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« S’il n’y pas provocation, il n’y a pas réaction »

David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

jeudi 13 juillet 2006
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C’est ainsi que Le Figaro du 13 juillet 2006 résumait l’explication donnée par Zinedine Zidane à propos de son geste brutal, lors de la finale du Mondial dimanche dernier.
Et celui qui, malgré tout, a été désigné comme le meilleur joueur de cette compétition en 2006 avait ajouté : « C’est lui le coupable, celui qui provoque ».
On voudra bien nous excuser de faire un rapprochement entre ce banal incident survenu au cours d’un match de football et la double tragédie qui se déroule au sud et au nord d’Israël.

On voudra bien nous excuser de faire un rapprochement entre ce banal incident survenu au cours d’un match de football et la double tragédie qui se déroule au sud et au nord d’Israël.

Mais nous sommes exaspéré par les bonnes âmes qui condamnent, à nouveau, en même temps, les preneurs d’otages tant du Hamas que du Hezbollah et la réaction, certes musclée, d’Israël.

Car, on ne peut mettre sur le même plan celui qui attaque et celui qui se défend pour éviter une escalade de la violence.

N’oublions pas que, dans les deux cas, au nord de la Bande de Gaza et au nord d’Israël, les soldats de Tsahal ont été surpris, non par des militaires, mais par des « civils ».

Dans ce même numéro du Figaro du 13 juillet (p. 2), Georges Malbrunot qui, après sa mésaventure survenue en Irak, semble revenu au Moyen Orient, évoque, incidemment, la tache quasi-impossible à laquelle doivent faire face les soldats israéliens.

Si durant la journée, les observateurs israéliens pouvaient observer « à la jumelle les mouvements des militaires à deux cents mètres d’eux, de l’autre côté de la ligne bleue. D’autres profitaient de la nuit pour se déguiser en bergers afin d’aller recueillir du renseignement sur leurs ennemis » (souligné par nous).

Mais ce que ne dit pas l’ancien correspondant du journal dans la Bande de Gaza, c’est que lors de l’attaque ceux qu’il appelle des « combattants » ou des « militaires » ne se présentent certainement pas, à découvert, les armes à la main.

Dans ce même reportage, le journaliste du Figaro indique que, ces derniers mois, le Hezbollah avait fortifié ses positions face à Tsahal « creusant des mini-bunkers et enterrant ses communications pour mieux lesécuriser ».

Surtout il apporte la preuve de l’inutilité - que nous avons maintes fois dénoncée ici même - des casques bleus de la FINUL.

« Sur place, les observateurs de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) ne cachaient pas leur étonnement devant l’importance de ces investissements » (souligné par nous).

A quoi servent les casques bleus ? A observer et à s’étonner...

Nous aussi.

Le Premier ministre israélien a eu raison de ne pas qualifier l’incident sanglant survenu mercredi à la frontière libanaise de simple acte de terrorisme mais de véritable acte de guerre, dont le Liban est responsable.

Car, nous avons souvent souligné, ici même, la carence voulue des autorités libanaises qui, depuis les années 70, ont renoncé à exercer leur souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais.

Or, la caractéristique de la souveraineté c’est précisément le monopole de la force armée.

Ce que le gouvernement libanais s’obstine à ignorer, malgré les nombreux rappels à l’ordre.

En dernier lieu, la résolution 1559 adoptée, en septembre 2004, par le Conseil de sécurité et plusieurs fois rappelée depuis, invitait, non seulement, le gouvernement libanais à assumer les responsabilités qui lui incombent du fait de sa souveraineté, mais également à procéder au désarmement des milices non-libanaises (c’est à dire palestiniennes et surtout le Hezbollah, bras armé de l’Iran au Liban).

Périodiquement, et encore, fin avril dernier, le haut fonctionnaire des Nations Unies, Terje Roed-Larsen, spécialement chargé de suivre la mise en œuvre de cette résolution, constatait que « le désarmement des milices, notamment du Hezbollah, n’était toujours pas achevé ».

Il avait même tenu à réfuter l’argumentation du gouvernement libanais qui entendait justifier le contrôle du Sud-Liban par le Hezbollah en arguant du fait qu’Israël continue d’occuper une partie du Liban (un petit territoire connu sous le nom de « Fermes de Chebaa).

En effet, il rappela que dès l’été 2000, les Nations Unies « ont certifié qu’Israël s’était retiré de tout le territoire libanais et que les Fermes de Chebaa appartenaient au Golan syrien ».

Et, de son côté, alors que le Secrétaire général condamnait lui-même l’attaque perpétrée par le Hezbollah, son représentant personnel au Liban, Geir Pedersen, tenait à « appeler le gouvernement libanais à exercer le contrôle de son territoire ».

Il est certes facile pour le Docteur Bon-conseil - Philippe Douste-Blazy - de qualifier d’ « acte de guerre disproportionné ». la réaction israélienne.

Pour l’instant, deux civils israéliens tués, « à froid » à Naharya et à Safed, c’est normal.

Demain à Haïfa, pourquoi pas ?

Certes, depuis mercredi, une quarantaine de civils libanais auraient été tués.

Mais, à qui la faute ?

Si les terroristes du Hezbollah ne se camouflaient pas parmi les populations civiles, les raids israéliens ne risqueraient pas de causer des victimes collatérales parmi ces civils.

Comme dirait qui vous savez : « le coupable, c’est celui qui provoque ».


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