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Chronique de Michaël Bar-Zvi | Kaf He Tichri 5777 - 27 octobre 2016

jeudi 27 octobre 2016
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Boker tov amis auditeurs de Radio J. L’enchaînement des motions contre Israël n’est pas sans rappeler la période des années 70 où l’ONU adoptait les unes après les autres des résolutions contre l’Etat juif, et notamment celle contre le sionisme. La triste fatalité d’une majorité composée d’Etats aux régimes les plus tyranniques ne permet pas à Israël et aux pays qui le soutiennent de faire entendre leurs voix. Il est clair également que sur le terrain ces motions n’ont aucun effet sur la réalité politique ou culturelle. Il s’agit avant tout de faire progresser un peu plus la délégitimation d’Israël, du sionisme, et de la culture juive.

Le rappel de l’ambassadeur d’Israël Carmel Shama à Jérusalem et l’annonce de la rupture des relations du ministère des Affaires Etrangères avec l’UNESCO est la première réaction énergique d’Israël, qui jusqu’à présent s’était contenté de communiqués plutôt laconiques ou sarcastiques.

Dans la presse israélienne le sujet est quasiment passé sous silence et s’il est évoqué, il ne fait jamais l’objet des titres ou des éditoriaux. La diplomatie israélienne a, depuis longtemps, abandonné la partie dans les grandes institutions internationales en estimant qu’elle était incapable d’inverser la tendance et concentre son activité sur le développement de relations commerciales, de coopération scientifique, de collaboration militaire avec les grandes puissances émergentes.

Le paradoxe de cette situation c’est que des pays avec lesquels Israël entretient des rapports économiques et sécuritaires étroits votent toutes les motions visant à long terme à nier son droit à l’existence.

La Chine, par exemple, achète des produits israéliens, accueillent sur son sol des sociétés israéliennes, investit dans l’industrie et les infrastructures en Israël, mais votent systématiquement toutes les motions anti-israéliennes.

Certes le commerce est important, mais l’honneur national ne l’est pas moins et on aimerait voir des dirigeants plus exigeants sur les fondements spirituels, historiques et culturels de la nation juive. Même si les dernières résolutions de l’UNESCO atteignent le comble du ridicule, Israël ne peut pas se satisfaire d’une croissance économique et d’une augmentation de ses exportations vers une partie des pays qui votent ces motions.

Lorsque la France et d’autres pays occidentaux préfèrent s’abstenir plutôt que de s’y opposer, ils ne se couvrent pas de gloire, mais cela veut dire aussi qu’Israël ne jouit plus dans ces Etats d’une reconnaissance inconditionnelle de son droit à l’existence.

Le gouvernement israélien actuel n’a pas de ministre des affaires étrangères et son directeur général vient de démissionner. Il serait grand temps que Netanyahou cesse de cumuler les portefeuilles, car l’adoption des dernières motions est aussi le révélateur d’un isolement politique croissant d’Israël, et, on le sait, le rôle des chancelleries est de convaincre en amont les hommes politiques, les intellectuels, les faiseurs d’opinions pour consolider la position d’Israël.

Or l’absence d’un chef de la diplomatie est ressentie durement par les délégués israéliens et par les amis d’Israël. Le refus de Netanyahou d’attribuer le poste de ministre des Affaires Etrangères à un des membres de son parti ou de la coalition n’est pas le résultat d’un choix stratégique visant à améliorer l’image d’Israël dans le monde, mais provient de sa volonté de neutraliser d’éventuels concurrents à son leadership, car l’attribution de ce poste prestigieux peut représenter un tremplin politique pour l’heureux élu.

A la veille de nouvelles échéances dans les grandes institutions internationales, il est urgent de donner à la diplomatie israélienne les moyens de défendre les intérêts vitaux de l’Etat du peuple juif.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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