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Un appel d’offres pour raliser un film officiel des crmonies marquant les 60 ans de l’Etat d’Isral, en Iyar 2008, a t remport’ par.....Eyal Sivan

mercredi 16 mai 2007
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Sivan a obtenu une subvention de 650.000 shekels pour raliser ce film qui devrait tre prsent pour la premire fois au Festival de Jrusalem, en 2008. Quelques lments de rflxion sur Eyal Sivan et le posdcast sonore (en bas de page) d’une mission rcente de France-Culure sur le film « Passeurs de rel » de Eyal Sivan, ne nous rendent pas optimiste sur ce « film officiel des crmonies marquant les 60 ans de l’Etat d’Isral » Voici le dossier ...

Revue de presse du CRIF

Eyal Sivan chargé de réaliser un film sur le 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël
30/04/07

- - Thème : Désinformation

Le quotidien Haaretz reprend les informations de la radio de l’armée israélienne selon lesquelles le réalisateur israélien Eyal Sivan, qui se définit lui-même comme un « antisioniste », a été chargé par la 8ème chaîne de télévision, le Fonds Rabinovitch et la cinémathèque de Jérusalem de réaliser un film à l’occasion du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël. Il a à cette fin reçu une subvention de 600.000 shekels payée par les contribuables israéliens.

Haaretz revient sur cette annonce commentée par la radio de l’armée et notamment, le passé cinématographique et la personnalité du réalisateur du film « Le spécialiste », consacré à Adolph Eichmann.

Selon cette radio, Sivan aurait alors utilisé les images du procès d’Eichmann pour défendre la thèse selon laquelle l’architecte de la Solution finale n’aurait été qu’un simple bureaucrate nazi et que ses victimes auraient pu d’avantage résister à leur mise à mort.

En 2001, dans une interview au journal Le Monde, poursuit Haaretz, Sivan avait qualifié la partition de l’ONU de 1947 qui a abouti à l’indépendance du foyer juif en Palestine, « d’erreur historique », ajoutant dans le même article que la montée de l’antisémitisme en France était due pour une large part aux juifs français qui soutenaient Israël.

Le documentaire de Sivan, « Route 181, » avait été qualifié par le philosophe Alain Finkelkraut d’« incitation au meurtre » en raison des comparaisons qui y étaient faites entre le traitement des Palestiniens par le gouvernement israélien et celui des Juifs pendant la Shoah. Les poursuites engagées par Sivan contre Finkielkraut sont examinées en appel.

Enfin, pendant la seconde guerre du Liban de l’été dernier, Sivan a rejoint un groupe de réalisateurs israéliens pour signer une pétition dans laquelle on pouvait lire « Nous, signataires, sommes absolument contre la brutalité et la cruauté que l’Etat d’Israël a montrées de ces dernières semaines ».


BHL soutient Finkielkraut, accusé de diffamation (par Sivan)
NOUVELOBS.COM | 16.02.2007 | 19:11

Le philosophe est jugé en appel pour avoir assimilé le cinéaste israélien Eyal Sivan à l’un des acteurs de « l’antisémitisme juif » actuel.


A chaque fois que l'on croit que l'on a atteint le fond en matière d'instinct d'auto-destruction en Israël, on est obligés de se rendre à l'évidence qu'il y encore de nombreux créneaux pour ceux qui veulent scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis.

Imaginez Tommy Lapid chargé de préparer un documentaire sur ‘la contribution des Juifs orthodoxes à la société israélienne', ou le négationniste Robert Faurisson présentant un film pour Yom Hashoa.

C'est dans ce même ordre d'idées qu'un « appel d'offres » pour réaliser un film officiel des cérémonies marquant les 60 ans de l'Etat d'Israël, en Iyar 2008, a été ‘remporté' par.....Eyal Sivan, connu pour ses positions systématiquement très anti-israéliennes et antisionistes !! L'appel d'offres émanait à la fois de la chaîne Aroutz 8, de la Cinémathèque de Jérusalem, et du Fonds Rabinowitz, subventionné (comme par hasard) par le ministère de l'Education.

Eyal Sivan fait partie de ces réalisateurs, metteurs en scène, ou acteurs israéliens, tels qu'Amos Gitaï ou Assaf Dayan, par exemple, très aimés à l?tranger, parce ce qu'ils représentent là-bas les « bons israéliens », brossant des portraits vitriolés de la société israélienne, et n'hésitant pas à déverser leur fiel anti-israélien aux médias étrangers.

Eyal Sivan, qui vit en France, s'est souvent distingué par la virulence de ses propos à l'encontre d'Israël. Il avait également provoqué l'indignation des rescapés de la Shoa, en décrivant Adolphe Eichmann comme un « homme agréable », dans son film, « Le Spécialiste », consacré à son procès, et présenté au festival du Film de...Berlin. Une plainte avait même été déposée auprès du Conseiller juridique du gouvernement pour falsification des cassettes du procès.

Les interventions d'Eyal Sivan ne se comptent plus, et il épouse systématiquement les thèses des historiens israéliens post-sionistes, et des mouvements palestiniens ou pro-palestiniens. Il s'est exprimé en de termes très durs lors de la guerre du Liban : « Nous nous opposons de la manière la plus ferme à la brutalité et la cruauté de l'armée israélienne qui a atteint de nouveaux sommets ». Il a participé récemment de manière active à la « Semaine de l'Apartheid israélien » organisée à Londres, en compagnie de plusieurs universitaires israéliens.

Sivan a obtenu une subvention de 650.000 shekels pour réaliser ce film. La Cinémathèque de Jérusalem s'est toujours distinguée par ses prises de positions gauchisantes, et la ministre actuelle de l'Education, Youli Tamir, est une militante de « Shalom Akhshav ». Ceci expliquant sans doute cela !

Ce film sera présenté pour la première fois au Festival de Jérusalem, en 2008, et quelque chose me dit qu'il rencontrera un « intérêt certain » dans les festivals cinématographiques à l'étranger, avec probablement un prix à la clé...

On peut dire que ceux qui considèrent que la situation interne de la société est très grave, et qu'Israël marche mal actuellement, ne sont font eux, hélas, pas des films

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La dangereuse confusion des juifs de France

 

par Eyal Sivan

 

Le Monde 07.12.01 - Point de vue

 

http://www.lemonde.fr/rech_art/0,5987,253763,00.html

 

Texte aimablement communiqué par Hélène Lind

 

Disons-le sans détour, la question du sionisme est dépassée. Pourtant l'amalgame systématique entre antisionisme et antisémitisme est devenu la nouvelle arme d'intimidation des "amis d'Israël".

 

Les accusations d'antisémitisme lancées par les institutions juives de France à l'encontre des médias français, la violence passionnelle des réactions et l'opprobre jeté sur toute attitude critique à l'égard d'Israël témoignent de la confusion et de l'échauffement des esprits. Confondant non-sionisme et antisémitisme, ces réactions se multiplient depuis que la guerre coloniale en Palestine-Israël redouble de violence. Ainsi, les institutions juives de France font peser aujourd'hui un danger sur les juifs et le judaïsme, et plus particulièrement sur la cohabitation entre Français juifs et musulmans au sein de la République.

 

Que des juifs en France se sentent aujourd'hui concernés par le sort des Israéliens qui ont élu avec une large majorité un premier ministre d'extrême droite et sont aujourd'hui piégés dans une situation politique et identitaire à laquelle ils ne voient pas d'issue, c'est légitime. Mais que la communauté juive de France et son grand rabbin s'enferment dans un soutien inconditionnel à la situation coloniale et meurtrière qui prévaut depuis plus de cinquante ans en Israël-Palestine, c'est inacceptable.

 

On en est arrivé à confondre la signification mystique que revêt la terre d'Israël dans le judaïsme avec une revendication territoriale qui n'a plus rien à voir avec la sécurité. Israël est aujourd'hui le seul endroit du monde où les juifs sont menacés physiquement en tant que tels. Le CRIF déclare pourtant que les juifs de France, "inquiets de voir les jeunes musulmans transporter en France le conflit du Proche-Orient", sont prêts à envisager d'émigrer en Israël pour s'y réfugier.

 

Une minorité de juifs de France prend au sérieux la grande angoisse de la société juive israélienne face à l'évolution démographique favorable aux Arabes et émigre en Israël. Pour la plupart religieux intégristes, ils choisissent de s'installer dans les colonies de peuplement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Si la majorité des juifs de France (de loin la plus grande communauté d'Europe) restent attachés à une République qui leur permet de vivre leur judaïsme dans toutes les nuances qu'on lui connaît aujourd'hui, ils représentent pourtant, selon les propres termes de l'Agence juive, le "dernier réservoir" d'immigration vers Israël.

 

Dans les synagogues et les centres communautaires juifs, le drapeau israélien et la collecte d'argent au bénéfice d'Israël ont tendance à prendre la place des symboles religieux traditionnels. Les fonctionnaires de "l'office israélien de l'explication" [Hasbarah] et de l'ambassade d'Israël en France comme des officiers de l'armée israélienne accompagnent des dirigeants communautaires.

 

Quant à la sécurité des institutions juives, elle est assurée par les services d'ordre des mouvements de jeunesse sionistes, secondés et entraînés par des membres de la sûreté israélienne.

 

C'est ainsi que s'opère le déplacement du domaine politique vers le religieux. Identifiés comme des institutions de soutien à Israël, les synagogues et centres communautaires deviennent, dans cette confusion, des cibles d'attaques criminelles, qui, par ailleurs, doivent êtres punies en tant que telles.

 

Mais, en qualifiant d'antisémites les positions non sionistes et critiques portées à l'égard de la politique israélienne et, délégitimant un point de vue politique en le confondant avec un propos raciste, les institutions juives communautaires françaises jouent aux apprentis sorciers et deviennent elles-mêmes vecteurs de violence.

 

Pour les juifs pratiquants, le judaïsme n'est pas une question. Pour des juifs laïques, en revanche, tiraillés entre universalisme et crispation identitaire, le sionisme est devenu une religion de substitution. De ces juifsen mal d'identité, Yeshayahu Leibowitz, le philosophe israélien, religieux et sioniste, disait : "Pour la plupart des juifs qui se déclarent tels, le judaïsme n'est plus que le bout de chiffon bleu et blanc hissé en haut d'un mât et les actions militaires que l'armée accomplit en leur nom pour ce symbole. L'héroïsme au combat et la domination, voilà leur judaïsme."

 

Le génocide des juifs est identifié comme un holocauste et un terme biblique lui a été attaché, "Shoah". Ce transfert dans le registre du sacré arrache l'événement à sa gravité politique. La culture victimaire devient un pilier de l'identité juive laïque. Les autres, et en premier lieu les Palestiniens, sont sommés de prouver leur souffrance, car ils ne seraient que les victimes des victimes...

 

En 1990, pendant la première Intifada, le même Leibowitz constatait : "Riende plus confortable que de se définir par rapport à ce que les autres nous ont fait. Nous nous sentons ainsi dispensés de nous poserlaquestion“Quisommes-nous?”etde tout examen de conscience."

 

En votant à l'ONU en 1947 le partage de la Palestine qui attribuait environ 60% du territoire à la minorité juive et 40% à la majorité arabe, le monde occidental voyait là un moyen de se racheter après la catastrophe du génocide. A cela s'ajoutaient la mentalité coloniale de l'époque et son mépris à l'égard des populations indigènes. Le monde occidental semblait faire sienne l'idée sioniste selon laquelle les juifs sont partout en transit, à l'exception de ce bout de terre qu'ils revendiquaient et qui leur était désormais attribué. Les Arabes refusèrent ce partage inégal. Contrairement à ce qui est fréquemment affirmé, ils ne s'en tinrent pas à un simple rejet. Le représentant du Haut Comité arabe pour la Palestine avait proposé le projet d'un Etat binational. Et la communauté des nations est restée sourde à diverses propositions d'un plan pour un Etat fédéré.

 

Le territoire de la Palestine historique (Israël, territoires occupés et zones autonomes) comporte aujourd'hui environ 4 millions de Palestiniens et 5 millions de juifs. La question du droit au retour des réfugiés palestiniens expulsés en 1948 ajoute une complexité supplémentaire au dénouement du conflit. Comment faire accepter à un Palestinien né à Jaffa qu'il n'a pas le droit d'y revenir, alors qu'un juif né à Paris peut, lui, s'y installer? Dans cette logique, le partage de la terre et la séparation entre Israéliens et Palestiniens semble s'imposer. Mais, à moins d'envisager un nouveau transfert de populations, il semble impossible de dessiner des frontières vivables entre des communautés aussi imbriquées sur le terrain. Le partage est aussi illusoire que la croyance, pour "corriger" la donne démographique, en une grande vague d'immigration juive qui serait provoquée par la résurgence de l'antisémitisme en Occident.

 

Pourtant les apprentis sorciers continuent à jouer la carte de la panique en brandissant le spectre de l'antisémitisme. Ils montrent ainsi leur incapacité à sortir d'une vision manichéenne et archaïque des rapports de force.

 

Pour rompre le cercle vicieux de la haine et de la vengeance, il convient, au contraire, de faire appel à l'intervention des nations qui furent à l'origine de l'erreur historique de 1947. Il est temps d'en appeler à la raison et d'abandonner des conceptions nationalistes et théocratiques dont l'Histoire du XXe siècle a largement démontré les limites et le coût humain.

 

Seule une vision républicaine, démocratique et laïque persuadera les peuples israélien et palestinien qu'ils peuvent vivre - et pas seulement mourir - sur le même territoire.

 

S'ils souhaitent sincèrement favoriser une solution au conflit du Proche-Orient et voir leurs amis ou parents israéliens vivre enfin en paix, les Français juifs ont bel et bien un rôle à jouer. Premiers dans l'Histoire à bénéficier des bienfaits des principes républicains, pourquoi n'encouragent-ils pas les Israéliens à s'engager dans une voie similaire? Pourquoi ne s'appliquent-ils pas à développer en France des relations harmonieuses avec la communauté musulmane au lieu de l'accuser d'importer en France le conflit du Proche-Orient? Leur exemple serait une vraie contribution à la paix et servirait plus le judaïsme que le drapeau israélien.

?Eyal Sivan

 

Copyright E. Sivan et Le Monde

?Traduit de l'hébreu par Catherine Neuve-Eglise.

 

Eyal Sivan, cinéaste israélien, réside en France.


Trois réactions juives aux propos violemment antisionistes de Eyal Sivan, dans Le Monde

ww.chretiens-et-juifs.org/

Sous le titre « La dangereuse confusion des juifs de France », le journal Le Monde, publiait, dans son édition du 7 décembre 2001, la traduction francaise d’un article particulièrement sévère, d’Eyal Sivan, cinéaste israélien fixé en France, qui mettait en cause non seulement la légitimité de l’action et de l’existence de l’Etat d’Israël, mais accusait les Juifs français de participer sciemment à une entreprise de pressions pro-sionistes, par le biais, entre autres, d’une dramatisation excessives d’incidents antisémites, réputés isolés et sans gravité, et dont la responsabilité, affirmait Eyal, incombait surtout aux Juifs de France. La première phrase de son article donnait le ton : « Disons-le sans détour, la question du sionisme est dépassée. Pourtant l’amalgame systématique entre antisionisme et antisémitisme est devenu la nouvelle arme d’intimidation des ’amis d’Israël’ ».


Communiqué Michel Khleifi & Eyal Sivan
publié le vendredi 5 mars 2004

momento-distribution

Nous avons appris avec stupéfaction l¹annulation de la projection de notre film « Route 181, fragments d¹un voyage en Palestine-Israël » prévu le 14 mars dans le cadre du 26e Festival International de Film Documentaire qui se déroulera au centre Pompidou.
Cette décision scandaleuse a été prise en commun accord par le ministère de la Culture et de la Communication, le Centre Pompidou, et la BPI.

Le communiqué publié par ces institutions suggère que notre film est de nature à favoriser « la montée des propos et actes antisémites ou judéophobes en France. » Cette accusation infamante est le résultat d¹une campagne de pressions et d¹intimidation exercée sur le Centre Pompidou et la Bpi.

Nous sommes tout aussi concernés que nos détracteurs anonymes par les violences antijuives et les actes racistes en France.

Personne, face à ce phénomène, n¹a le monopole de l¹inquiétude, pas plus que celui de l¹attachement à la justice et à la paix, comme le montre notre travail cinématographique depuis plus de vingt ans.

Fondée sur des considérations aussi vagues que « la vive émotion » et le « malaise » de certains, auxquelles s¹ajoutent les « risques de troubles à l¹ordre public », cette décision honteuse est très grave.

Elle signe l’incapacité d¹une institution culturelle d¹Etat à assurer le bon déroulement de la projection d¹un film et du programme d¹un festival. Outre qu¹une telle mesure ne peut que renforcer des fantasmes odieux, il s¹agit là d¹un grand pas vers le rétablissement de la censure et d¹un encouragement aux extrémistes.

Céder aux pressions, se plier aux exigences sectaires n¹est pas de nature à apaiser les esprits ni à favoriser les conditions d¹un véritable débat. C¹est pourquoi nous demandons au ministère de la Culture, au centre Pompidou et à la BPI de revenir sur leur décision et d¹autoriser les organisateurs du Festival du Cinéma du Réel à rétablir la projection de notre film le 14 mars prochain.

Nous appelons tous ceux qui sont attachés au dialogue et au droit de se former soi-même un jugement à soutenir notre demande.

Michel KHLEIFI & Eyal SIVAN Réalisateurs

Paris, le 4/3/04


Passeurs de réel (2/5) - Eyal Sivan

 (Pour écouter cliquer)

Un documentaire de Joseph Confavreux et Philippe Rouy

Né à Haïfa, élevé à Jérusalem, installé à Paris depuis vingt ans, Eyal Sivan est un documentariste dont le travail cinématographique a parfois été pris dans de virulentes polémiques : celle avec Claude Lanzman après la sortie en 1999 du film « Un spécialiste » réalisé à partir des archives du procès Eichmann ; ou plus récemment celle qui a entouré la sortie de « Route 181, fragments d’un voyage en Palestine-Israël » qui a valu à Eyal Sivan une passe d’armes devant le tribunal avec le philosophe Alain Finkielkraut et des menaces de mort sous forme d’une balle envoyée à son domicile, accompagnée de ce mot : « La prochaine n’arrivera pas par la poste ».
Mettre entre parenthèse ces affrontements pour observer de plus près le travail du cinéaste ne vise pas alors à « euphémiser » un cinéma profondément politique, ni à nier le côté parfois provocateur du personnage, mais à ne pas faire oublier au moins deux choses ; d’une part, que le sale gosse du cinéma documentaire israélien est un de ses élèves les plus brillants. Eyal Sivan a en effet seulement vingt-trois ans, quand son premier film, « Aqabat-Jaber », sur un camp de réfugiés palestiniens, reçoit le Grand prix du Cinéma du Réel. Depuis, il enchaîne les tournages : « Izkor », « Les esclaves de la mémoire » sur le système éducatif israélien en 1991, « Israland », tourné pendant la première guerre du Golfe, « Itgaber, le triomphe sur soi », film d’entretien avec le philosophe Yeshayaou Leibovitz, en 1993, « Jérusalem(s), le syndrome borderline » en 1994 et jusqu’à « Route 181 » qu’il co-réalise avec le cinéaste palestinien Michel Khleifi ; ensuite, que si Israël et Palestine sont bien au centre des films d’Eyal Sivan, son cinéma, obsédé par les crimes de l’histoire, ne vise pas à établir une inutile concurrence des victimes, mais bien plutôt à braquer sa caméra sur les bourreaux. Quand Sivan s’éloigne du Proche-Orient, par exemple avec « Itsembatsemba, Rwanda, un Génocide plus tard », ou avec « Pour l’Amour du Peuple », film construit à partir des archives de la Stasi, ce qui anime son questionnement, ce sont toujours les différents régimes et registres de justification du crime.
Eyal Sivan est un cinéaste travaillé par l’histoire, le passé, et ses formes privilégiées d’apparition à l’image : le témoignage et les archives. En 1999 sort sur les écrans, « Un spécialiste, portrait d’un criminel moderne », deux heures choisies et retravaillées parmi trois cents cinquante heures d’enregistrement du procès d’Adolf Eichmann. Rony Brauman, ancien président de Médecins Sans Frontières et complice de Sivan en est le co-auteur.

Avec :
Eyal Sivan,
Rony Brauman
et Audrey Maurion.

Production : Joseph Confavreux
Réalisation : Philippe Rouy


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