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Imbroglio palestinien et luttes internes

mercredi 15 novembre 2006
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Les Brigades d’Al Aksa, faction armée liée au Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, ont menacé pour la première fois de tuer des dirigeants du Hamas, dont son chef en exil Khaled Mechaal.

Ces déclarations marquent une nouvelle escalade dans la lutte de pouvoir entre le Fatah et le Hamas, vainqueur des législatives de janvier, après deux jours d’affrontements entre partisans des deux mouvements, qui ont fait 12 morts et plus de 100 blessés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Dans un communiqué, les Brigades d’Al Aksa tiennent Khaled Mechaal, le ministre palestinien de l’Intérieur Saïd Seyam et un haut responsable de son ministère, Youssef al Zahar, pour responsables de ces morts. « Nous à Al Aksa annonçons, avec force et franchise, le verdict du peuple au sein de la patrie et dans la diaspora, d’exécuter les chefs de la sédition, Khaled Mechaal, Saïd Seyam et Youssef al Zahar et nous exécuterons ce verdict pour que ces gens atroces puissent servir d’exemple », peut-on lire. Mechaal vit en exil à Damas, Seyam et Zahar habitent dans la bande de Gaza.

Un député du mouvement intégriste, Mouchir al Masri, a jugé que les Brigades jetaient de l’huile sur le feu. Le Hamas, a-t-il répondu, « ne fera preuve d’aucune pitié » si l’un de ses dirigeants est la cible des « chefs de file d’un coup d’Etat intérieur ». Un porte-parole des brigades d’Al Aksa a décrit ce communiqué comme une « réponse naturelle » à l’ordre donné par Seyam à ses forces de prendre le contrôle des rues de Gaza dimanche face aux policiers en grève du Fatah réclamant le versement de salaires.
Il n’a pas voulu dire si cette déclaration reflétait le point de vue de l’ensemble du mouvement ou seulement de certaines factions. Pour Zahar, elle ne traduit que l’opinion d’une faction putschiste qui cherche à liquider la résistance islamique.

En visite en Arabie saoudite, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a appelé les Palestiniens à mettre fin aux violences et réaffirmé la nécessité politique pour eux de reconnaître les accords passés avec Israël et son droit à l’existence. Au Caire, la Ligue arabe a qualifié ces violences de « folie palestinienne » sans précédent et elle a invité les factions à déposer immédiatement les armes. « Laissons à Israël les assassinats, les attaques et les destructions parce que le peuple palestinien en a assez », a ajouté Mohamed Soubaih, du secrétariat de la Ligue. Le Premier ministre du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh a accusé Rice de chercher à diviser les Palestiniens et a appelé à une reprise des pourparlers pour aboutir à un gouvernement d’unité nationale, lesquels se heurtent au refus du mouvement islamiste de reconnaître l’Etat juif.

Mahmoud Abbas est engagé dans une lutte de plus en plus âpre pour le contrôle du pouvoir avec le gouvernement d’Ismaïl Haniyeh, et les efforts pour constituer un gouvernement d’union Fatah-Hamas sont toujours dans l’impasse.

La tension est particulièrement forte devant l’impossibilité pour le gouvernement, soumis à un embargo occidental, de payer les traitements des fonctionnaires, affiliés pour la plupart au Fatah. Les pays occidentaux cherchent par cet embargo à contraindre le Hamas à accepter de reconnaître Israël, de renoncer à la violence et d’appliquer les accords intérimaires de paix. Un proche conseiller d’Abbas a déclaré lundi que le président envisageait sérieusement la possibilité de former un gouvernement d’urgence ou de convoquer des élections anticipées pour mettre fin à la crise. Parallèlement à la crise interpalestinienne, Au lendemain de menaces proférées par le Fatah contre les dirigeants du Hamas, trois hommes cagoulés ont tué par balles un responsable du mouvement islamiste alors qu’il quittait mercredi une mosquée de Cisjordanie, selon des témoins.

Les agresseurs ont sauté d’un véhicule en mouvement et ont abattu Mohammed Odeh, 37 ans, alors qu’il quittait la mosquée après les prières de l’aube à Hableh, un village situé près de Kalkilia, au nord-ouest de Ramallah, ont déclaré les témoins. Les hommes armés ont ensuite pris la fuite. Selon les témoins, le véhicule portait une plaque d’immatriculation israélienne, ce qui n’est pas rare dans certaines grandes villes palestiniennes de Cisjordanie. L’armée israélienne a nié toute implication dans cet incident. « Nous n’avons été impliqués dans aucun incident de ce type près de Kalkilia », a déclaré un porte-parole.

Odeh, présenté comme un responsable local du Hamas, qui domine le gouvernement palestinien, a succombé à ses blessures pendant son transfert à l’hôpital, selon le service d’ambulances. L’assassinat intervient au lendemain de déclarations de membres du Fatah du président Mahmoud Abbas selon lesquelles il pourrait tuer de hauts responsables du Hamas. Les deux factions se livrent un bras de fer politique qui est devenu plus violent cette semaine, faisant au moins 12 morts et une centaine de blessés dans des heurts en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.


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