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Les réfugiés contre une solution à deux Etats

par Khaled Abou Toameh | Jerusalem Post édition française

lundi 8 octobre 2007
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Les représentants des réfugiés palestiniens ont enjoint ce week-end le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à ne pas renoncer à leur « droit au retour » en acceptant une solution à deux Etats lors de la conférence de paix prévue en novembre prochain sous l’égide des Etats-Unis.

Cet avertissement fait suite aux propos de l’ancien Premier ministre palestinien Ahmed Qurei (Abu Ala), qui a déclaré que les Palestiniens n’accepteraient pas d’Etat ne comprenant pas Jérusalem et la bande de Gaza.

Qurei a affirmé que les Palestiniens boycotteraient la conférence si un accord n’était pas conclu avec Israël avant la rencontre sur toutes les questions « fondamentales » : le statut de Jérusalem, les frontières du futur Etat palestinien et le problème des réfugiés.

De son côté, le Premier ministre Ehoud Olmert, devrait faire référence au processus diplomatique lors de la réunion hebdomadaire du cabinet ce dimanche.

Samedi, Abbas a déclaré que les équipes de négociation israélo-palestiniennes se rencontreraient lundi 8 octobre pour la première fois afin de travailler à une déclaration commune en vue de la conférence de paix d’Annapolis.

Dans une lettre à Abbas, Salman Abou Sitta, porte-parole des réfugiés palestiniens, a écrit : « Nous sommes conscients de la pression à laquelle vous faites face pour abandonner la position palestinienne et adopter la vision d’Israël. Mais ce qui a attiré notre attention plus qu’autre chose est la tentative d’Israël de redéfinir l’idée de la solution à deux Etats. Israël veut maintenant la reconnaissance mutuelle - Israël comme foyer national des Juifs et, sur ce qui reste de la terre, la Palestine comme patrie nationale des Palestiniens. »

Abou Sitta a qualifié la formule israélienne d’« extrêmement dangereuse », affirmant qu’elle devait être rejetée par tous les Arabes. Selon lui, accepter cette formule reviendrait à abandonner le droit arabe sur la Palestine et à accepter les droits historiques et bibliques des Juifs sur la terre.

D’autre part, selon Abou Sitta, la position israélienne supprime le droit au retour des Palestiniens à deux niveaux : la reconnaissance de ce droit et sa mise en oeuvre. Il a ajouté qu’il était inconcevable que les Palestiniens abandonnent le droit au retour après des décennies de lutte.

Les représentants des réfugiés palestiniens en Jordanie, en Syrie et au Liban ont également enjoint Abbas à ne pas abandonner le droit au retour. Dans des lettres à Abbas, ils ont critiqué sa promesse d’organiser un référendum sur tout accord conclu avec Israël. « Depuis quand nos droits sont-ils un sujet de débat ? » ont-ils demandé, ajoutant qu’un tel référendum serait vide de sens parce qu’il serait organisé seulement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Qurei a récemment été nommé à la tête de l’équipe palestinienne chargée de négocier avec Israël. Dans une série d’entretiens avec des journaux arabes au cours du week-end, il a déclaré que les Palestiniens espéraient conclure un accord avec Israël d’ici cinq à six mois. « Il doit y avoir un calendrier clair sur le début et la fin des négociations », a déclaré Qurei. « Autrement, la question restera ouverte pour toujours. Nous pouvons conclure un accord rapidement à condition qu’il y ait une intention sérieuse [de la part d’Israël]. »

Qurei a ajouté que le document que lui et ses collègues espéraient mettre au point avec leurs homologues israéliens avant la conférence devait servir de base à des négociations futures sur un règlement final. « Ce qui est important est le contenu du document », a-t-il dit. « S’il s’agit d’un document peu clair, alors nous n’en avons pas besoin. »

Selon Qurei, le document doit inclure l’engagement israélien de retourner aux frontières pré-1967. Cependant, il n’a pas exclu la possibilité que les Palestiniens acceptent des « amendements de frontière limités ».

Interrogé sur la façon dont les Palestiniens réagiront si un accord sur les questions fondamentales n’est pas conclu dans les prochaines semaines, il a déclaré : « Ce ne sera pas une bonne situation. Nous serons forcés d’examiner d’autres options - y compris notre présence ou non à la conférence. »

Le cabinet du Premier ministre a refusé de commenter les déclarations de Qurei.

Au sujet des réfugiés, Rami Khouri, célèbre chroniqueur palestino-jordanien, a écrit dans le quotidien libanais en langue anglaise Daily Star : « La question la plus difficile à résoudre est celle du statut et des droits des réfugiés palestiniens, qui sont maintenant 4,5 millions à l’extérieur de la Palestine (ils étaient 750 000 lorsqu’ils sont devenus des réfugiés en 1948). Toutes les autres questions litigieuses - la terre, la souveraineté, la reconnaissance, les implantations, l’eau, la sécurité, Jérusalem - semblent pouvoir être résolues, étant donné les années de négociations qui ont eu lieu entre les partis concernées. La question des réfugiés, cependant, reste aussi difficile qu’existentielle pour les deux côtés. »

Herb Keinon a contribué à la rédaction de cet article.


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