Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël
Personnalisé
Inscription gratuite à la Newsletter - cliquer ici
-
Accueil > La revue des infos > Rencontre inter-libanaise Confrence de presse du ministre des affaires trangres, M.

Rencontre inter-libanaise Confrence de presse du ministre des affaires trangres, M. Bernard Kouchner

(La Celle Saint-Cloud, 15 juillet 2007)

mardi 17 juillet 2007
- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -


Partager  | Autres liens

Mesdames et Messieurs,
Vous savez qu’ l’invitation de la France, trente et une personnalits libanaises dont cinq de la socit civile, ce qui est une grande premire, et les reprsentants des quatorze partis libanais qui furent les parties prenantes du dialogue national se sont runis la Celle Saint-Cloud pour deux jours de travail.

La situation dans ce pays qui nous est cher, qui m’est cher, qui est cher à la France, est une situation de crise une fois de plus, et nous avons trouvé raisonnable et utile de demander à nos amis libanais de venir dialoguer à l’invitation de la France. L’invitation était française. Le dialogue fut libanais.

Des situations de crise, nous en connaissons et nous avons toujours déploré dans ce pays que les dialogues se fassent toujours après les guerres, après les souffrances, après les difficultés. La France est l’amie de toutes les communautés libanaises. Il fallait donc que soient représentées toutes les communautés, ce qui fut fait.

Comment vous dire l’ambiance ? Elle était plutôt tendue le premier jour parfois et puis elle est devenue plus sereine, pour être, je vous le dis et je pèse mes mots, amicale, et je pèse encore ce mot, fraternelle. Il y a eu des avancés importantes dans le dialogue entre les représentants des communautés libanaises, je n’étais qu’un facilitateur. Il y avait, à mes côtés, notre excellent ambassadeur de France au Liban, Bernard Emié, un autre ambassadeur, Jean-Claude Cousseran, qui parcourt la région et tous les collaborateurs, diplomates, agents du Quai d’Orsay qui s’intéressent à cette région du monde. Je dois remercier aussi, bien sûr, les forces de police et tous ceux qui ont permis que cette rencontre de la Celle Saint-Cloud se déroule dans de bonnes conditions.

Il n’y a pas de document final. Il n’y en aura pas. Il n’en était pas question. La rencontre devait être informelle, elle l’a été. Je crois qu’elle était utile et elle va se poursuivre.

Que va-t-il se passer ? Sur quoi avons-nous débouché ? Encore une fois, nous ne recherchions rien d’autre que de mettre en contact des représentants des partis libanais qui auraient pu se parler à Beyrouth. Mais il se trouve qu’ils ne se parlaient plus. Ceux qui se rendent compte du risque que représente cette crise politique, étaient là avec nous et ils ont réaffirmé leur attachement au plein respect des fondements de l’Etat libanais, à la souveraineté, à l’indépendance du Liban ainsi qu’au rejet de toute tutelle extérieure. Ils ont approuvé bien entendu et réaffirmé leur attachement à la Constitution libanaise, au Pacte national de 1943 et aux Accords de Taëf, ainsi qu’à l’armée à laquelle ils ont manifesté leur soutien total, en particulier dans la période actuelle.

Ils se sont engagés à mettre pleinement en œuvre les acquis du dialogue social dans la période qui vient, ainsi que les accords à venir. Les participants ont marqué solennellement leur accord de ne pas recourir à la violence à des fins politiques ainsi que leur attachement au règlement pacifique des différends. Ils ont souligné la nécessité de contacts permanents, d’un dispositif d’alerte, de concertation avec nous et avec d’autres. Ils ont convenu de faire preuve, et nous allons continuer à leurs côtés, de retenue dans l’expression médiatique et de parvenir à l’élaboration d’un code d’honneur sur l’utilisation des médias. Comme le reste, c’est à eux de le faire, ce n’est pas à nous. Ils ont souligné la nécessité de ne pas bloquer le processus institutionnel et le dialogue sur l’élection présidentielle et sur la formation d’un gouvernement d’union national représentatif des principales composantes du Liban.

La question des garanties réciproques pour respecter ces deux objectifs a été abordée. Ce qui est important, c’est que ce dialogue entre les parties libanaises se poursuive et il se poursuit dès maintenant. Notre ambassadeur, Bernard Emié, sera au Liban mardi, Jean-Claude Cousseran mercredi. Ils continueront d’être à la disposition de nos amis libanais. Je me rendrai à nouveau à Beyrouth, le 28 juillet, pour constater, je l’espère, les progrès d’un dialogue amorcé ici, sur le territoire français, à la Celle Saint-Cloud.

C’est vous dire, avec mesure, car je sais que rien n’est définitif dans ce pays, notre satisfaction d’avoir pu contribuer à l’expression naturelle d’un dialogue entre les communautés libanaises entamé, renouvelé, relancé à la Celle Saint-Cloud. Ce dialogue se poursuit entre les Libanais sur le territoire libanais et je me tiens naturellement à leur disposition.

Notre rendez-vous est pris le 28 juillet. A moins de surprise, ils peuvent me demander de venir avant. J’ajoute que le représentant de la Ligue arabe était avec nous et que tout cela se fait en pleine clarté.

Mesdames et Messieurs, je suis heureux que cela ait eu lieu. Je suis heureux pour tous les Libanais, pour toutes les communautés libanaises et je suis heureux pour le Liban avec lequel la France entretient des rapports historiques que vous connaissez et des rapports sentimentaux très particuliers.

Q - Monsieur le Ministre, jusqu’à quel point, d’après vous, cette réunion a réussi à briser la glace entre les parties ? Y aura-t-il coordination avec le secrétaire de la Ligue arabe dans les prochains jours ?

R - Oui, il y aura une coordination mise en place par les Libanais, pas par moi mais c’est normal. Nous sommes en rapport avec la Ligue arabe constamment. Un représentant était là.

Je crois pouvoir répondre que votre expression est la bonne. Alors qu’il faisait froid en France, les Libanais sont venus, le soleil était là et il a brisé la glace. Oui, je crois qu’ils ont brisé la glace mais c’est très prétentieux de la part d’un Français de dire que la glace a été brisée entre les Libanais. Je connais les hauts et les bas, les aléas, les difficultés, mais je crois véritablement que les gens se sont parlé et qu’ils étaient très heureux de se parler.

Q - Avez-vous prévu un dispositif ou un « desk » pour le suivi ? Si oui, est-ce que ce sont les Libanais qui s’en chargent ? Quelle est la personne ou quel est l’organisme auprès duquel on pourra constater les avancées ou d’éventuelles stagnations ?

R - Nous avons prévu un dispositif de notre côté. Notre ambassadeur et M. Cousseran seront là-bas et je serai avec eux en contact permanent. De leur côté, les Libanais ont décidé de poursuivre, c’est à eux qu’il appartient de donner suite, car nous nous méfions de toutes les formes administratives de soutien au débat. Il y avait là une spontanéité formidable. Il leur appartient de vous dire s’il y aura un secrétariat. Ces représentants du Liban étaient à dessein non pas les numéros un mais des gens importants dans chacun de leur parti. Ils vont rendre compte à leurs amis de la façon dont la rencontre de la Celle Saint-Cloud s’est déroulée et ensemble ils décideront du prochain contact qui, à mon avis, sera assez rapide. Mais c’est à eux de vous dire s’il y aura un suivi.

Q - Vous avez parlé des parties libanaises, de toutes les communautés libanaises, mais M. Cousseran s’est rendu aussi à Téhéran. Qu’y aura-t-il au niveau de la Syrie ? Y aura-t-il des contacts avec la Syrie surtout qu’il y a des influences syriennes au Liban qui y seront toujours ?

R - Vous avez raison, il y a des influences, c’est le moins que l’on puisse dire. Jean-Claude Cousseran, à ma demande, et avec l’accord du président de la République, est chargé des contacts dont vous parlez. Il s’est rendu à Téhéran, nous verrons bien s’il doit se rendre en Syrie.

Lorsqu’on est face à une crise, il faut parler à tous les protagonistes. C’est ce que nous ferons, dans la mesure où cela servira la paix, l’indépendance et la souveraineté du Liban. Nous ne parlons que du Liban pour le moment. Ce fut un des thèmes de discussion. Nous n’avons pas véritablement tenu, au sujet des influences extérieures, de discours précis lors de cette rencontre. Tout cela a été évoqué très librement au cours de toutes les prises de parole.

Q - On sait que la situation au Moyen-Orient et notamment au Liban précisément est liée à la situation en Palestine. Tant que l’on n’a pas réglé le problème palestinien, les problèmes se posent évidemment. Est-ce que vous pouvez imaginer une rencontre au niveau palestinien comme cette rencontre inter-libanaise afin que les Palestiniens dialoguent entre eux ?

R - Vous avez raison, tout est lié au Moyen-Orient. La situation des Palestiniens doit être au plus vite facilitée, réglée et cela fait vraiment beaucoup trop longtemps qu’on le dit.

Ne mélangeons pas tous les problèmes. La situation des Palestiniens, ceux qui sont enfermés dans Gaza, le président de la République a eu l’occasion de le dire, je l’ai dit moi-même lorsque nous avons reçu M. Abou Mazen, n’est pas tolérable. Mais la représentation du peuple palestinien appartient à l’Autorité palestinienne, et c’est à M. Abou Mazen et à l’actuel gouvernement de M. Salam Fayyad que nous parlons. Je ne veux pas esquiver votre question. Si c’était utile, nous tenterions de le faire, ce n’est pas possible pour le moment, hélas.

Q - J’aimerais entendre votre évaluation, si vous permettez, du rôle de l’Iran et de la Syrie sur ce qui se passe au Liban et si vous voyez une distinction entre le rôle des deux. Est-ce que vous voyez une différence entre ce que fait l’Iran et ce que fait la Syrie ? Comment voyez-vous l’avenir ? Est-ce que vous pensez qu’un dialogue pourrait avoir lieu avec les principaux acteurs sur la scène libanaise sous égide française, saoudienne et peut-être iranienne ?

R - C’est un peu différent. Ne mélangeons pas trop les choses. Je suis heureux que vous citiez d’autres égides parce la France n’a pas la prétention d’être la seule à pouvoir faciliter tout cela, au contraire.

N’attendez pas de moi de faire le jeu des influences réciproques et, comment dirais-je, des mauvaises et des bonnes influences. Ce n’est pas mon propos aujourd’hui, je me réjouis simplement, sans ignorer ces différentes influences, que nous ayons tenté de fournir aux Libanais un cadre au dialogue libanais qui, je l’espère, se poursuivra au Liban directement.

Vous savez, on compte ses amis dans les périodes difficiles. La période étant difficile, j’espère que tous les Libanais nous comptent parmi leurs amis.

Q - Vous disiez tout à l’heure que les « 14 » ont manifesté leur attachement au rejet de toute tutelle extérieure, est-ce que cela veut dire que le Hezbollah, qui fait partie intégrante aujourd’hui de la société libanaise, serait prêt à jeter l’interventionnisme de l’Iran et de la Syrie ?

R - J’ai dit qu’ensemble ils avaient rejeté la violence comme moyen politique, qu’ils avaient refusé les influences extérieures et qu’ils parlaient en leur nom, au nom des organisations libanaises. Voilà ce que je peux vous dire.

Q - Avez-vous évoqué la question des otages israéliens ?
R - Oui, j'ai évoqué la question des deux soldats israéliens comme je l'avais promis, avec les représentants du Hezbollah. J'ai reçu l'assurance que les négociations continuaient, qu'elles étaient, à des détails près, en bonne voie, en particulier avec l'Organisation des Nations unies. J'ai offert la possibilité d'être utile là aussi. Je pense que nous continuerons à être au courant. Comme je l'avais promis, j'ai abordé ce sujet.

Q - A quel point a-t-on avancé sur le sujet des élections présidentielles au Liban ?

R - On en a parlé comme on a évoqué les problèmes du gouvernement et la nécessité d’un gouvernement d’union nationale. C’est à nos amis libanais qui vont poursuivre ce dialogue entre eux de vous dire jusqu’où les progrès ont été permis par cette rencontre de la Celle Saint-Cloud.

Mais je vous assure que nous en avons beaucoup parlé, très ouvertement et avec beaucoup de sincérité. Ce sont des hommes politiques, et la sincérité des hommes politiques est toujours sujette à caution. Mais sur cette question précise de l’élection présidentielle, la discussion a été extrêmement utile. Vous serez tenus au courant, très rapidement.

Q - Avez-vous reçu des informations concernant ces deux soldats israéliens ? Sont-ils encore en vie ?

R - J’ai quelques informations sur les négociations sur leur sort. Ces négociations étaient subordonnées aux négociations menées par les Nations unies. Ils ont également parlé bien sûr des 11.000 prisonniers palestiniens en Israël.

Q - Mais pouvez-vous nous confirmer, d’après les discussions, que vous pouvez en conclure que les deux prisonniers israéliens sont encore en vie ?

R - C’est ce que j’ai compris.

Q - Vous avez évoqué qu’il y avait des garanties concernant l’élection présidentielle et le gouvernement d’union nationale ? Quels genres de garanties ?

R - Non. J’ai dit, à propos du débat sur l’élection présidentielle et du débat sur la constitution d’un gouvernement d’unité nationale, que le problème des garanties a été abordé dans le respect et la franchise des positions de chacun.

Je vous ai dit aussi que vous saurez bientôt à partir du territoire libanais, ce qu’il en est du développement de ces garanties. Je ne suis pas chargé d’être le porte-parole du peuple libanais.

Si j’avais des précisions qui avaient fait l’objet d’un consensus, je vous les donnerais. Ce qui a été quelque chose de nécessaire mais en même temps d’inattendu, c’est la façon dont tous les groupes libanais se sont parlés.

Nous ne sommes pas les seuls. Il y a d’autres instances. Il faut citer les Etats-Unis d’Amérique, l’Arabie saoudite et tous les partenaires de ce nécessaire dialogue. La France, aujourd’hui, a fait son travail avec beaucoup de plaisir.

Q - Vous serez en mission à Beyrouth le 28 pour deux jours. Quel message allez-vous apporter au Liban ? Est-ce que vous avez déjà un plan, une initiative ? Est-ce que vous allez parler aux chefs de premier rang ? Est-ce que vous avez un délai ? Qu’est-ce qui va vous permettre de dire que vous avez réussi ou vous avez échoué ?

R - Je ne dirai ni l’un ni l’autre. Pour le moment, je n’ai pas échoué. Je ne vous ai pas dit que j’avais réussi. Réussi quoi ? Dire que l’on a réussi est extrêmement fragile. Je n’ai rien réussi. J’ai fait mon devoir, le devoir de la France par rapport au Liban. Je suis satisfait de la façon dont ces deux journées de travail se sont déroulées, dans une période difficile où l’on sentait les gens à la fois en appétit et souvent à fleur de peau. Je pense que ce travail à été utile.

Ce serait trop arrogant de ma part de dire que j’ai un plan. Si vous me demandez si j’étais responsable de tout cela, oui j’aurai un petit plan. Mais je ne suis pas responsable, les Libanais le sont. Il a été très clair au cours de cette journée, je vous le dis, avec la franchise que l’on se doit entre amis, que c’était leur affaire. Nous étions là et à leur demande, nous serons toujours là. Ce ne pourra pas être fait en quinze jours mais nous avons devant nous l’échéance de septembre à novembre. Malgré les divergences et les interprétations différentes, il y avait quelque chose de certain, c’est l’urgence. Nous n’allons pas tout remettre en question avant la période de septembre à novembre pendant laquelle le président de la République doit être élu.

Il y a quand même une urgence. Il ne faut pas plaisanter avec cela. L’étincelle n’est pas loin de la poudre. On sait ce que la poudre fait au Liban. Je l’ai rappelé et nous connaissons tous les endroits où les Libanais ont souffert, du sud au nord, de l’est à l’ouest dans toutes les communautés. J’y étais et je m’en souviens. Et je ne voudrais pas que les enfants des personnes qui étaient là en souffrent à nouveau. Les participants le savaient très bien et je crois que c’est un discours qu’ils approuvaient malgré l’immensité des problèmes. Rien n’est pire que la guerre. Tout doit être fait pour éviter une nouvelle crise dont nous ne sommes pas loin. Parce qu’au Liban, quand les choses se tendent entre les communautés, sous des prétextes justes ou injustes, minces ou très importants, très vite l’affrontement commence. Le danger est grand.

Et lorsque j’ai évoqué le soutien de tous à l’armée libanaise, je n’ai pas dit cela au hasard. L’armée libanaise est une des institutions qui compte et qui continue à tenir le Liban, en ce moment même dans les combats au nord. Tout le monde l’a affirmé. Il y a un socle pour rebâtir cette unité. Si on pouvait la faire revivre avant la guerre et non après, ce serait bien.

Q - C’est la première fois que la société civile est présente à une table de dialogue. Je voudrais juste savoir quel a pu être son rôle et quel a été l’impact de sa présence ?

R - Merci. D’abord, c’était la première fois que la société civile, pas seulement au Liban d’ailleurs mais au Moyen-Orient, était là, non seulement là pour donner un avis mais pour participer à un débat. Et je vous assure que ce rôle a été décisif.

Ceux qui n’ont pas de voix au dialogue politique se sont exprimés, ce qui était très important. Ils étaient là. Ils sont intervenus, on leur a donné la parole très souvent pour qu’ils expriment leurs opinions sur ce qu’ils avaient entendu des groupes politiques. Ils ont été d’une sagesse dans leur diversité et d’une inventivité formidable. Pardon de vous avoir dit qu’il n’y aurait pas de secrétariat. Les représentants de la société civile justement ne demandent qu’à jouer un rôle dans cette poursuite du dialogue. Ils ont été indispensables.

Q - En Irak, il y a eu la guerre car il n’y avait pas de société civile. Le Liban échappera-t-il à la guerre grâce à sa société civile ?

R - Il y avait d’autres raisons pour que cela ne marche pas en Irak mais je ne vais parler de l’Irak maintenant. Bernard Emié, notre ambassadeur, a transmis les invitations à la société civile libanaise. C’est une décision française dont personne ne s’est plaint, même pas les professionnels de la politique. Cela compte beaucoup et pour cela je vous remercie d’avoir posé cette question.

Q - Nous avons encore un mois et demi pour élire un président. Pensez-vous que ce sera une période suffisante ?

R - Je pense que cela joue un rôle positif d’avoir entendu de cette façon les uns et les autres. Cela ne veut pas dire que tous les problèmes sont réglés. Pas du tout. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de différences et, vous en témoignez, il y a des différences. Mais si vous me demandez une date et une recette, je n’en ai pas.

Q - Il y avait une discussion ouverte sur cette histoire. Ont-ils évoqué des noms de candidats ?

R - Pas du tout. Nous n’en n’étions pas là et nous avons d’ailleurs refusé ce jeu. Nous l’avons refusé pour l’élection présidentielle comme nous avons refusé un gouvernement d’union nationale où il y aurait eu une distribution de portefeuille. Tous les participants ont été assez sages pour ne pas aborder ce problème. Nous voulions leur donner, à l’occasion d’une invitation qui était normale et naturelle - il n’est pas exceptionnel que la France parle à ses amis libanais - l’opportunité de parler ensemble. Depuis de longs mois, la crise se creusait et ils n’avaient pas eu l’opportunité de le faire. La France soutient un dialogue et des possibilités démocratiques. N’oublions pas que le Liban est l’un des seuls pays démocratiques de la région./.


Soumettez vos réactions - Imprimer la page - {id_article}

Chaque matin recevez la Newsletter de Des Infos.com
Cliquez pour vous inscrire gratuitement

Inscription  gratuite à la Newsletter de



Informations , services  et publicité sélectionnés gratuitement par Desinfos.com











IDC

 





Docteurinfo.com la santé par la connaissance


Avis d'utilisation |     | Accueil | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Contact | Mentions légales | Espace privé |     | SPIP | squelette