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Tentative d’assassinat du directeur de quotidiens koweïtiens : la Syrie serait impliquée

MEMRI

mercredi 24 décembre 2003
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Le 12 décembre 2003, des lettres piégées en provenance du Liban, à l’attention d’ Ahmed Al-Jarallah , (1) directeur des quotidiens koweïtiens Al-Siyassa et Arab Times , ont explosé dans le bureau de ce dernier, blessant son assistant. Al-Jarallah avait un peu plus tôt publié des éditoriaux critiquant vivement le gouvernement syrien, et accusant notamment les services secrets syriens d’être à l’origine des attentats perpétrés contre les forces américaines en Irak (MEMRI a publié plusieurs articles d’Al-Jarallah ces dernières semaines). (2) Voici un bref compte rendu de l’attentat ayant visé Al-Jarallah, suivi de sa réaction, et de quelques extraits de ses derniers éditoriaux :

L’attentat

Arab Times rapporte les affirmations d’Al-Jarallah selon lesquelles la lettre piégée lui a été envoyée « en réaction à ses écrits contre les terroristes et les extrémistes du monde arabe. » Al-Jarallah, qui avait, avant ce dernier attentat, échappé à trois autres tentatives de meurtre, a souligné que cette dernière tentative ne l’arrêterait pas dans sa tâche : « La lutte implacable menée contre le terrorisme et la corruption sur tous les fronts - local, régional et international - se poursuivra avec la même force, quel que soit le prix à payer pour la victoire. »

Arab Times publie en outre qu’Al-Jarallah « est connu pour ses éditoriaux concis et ses attaques caustiques contre ceux qui prennent l’islam en otage ’au nom de leurs objectifs égoïstes’ », et précise que les inscriptions sur le paquet indiquent que celui-ci arrivait de Beyrouth. Al-Jarallah souligne que « nous savons qui dirige le Liban. Malheureusement, ce ne sont pas les Libanais. » (3)

Le paquet adressé à Al-Jarallah provenait apparemment de Ghassan Charbel, directeur adjoint d’ Al-Hayat , journal panarabe édité à Londres qui dispose de bureaux à Beyrouth. Al-Jarallah a affirmé qu’il ne croyait pas que le véritable expéditeur soit Charbel : « Celui qui nous l’a envoyé a voulu nous faire croire qu’il venait de Charbel. » Charbel a déploré que son nom et celui d’Al-Hayat soient utilisées pour perpétrer « un tel acte. » (4)

Sulaiman Al-Jarallah, directeur adjoint de la gestion d’ Arab Times et d’ Al-Siyassa , a déclaré que ces journaux « resteront fidèles à leurs lecteurs et ne se laisseront pas impressionner par ces incidents. Nous ne cesserons pas de publier la vérité sur tous les sujets, ni de faire entendre les points de vue différents des nôtres. » Il a estimé que les idéaux de ces deux journaux étaient mal vus par « certaines personnes », assurant toutefois que de tels incidents arrivaient partout dans le monde. (5)

Le quotidien koweïtien Al-Qabas rapporte qu’à peine un jour après l’attentat du bureau d’Al-Jarallah, trois autres courriers piégés ont été découverts par le ministère koweïtien des Communications. L’un des messages était adressé à Nasser Al-Utaibi, journaliste du quotidien d’Al-Jarallah ; un autre paquet était adressé à D. Abdullah Al-Sheikh, du journal Al-Qabas ; un troisième au président de la Ligue de l’Ecrivain, M. Abdallah Khalaf. Tous ces colis avaient apparemment été envoyés du même endroit à Beyrouth que le courrier destiné à Al-Jarallah.

I. Sur la capture de Saddam : « Le diable d’Irak, l’une des créatures les plus meurtrières et les plus malfaisantes de l’histoire de l’humanité, se terrait comme un rat. »

Le 15 décembre, Al-Jarallah publiait un éditorial célébrant l’arrestation de Saddam Hussein :

" Le diable d’Irak, l’une des créatures les plus meurtrières et les plus malfaisantes de l’histoire de l’humanité, se terrait comme un rat dans la fosse souterraine où il fut capturé. La capture de Saddam a prouvé au monde que c’était un lâche attaché à la vie. Son pouvoir et son autorité reposaient sur l’envoi d’innocents au champ de bataille, afin qu’il puisse déclarer victoire - au nom de sacrifices pour la nation arabe et la Palestine -, debout sur les crânes des Irakiens tombés au combat.

Sa capture a prouvé au monde qu’il n’avait rien d’un homme vaillant. Il s’est rendu sans faire d’histoire ni opposer de résistance. S’il avait eu du courage, il se serait battu jusqu’au bout ou aurait appuyé sur la détente pour ne pas être capturé vivant, plutôt que de se rendre comme un lâche. Son arrestation marquera le début d’un nouveau chapitre pour les Irakiens (…) [chapitre qui aboutira à] l’établissement d’un nouvel Irak progressiste, démocratique et unifié pour tous les segments de la population.

La nouvelle de son arrestation a probablement représenté un choc pour les autres régimes malfaisants qui avancent dans les pas [de Saddam Hussein] et font les mêmes mauvais calculs politiques, interprétant à l’envers les événements internationaux, sans réaliser que la Guerre froide est terminée, que le communisme a été détrôné et l’Union soviétique désintégrée. Ces régimes massacrent leurs peuples, les enterrent dans des charniers, les emprisonnent dans des cachots, envahissent les pays voisins et pillent les biens d’autrui.

L’arrestation de Saddam Hussein est un choc pour les autres dictateurs qui ont probablement compris que leur tour ne saurait tarder. Nous avons vu d’heureux présentateurs diffuser des séquences montrant les détails de la capture de Saddam Hussein. Nous avons vu de quoi avait l’air Saddam au moment de sa capture, les cheveux en pagaille et la barbe négligée, et avec quelle humilité il s’est soumis aux examens médicaux.

Nous avons également vu les gens danser dans les rues de Bagdad pour exprimer leur joie à l’annonce de la capture de Saddam. Le fait est que les régimes dictatoriaux qui subsistent doivent y voir une leçon s’ils ne veulent pas connaître le même sort. Certaines organisations et certains individus se sont même enorgueillis de ces mouvements irakiens de résistance, s’attendant à un retour de Saddam, affirmant qu’il préparait secrètement une attaque mobilisant tous les moyens, mais toutes ces attentes semblent s’être réalisées à l’envers avec la capture de Saddam Hussein.

La fin de Saddam Hussein était imminente parce qu’il refusait d’entendre raison, qu’il sapait les idées des autres, croyant être le seul génie pourvu d’un esprit innovateur et créateur, ce qui a fini par le conduire à la fosse où on l’a trouvé. De même, les dirigeants des régimes qui ne suivent pas les conseils des autres, tout en exigeant que les autres acceptent leurs propres idées, qualifient ces autres de traîtres, de partisans du sionisme, d’impérialistes. Le plus étonnant est que ces régimes donnent naissance à des idées malfaisantes qui amènent le massacre et l’exécution d’innocents, à l’instar des agissements de Saddam, lesquels l’ont conduit à une fin peu glorieuse. " (7)

II. N’oubliez pas qu’elles [les forces de la coalition] ont localisé plusieurs charniers, champs d’exécution, murs maculés de sang humain (…) En faut-il plus pour prouver que cette guerre était à 100% légitime ?

Le 10 décembre, Al-Jarallah publiait un éditorial en réponse aux voix arabes qui s’étaient élevées contre la guerre en Irak :

" Certains essaient encore de qualifier d’illégitime la récente guerre de libération de l’Irak. Ils la décrivent comme une agression contre un pays arabe visant à faire tomber un ’régime populaire’. Ces personnes estiment encore que le président George W. Bush et le Premier ministre Tony Blair ont mené la guerre de libération de l’Irak, en prétextant les ADM (armes de destruction massive), prétendument en la possession de l’ancien régime irakien. Ils ne se fatiguent pas de rappeler l’échec des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, qui n’ont pas réussi à localiser quelque arme de destruction massive que ce soit en Irak, malgré l’éviction de Saddam et le contrôle de tout le pays. Ils utilisent cela pour prouver que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont des occupants en Irak.

Ils ont entamé une campagne terroriste contre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne au nom du patriotisme et de la résistance. Ils applaudissent à chaque fois que les forces de la coalition subissent des pertes. Ces personnes, qui adoptent une idéologie aussi ridicule, ont probablement oublié qu’ils font partie d’une toute petite minorité qui réclame le retour de Saddam Hussein dans le but de dépouiller les Irakiens de leur liberté nouvellement acquise et les ramener de force en prison.

Cela malgré le fait que Saddam lui-même ait reconnu avoir fait usage d’armes de destruction massive contre son propre peuple. Nous admettons que les forces de la coalition ont occupé l’Irak et oui, qu’il leur reste encore à trouver des armes de destruction massive. Mais n’oubliez pas qu’elles ont déjà localisé bon nombre de charniers, de champs d’exécution, de murs maculés de sang humain, ainsi que des millions d’êtres humains n’ayant jamais goûté à la liberté ni au moindre droit. Ne s’agit-ils pas là de faits pires et plus dangereux encore que [l’existence d’] armes de destruction massive ? Que faut-il de plus à ces sceptiques pour comprendre que cette guerre a libéré les Irakiens, même si aucune ADM n’a encore été découverte ?

Peut-être ont-ils oublié les instructions de Saddam à « Ali le chimique », pour lui faire effacer la population de Halabja à l’aide d’armes chimiques, ainsi que son recours aux armes chimiques contre l’armée iranienne à Al-Faw. Ils ont également choisi d’oublier que Saddam était disposé à user d’ADM contre les forces de la coalition quand celles-ci ont lancé la guerre de libération de l’Irak. Quelle autre preuve leur faut-il ? Quand les forces de la coalition ont lancé la guerre, le monde entier a pris connaissance des innombrables crimes dont il s’était rendu coupable, qui sont bien pires que [l’existence] d’ADM. En faut-il plus pour prouver que cette guerre était légitime à 100% ? " (8)

III. Ne donnons pas aux fondamentalistes illettrés l’occasion de devenir des héros parmi les chiites et les sunnites

Le 7 décembre, Al-Jarallah publiait un éditorial critiquant les musulmans extrémistes :

" (…) Il est triste de constater que notre histoire regorge (…) de rebelles. A intervalles réguliers, un nouvel agitateur surgit pour créer la discorde au sein de la population. Aujourd’hui, leurs clones sont venus semer l’inquiétude parmi les musulmans.

Que ces gens sans scrupules soient sunnites ou chiites, nous devons nous souvenir d’une chose importante : ils ne représentent qu’eux-mêmes et ont, le plus souvent, un programme politique caché. Les gens ordinaires des deux courants doivent garder la tête froide et éviter de se lancer dans une ’guerre de déclarations’. De même que le Koweït sait régler différents problèmes liés à la sécurité et à la stabilité de la société, il est tout à fait en mesure d’éteindre le feu de la guerre. N’accordons pas aux fondamentalistes illettrés l’occasion de devenir des héros au sein de leurs propres groupes.

Malheureusement, il y a toujours des gens pour prêter l’oreille aux prophètes de malheur et croire en ce qu’ils disent. Est-il difficile pour le Koweït de faire taire un homme qui cherche à fissurer la société ? Est-il difficile de traiter avec un tel homme - comme avec tout autre citoyen soumis aux lois - avant que quelqu’un ne mette de l’huile sur le feu et ne fasse empirer les choses ? (…)

Se servir du pouvoir de la Loi est la seule façon de traiter avec ce genre d’extrémistes, qu’ils soient chiites ou sunnites. Ils ne représentent qu’eux-mêmes et doivent rendre compte de leurs agissements. " (9)

[1] <http://www.memri.org/bin/#_ednref1> Les dernières Dépêches Spéciales sur Ahmed Al-Jarallah incluent :

Dépêches Spéciales n° 626, 606, 620, consultables sur le site en français de MEMRI.

[3] <http://www.memri.org/bin/#_ednref3> Arab Times, le 4 décembre 2003.

[4] <http://www.memri.org/bin/#_ednref4> Arab Times, le 4 décembre 2003.

[5] <http://www.memri.org/bin/#_ednref5> Arab Times, le 4 décembre 2003.

[6] <http://www.memri.org/bin/#_ednref6> Al-Qabas, le 13 décembre 2003.

[7] <http://www.memri.org/bin/#_ednref7> Arab Times, le 15 décembre 2003.

[8] <http://www.memri.org/bin/#_ednref8> Arab Times, le 10 décembre 2003.

[9] <http://www.memri.org/bin/#_ednref9> Arab Times, le 7 décembre 2003.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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