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Arévim zé la zé. Sois responsable de ton prochain

Charles Etienne NEPHTALI

lundi 30 octobre 2006
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Pour la très grande majorité d’entre nous, cette première moitié du mois d’octobre fut éclairée par nos belles fêtes de Tichri. Mais que dire de toutes ces familles endeuillées ? De toutes ces familles ayant un proche hospitalisé ? De ces familles dont l’un des leurs est retenu captif on ne sait où et dans quelles conditions ?

Que de chaises désespérément vides à table, dans la Souccah, à la Synagogue ! Des chaises désespérément vides qui, l’année dernière, étaient occupées par des êtres chers à qui, dans la joie, pour Rosh Hachana, on avait souhaité Chana Tova ve Gmar ‘Hatima Tova.

En Israël, des manifestations en souvenir de Ron Arad commémorent régulièrement l’anniversaire de sa capture. En France, quelques rassemblements à l’initiative d’organisations privées eurent lieu les premières années de sa captivité. Seule, une des stations de la fréquence Juive parisienne, Radio J , rappelle tous les matins le nombre de « jours de captivité du navigateur israélien Ron Arad ».

Mais nos Institutions officielles, que firent-elles ? Le Centre Communautaire Juif de Paris, pour « faire comme les autres », c’est à dire comme Libération et Le Monde par exemple, se précipita pour accrocher sur sa façade les portraits de Madame Florence Aubenas et de son guide-interprète, Monsieur Hussein Hanoun, mais n’accrocha jamais un portrait de Ron Arad.

« Il n’est pas Français », me rétorqua-t-on un jour. Et Monsieur Hussein Hanoun l’est-il ? Et d’ailleurs, si être Français était un « critère de sélection » pour attirer l’attention du public sur des « otages français », pourquoi Guilad Shalit, qui a la nationalité française, enlevé le 25 juin dernier, n’a-t-il pas encore son portrait sur la façade du Centre Communautaire ?

Ce critère d’« otages français » me semble particulièrement spécieux et ne devrait plus être de mise. Même si ce n’est qu’un vœu pieux, je souhaiterais que les portraits, non seulement de Guilad Shalit mais de

  • Ehud Goldwasser et Eldad Reguev enlevés le 12 juillet dernier ainsi que
  • Zacharie Baumel, Yehuda Katz, Zvi Feldman, capturés le 11 juin 1982 et
  • Guy Hever, ce militaire disparu à l’âge de 20 ans le 17 août 1997, totalement oublié, soient sur la façade dudit Centre Communautaire de Paris et dans toutes nos Synagogues.

N’oublions jamais ! Nos Sages nous enseignent que les Juifs ont l’obligation impérative de racheter les captifs, obligation considérée comme une grande mitzva quoique ne figurant pas dans la Thora. Maïmonide écrivait qu’« il n’existe pas de commandement plus important que le rachat des prisonniers », pidyon chvouïm en hébreu. Ce pydion incombe à la Communauté toute entière et Israël paie souvent très cher pour le respecter. Il m’a même été dit que ce commandement était tellement important que la Halacha permettait que l’argent collecté en vue de la construction d’une Synagogue serve au pidyon. Il me souvient encore que, le 30 juin 1997, lors d’une manifestation devant l’Ambassade d’Israël, manifestation placée sous le slogan «  Sois responsable de ton prochain - Arévim zé la zé  », Monsieur le Grand Rabbin de France déclara « qu’on pouvait aller jusqu’à vendre une Synagogue » pour ne pas transgresser cette mitzva.

Plus que jamais nous devons nous mobiliser afin que le sort des trois militaires israéliens récemment enlevés par le Hamas et le Hezbollah n’arrive pas à ressembler à celui des autres militaires israéliens. Il ne faudrait pas que dans 20 ans nos enfants et/ou petits-enfants se posent et/ou nous posent cette question : « Avez-vous vraiment respecté le principe du Arévim zé la zé  » ?



(*) Le 27 septembre 1987, presque un an après sa capture, Ron adressait à sa famille une lettre certes émouvante et pleine d’espoir mais dans laquelle cependant il écrivait, en guise d’avertissement : « Ne jouez pas avec le temps, agissez comme s’il ne nous en restait plus ». Quelle prémonition !


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