se trouvait le bon roi Henri IV, qui, à l’issue de décennies d’une atroce guerre civile religieuse, put prononcer le fameux : « Paris vaut bien une messe ».

Jérusalem vaut une infinité de messes, puisqu’elle est au fondement des monothéismes, mais seuls les Juifs acceptent de partager équitablement entre les différents cultes, et Israël l’a bien prouvé depuis 1967. Quand on connaît d’une part le comportement du Waqf, autorité musulmane sur le Mont du Temple, qu’il préfère appeler « esplanade des mosquées », et qui s’y autorise des travaux à la pelleteuse pour faire disparaître toute trace des antiquités juives ; quand on observe d’autre part avec un amusement mêlé de stupéfaction, les querelles de clocher parfois meurtrières entre les divers cultes chrétiens sur le saint sépulcre, on doit bien constater que les Israéliens sont infiniment plus habilités à maintenir le respect des cultes qu’une ONU toujours malveillante envers Israël.

Si les négociateurs israéliens ne prennent pas plus de garanties, la signature d’un prétendu accord de paix entre Olmert et Abbas, sous le parrainage de Condie Rice, est un contrat de suicide pour l’Etat d’Israël. Les Palestiniens seraient ainsi parvenus, par une guerre de propagande asymétrique mondiale, à remporter sur la table de négociations ce qu’il ne pourront jamais gagner sur un champ de bataille.

Il est préoccupant de constater que pour des avantages tactiques de court terme - difficultés en Irak en voie de règlement - et des garanties d’approvisionnement en pétrole très chèrement payées aux pays arabes producteurs de pétrole (qui rachètent le NASDAQ avec leur monnaie de singe pétrolière à 90 $ le baril), les USA cherchent à tordre le coude d’Israël dans son dos en lui imposant des concessions intolérables.

Dans la lutte contre l’islamisme radical, Israël ne devra jamais baisser la garde.
Dans le cas contraire, le reflux de notre civilisation occidentale sera immédiat et durable.

Face à la menace iranienne de plus en plus pesante, les USA ne doivent pas oublier qu’Israël, porteur des valeurs de liberté et de démocratie qui ont fondé l’Amérique, est leur fer de lance au Proche-Orient.


Notes :

  • Annapolis, dans le Maryland, fut la première capitale de l’Amérique avant Washington, et elle est le siège de l’académie militaire navale des USA. Elle sera le siège d’un « sommet international » en novembre, que certains préfèrent déjà ramener au rang de réunion, de crainte d’un échec annoncé.
  • * Abba Eban, ancien représentant d’Israël à l’ONU et ancien ministre des affaires étrangères à la fin des années 1960, disait des Palestiniens : « Ils n’ont jamais manqué une occasion de manquer une occasion ».

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