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Genève ou le fondement de la troisième Intifada

Par Salomon Pardess © Metula News Agency

mardi 6 janvier 2004
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La seconde n’est pas encore finie, qu’on se demande si la troisième n’est pas en préparation. Une, deux, trois, bof une de plus ou une de moins, du moment que les Palestiniens et les Israéliens s’étripent, du moment qu’ils laissent sur le carreau le plus cher de leur âme, qu’est-ce qu’on en a à faire dans les chancelleries occidentales et orientales

Cette boucherie vaut bien un peplum pacifique (il ne manquait qu’Enrico Morricone), un remake d’Oslo, une tragédie en play back, un plaisir glauque de déjà vu (en français et en esperanto dans le texte), un pseudo ramonage thérapeutique, histoire de pouvoir quand même faire la fête et être heureux, après avoir fait semblant de s’être défoncé pour qu’un terme soit mis à la sale guerre…

Oui, l’Accord de Genève sent bon le sable chaud. Oui, il palpite de tous les cœurs de l’alter-mondialisation internationale. Mais, chaque jour qui passe nous en apprend de belles sur l’irresponsabilité de ses signataires - et de tous ceux, les bonnes âmes, qui, à travers le monde, piétinant chaudement l’initiative Ayalon-Nusseibeh, actuellement signée par 146000 Israéliens et 100000 Palestiniens, et qui, pourtant, avait précédé de loin celle de « Genève », ont étalé leurs intimes carpettes pour que leur saintetés sérénissimes Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo veuillent bien s’y essuyer leurs chaussures.

La « belle » en goguette, la dernière, est la question du droit du retour.

Dans l’Accord Ayalon - Nusseibeh, celui que personne ne veut soutenir dans les chancelleries occidento-orientales, on lit :

" 4. Droit au retour. Reconnaissant les souffrances et le sort des réfugiés palestiniens, la communauté internationale, Israël et l’État de Palestine créeront et contribueront à un fonds international pour les dédommager.
Les réfugiés palestiniens ne retourneront que dans l’État de Palestine ; les Juifs ne retourneront que dans l’État d’Israël.
La communauté internationale offrira des compensations, afin d’améliorer la situation des réfugiés qui voudront demeurer dans leur pays de résidence ou de ceux qui voudront émigrer vers des pays tiers ".

C’est clair et net. Au demeurant, cet Accord n’ayant de sens que pour les signataires, il ne risque pas de tromper son monde.

Mais, que lit-on à l’article 7 « Refugees » de l’Accord de Genève, qui, lui, est censé impliquer les chancelleries ?

" 4. Choice of Permanent Place of Residence (PPR)

The solution to the PPR aspect of the refugee problem shall entail an act of informed choice on the part of the refugee to be exercised in accordance with the options and modalities set forth in this agreement. PPR options from which the refugees may choose shall be as follows ;

(a) The state of Palestine, in accordance with clause a below.

(b) Areas in Israel being transferred to Palestine in the land swap, following assumption of Palestinian sovereignty, in accordance with clause a below.

(c) Third Countries, in accordance with clause b below.

(d) The state of Israel, in accordance with clause c below.

(e) Present Host countries, in accordance with clause d below.

i. PPR options i and ii shall be the right of all Palestinian refugees and shall be in accordance with the laws of the State of Palestine.

ii. Option iii shall be at the sovereign discretion of third countries and shall be in accordance with numbers that each third country will submit to the International Commission. These numbers shall represent the total number of Palestinian refugees that each third country shall accept.

iii. Option iv shall be at the sovereign discretion of Israel and will be in accordance with a number that Israel will submit to the International Commission. This number shall represent the total number of Palestinian refugees that Israel shall accept. As a basis, Israel will consider the average of the total numbers submitted by the different third countries to the International Commission.

iv. Option v shall be in accordance with the sovereign discretion of present host countries. Where exercised this shall be in the context of prompt and extensive development and rehabilitation programs for the refugee communities.

Priority in all the above shall be accorded to the Palestinian refugee population in Lebanon.

5. Free and Informed Choice

The process by which Palestinian refugees shall express their PPR choice shall be on the basis of a free and informed decision. The Parties themselves are committed and will encourage third parties to facilitate the refugees’ free choice in expressing their preferences, and to countering any attempts at interference or organized pressure on the process of choice. This will not prejudice the recognition of Palestine as the realization of Palestinian self-determination and statehood.

6. End of Refugee Status

Palestinian refugee status shall be terminated upon the realization of an individual refugee’s permanent place of residence (PPR) as determined by the International Commission.

7. End of Claims

This agreement provides for the permanent and complete resolution of the Palestinian refugee problem. No claims may be raised except for those related to the implementation of this agreement ".

Selon Hussein Hejazi, le conseiller médiatique du ministère palestinien des Affaires étrangères, cet article aurait été intentionnellement formulé dans un langage ambigu, « afin que les deux côtés puissent gagner le soutien de leurs peuples respectifs ». Bien plus, il ajoute dans un article du quotidien Al-Ayyam, de l’Autorité palestinienne : « La formulation ambiguë de [l’initiative de] Genève autorise la partie palestinienne à affirmer que le droit de retour est reconnu par le document tout en permettant aux détracteurs du document [côté israélien] de s’entendre avec la partie palestinienne sur le fait qu’Israël aurait accepté le droit de retour. Toutefois, cette ambiguïté permet à Yossi Beilin d’affirmer qu’il n’y a plus d’obstacle au droit de retour et qu’il s’agit d’une victoire pour Israël (...). »

En langage palestinien, cela signifie d’ailleurs clairement, comme Yasser Abed Rabbo l’avait déjà fait savoir par tam-tam interposé, qu’aucun accord ne tiendra la route tant que le peuple palestinien ne l’aura pas entériné. Or, par « peuple palestinien », il entend tous les Palestiniens, y compris ceux de la diaspora.

Il n’est donc pas besoin d’accuser la partie israélienne d’exploiter l’ambiguïté de l’article 7 à des fins politiques.

Au demeurant, elle ne le fait pas. Beilin est, en effet, trop heureux de créer une situation qui lui permettra d’effacer les échecs qui lui collent à la peau.

Quant aux Amis de Shalom Akhchav (ils écrivent Archav, ce qui ne veut strictement rien dire ! Ndlr.), qui soutiennent pêle-mêle les initiatives Ayalon-Nusseibeh et l’Accord de Genève, sans noter l’essentielle différence qui les oppose et qui concerne le droit au retour, ils sont eux aussi loin, très loin, d’exploiter cet article à des fins politiques, car trop contents de trouver là une cause qui leur permet de continuer d’exister.

Qu’ils prennent garde, cependant ! Cet accord n’a, en effet, d’autre but que de créer de nouvelles conditions pour que surgisse une opinion internationale qui permettra aux Palestiniens de remuer le couteau dans la plaie, le moment venu, au point d’obtenir une condamnation définitive d’Israël.

En effet, à supposer que cet Accord fût un jour signé, comme Israël ne pourrait suspendre son autodétermination au bon vouloir de la diaspora palestinienne, une nouvelle rupture surviendrait de son fait que les Palestiniens n’auraient pas de mal à présenter comme le dénigrement ethnique par Israël d’un peuple qui a le droit, dans son entièreté, de ré-habiter sa terre.

Et ce ne sont pas les ONG palestiniennes qui viennent de refuser de signer un document par lequel elles s’interdiraient de donner des fonds aux organisations terroristes (Khaled Abu Toameh, The Jerusalem Post, January 4, 2004) qui s’y opposeraient….

Alors, le dénigrement actuel d’Israël ne serait rien à côté de celui qui ainsi surviendrait. Le spasme antisémite reprendrait de plus belle. Et l’Intifada pourrait bien redoubler de violence que pas une de ces chancelleries qui auraient signé cet Accord n’appellerait à ce qu’un terme y fût mis.

Et à nouveau se profilerait le spectre védrinien de la force d’intervention armée internationale destinée à compléter le droit des Palestiniens à combattre les Israéliens par le suicide par le devoir d’Israël de se suicider en tant qu’Etat juif.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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