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Quand ARTE démontre par inadvertance qu’Israël n’a d’autre choix que la fermeté

Hélène Keller-Lind

mercredi 9 août 2006
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Le 8 août ARTE poposait ce thème : « Le Proche-Orient en guerre. » Soirée à charge marquée d’une haine plus ou moins subtile envers l’Etat hébreu et dont le titre aurait pu être : « Ce que veulent les ennemis d’Israël et des Etats-Unis, » avec, pour sous-titre : « pourquoi aujourd’hui Israël mène un combat juste et nécessaire. »

Aux Frontières de la haine

Si l’on avait, comme à l’accoutumée sur cette chaîne lorsqu’il s’agit d’Israël, un plateau totalement déséquilibré, le pompon de la soirée revient à la programmation d’un film « Aux Frontières, » co-produit par ARTE et qui montrait, sans le vouloir, l’intensité de la haine anti-israélienne, voire anti-juive dans les pays qui entourent l’Etat hébreu. Avouant son « obsession, » la réalisatrice libanaise, Danielle Arbid, disait avoir voulu « voir ce pays que l’on fantasme et essayer de le toucher, » tout en déclarant qu’elle ne veut pas y mettre les pieds « avant de voir la Palestine exister. » Reste à savoir quelle est sa définition du mot « Palestine, » qui pour ses interlocuteurs du Hezbollah, civils ou en uniforme, filmés complaisamment, englobe la totalité d’Israël dont ils refusent même de prononcer le nom, sa « carte n’existant pas, » ce qui leur est appris « dans l’éducation » précise l’un d’entre eux. « Palestine » qui, dans les diverses représentations d’une grande partie du monde arabo-musulman, en allant des manuels scolaires aux cartes officielles en passant par les broderies ou les discours d’Ahmadinejad, recouvre bel et bien la totalité d’Israël.

Le film, tourné en 2002, démarre par des images de maisons en ruine, suivi par une séquence dans laquelle des « jeunes » lancent des pierres sur Israël au-delà de la frontière et donnent un échantillon de l’humour version sud Liban : Ariel Sharon serait né d’une partie de jambes en l’air de sa mère avec l’un d’entre eux pour cause de « capote trouée. »

Puis on s’attarde sur cette région où les habitants font tous très clairement partie du Hezbollah, avec une séquence sur « la branche artistique du Hezbollah, » - « des civils, » sans doute - qui aime particulièrement la couleur « rouge sang de gazelle. » Sang mentionné à nouveau un peu plus loin dans le film. Une analyse de cet amour du sang dans la région devrait d’ailleurs être réalisée...

La réalisatrice nous dit que « cela fait deux ans que le Hezbollah a chassé Israël du Liban, » rendant ainsi « leur dignité bafouée aux Arabes. » Un Hezbollah qui, dans ses rallies, « piétine l’Amérique et Israël » tandis qu’un imam, autre civil libanais, homme d’Eglise, de surcroît, clame « il faut qu’Israël disparaisse. »

Et, déclaration de poids d’un membre de ce parti dit de Dieu : « nous sommes partout sur cette terre mais vous ne nous verrez pas. » Omniprésence camouflée déjà en 2002 et qui explique la nécessité des bombardements israéliens actuels et l’âpreté des combats

Puis images, sans paroles, frappantes et symboliques de ce café illuminé dans la nuit libanaise et qui arbore une Etoile de David graduellement rayée d’une croix rouge et remplacée par.. la Palestine.

Visite tout aussi édifiante dans un « camp de réfugiés palestiniens. » Où est transmis de génération en génération « l’amour de la patrie, » lire ’la haine d’Israël.’ Une jeune femme dit d’ailleurs « on a donné nos enfants. » La traduction d’ARTE ne donne pas la fin de la phrase : « en shahid, » soit en « martyrs, » donc morts en tuant des Juifs.

« On pourrait raconter n’importe quoi »

Instant comique, sans le vouloir, et moment de désinformation culte à Quneitra, tandis qu’un responsable syrien, assis devant des mega photos des Assad père et fils récite depuis un Palais kitsch que la ville a été « totalement détruite » par Israël. Propagande vendue avec succès au Pape en 2001 ainsi qu’à une longue liste de visiteurs venus y « constater » une soi-disant brutalité israélienne.

Or, si des maisons de la ville ont été détruites lors des combats entre forces syriennes et israéliennes en 1967, la population avait fui bien avant l’entrée des troupes israéliennes qui s’y étaient installés jusqu’en 1974. Et la ville avait alors été régulièrement pilonnée par la Syrie, puis par des forces arabes au cours de la Guerre de Yom Kippour en 1973, ce qui avait provoqué quantité de dégâts, imputés à tort par la suite à Israël dans une gigantesque opération de désinformation. On trouve des compte-rendus de l’origine réelle des dégâts dans des reportages publiés à l’époque dans des journaux comme le New York Times ou Time, ou le Times londonien.

Dans un accord élaboré avec l’ONU Israël s’était retiré de la ville en 1974. L’accord prévoyait le retour de la population de la ville mais les autorités syriennes en avaient décidé autrement, ce qui a permis à la réalisatrice de « Aux Frontières » de montrer les rues d’une ville vide avec des bâtiments détruits. En effet, Assad père avait voulu faire de Kuneitra, désormais ville fantôme, un pseudo musée consacré aux soi-disant « crimes sionistes. »

L’interlocuteur officiel syrien filmé ici conclura : « Les Croisés sont partis, ceux-là partiront aussi. »

La réalisatrice peste ensuite de n’avoir pu filmer librement en Syrie et, candide, explique : « le monde arabe se méfie beaucoup des images. On pourrait raconter n’importe quoi.  » Comme le fera, de son propre aveu, un préposé syrien qui décide de la décrire dans un formulaire officiel comme « femme au foyer » au lieu de « réalisatrice. » Comme elle le fera elle-même lorsqu’elle tournera en dérision un malheureux militaire jordanien en lui affirmant ne pas avoir de téléobjectif tout en zoomant sur Israël ou ne pas filmer la frontière, alors qu’elle est en train de le faire - filmant une prairie où, chauffé à blanc par une propagande haineuse omniprésente, un soldat jordanien avait ouvert le feu sur des fillettes israéliennes qui s’y promenaient en toute innocence et avaient péri, ce qui avait valu les regrets sans doute sincères du roi Hassan II de Jordanie, mais ça la réalisatrice ne le dira pas-.

« Raconter n’importe quoi, » l’a fait comme, tout récemment, un photographe libanais qui truquait en « pire » des photos vendues à Reuters. Et combien d’autres qui, eux, n’ont pas été pris la main dans le sac. Ou comme ces « mille morts civils » annoncés par le Liban sans que quiconque ne vérifie. Liban qui donne ailleurs d’autres chiffres, inférieurs, ceux-là, également non vérifiés. Sans oublier ces 40 morts annoncés, les larmes aux yeux, par le Premier ministre libanais lors de l’ouverture d’une récente rencontre de ministres arabes à Beyrouth. Chiffre qu’il a dû revoir plus tard à la baisse, une personne ayant, en fait trouvé la mort dans cet incident précis. Ou encore les quelque 60 morts de Cana, passés à 28 - boucliers humains utilisés sans vergogne par leurs parents du Hezbollah-.

Et tous ces autres « n’importe quoi » comme le pseudo massacre de Jénine * qui n’en a pas été un, comme a dû le reconnaître l’ONU. Ou ces « n’importe quoi » qui n’ont pas - encore- été démasqués.

Petit coup de griffe à la Jordanie qu’elle accuse en quelque sorte de ne pas laisser sa population manifester en rond contre Israël. Elle s’attarde sur une gigantesque photo du Mont du Temple, version Esplanade des Mosquées, dans un café du pays - à Amman-. Obsession, comme elle le dit ailleurs. Là encore il y aurait de quoi faire une analyse, dans tous les sens du terme...

Et ce que la réalisatrice décrit comme « un road movie autour des frontières d’Israël » s’enlise pour finir dans les sables égyptiens. Les autorités ne lui ayant pas permis de filmer la frontière, elle distillera son message de haine version soft via des appels à la radio ou la télévision.

Solution préconisée : la disparition d’un Israël désigné à la vindicte

Sur le plateau on retrouvait Leila Shahid, Palestinienne professionnelle par excellence, aujourd’hui déléguée auprès de l’Union Européenne, qui n’hésite pas à cracher dans la soupe lorsqu’elle tance l’un des principaux bailleurs de fonds des Palestiniens, coupable, selon elle, de « léthargie » et de « s’aligner sur les positions américaines. » Et vilipende Israël, l’accusant de « crimes de guerre au Liban à chaque heure, » de soumettre « Gaza à un siège » et une « punition collective, » de pratiquer « le terrorisme d’Etat, » ou de faire preuve de «  malhonnêteté en prenant pour des armées Hezbollah et Hamas alors qu’ils sont issus de la population civile. » Les civils ayant, on le sait, le top de l’armement militaire dans leur jardin. Des civils, nous y revoila....

Portant beau Fouad Naïm, Libanais de Paris, PDG de Radio Orient à Paris, journaliste au service arabe de l’AFP pendant 17 ans, PDG de la télévision libanaise pendant 4 ans, entre autres, et donc partie prenante de l’information en provenance de la région, ce qui n’est pas innocent en l’occurence, s’étonnait ave candeur qu’Israël n’ait pas fait comme « précédemment, » et « négocié un échange de prisonniers. » Donc cédé aux kidnappeurs et au chantage et relâché des terroristes - l’un des prisonniers libanais ayant, entre autres, fracassé le crâne d’une fillette israélienne contre un rocher -. Et provoqué ainsi d’autres prises d’otages. Il gommait au passage le fait que le Hezbollah avait accompagné les kidnappings du 12 juillet de tirs de roquettes sur Israël.

Et ce journaliste pourtant au fait des choses omettait de dire que les « 400.000 réfugiés palestiniens au Liban, qui ne sont pas source de problème » sont maintenus dans des camps par leurs frères libanais. Qui les maintiennent dans la précarité en ne les autorisant qu’à n’avoir que des emplois de misère. Puis cet expert en la matière enjoignait à Israël de se faire harakiri, en quelque sorte, en affirmant : « on devrait leur permettre de retourner en Israël qui devrait accepter leur droit au retour. » Donc faire entrer en Israël, pays qui compte 6 millions d’habitants dont 20 % sont arabes, 4 millions de Palestiniens élevés dans la haine, comme il est rappelé dans ce film. Ce qui répondrait ainsi aux souhaits bien partagés dans la région de voir Israël rayé de la carte.

Et de prétendre qu’il y a une résolution des Nations unies dans ce sens ou de prétendre encore que la paix viendrait si Israël se « retirait des Fermes de Sheba, » petit territoire syrien - selon même l’ONU- où se trouvent les vestiges de deux ou trois fermes utilisées autrefois pour la transhumance. Fermes « prétexte », répondit Avi Primor, ancien ambassadeur d’Israël, parfois pris à parti assez rudement et qui, seul, a pu tenter de dire la réalité moyen-orientale dans un temps de parole très restreint et sans que même la totalité de ses interventions soit traduite - il s’exprimait en allemand-.

Qui peut croire que c’est pour ce petit bout de terrain qui n’est pas libanais qu’un Hezbollah, qui appelle à la destruction d’Israël, a accumulé quelques 15.000 roquettes et missiles ?

Admettant qu’Israël s’était retiré du Liban et que le Hezbollah avait « déclenché une action sans provocation, » un journaliste allemand ajoutait pourtant que « le prix est payé par la population civile au Liban et les infrastructures au Liban. » Certes. Mais pas un mot du prix payé par la population israélienne ou des destructions au nord d’Israël.

Hélène Keller-Lind

Pour savoir :

  • Les documentaires de Pierre Rehov, qui apportent une information exceptionnelle sur les grandes questions du Moyen-Orient, occultée le plus souvent dans nos médias, ont été refusés par ARTE qui a écrit au réalisateur qu’ils n’étaient pas « dans la ligne éditoriale » de la chaîne.

Ils sont disponibles, entre autres, chez Virgin ou à la FNAC où on peut les commander s’ils ne sont pas en rayon. Pour en savoir plus, voir : www.pierrerehov.com


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