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Monsieur Fabius renvoie dos à dos terrorisme palestinien et légitime défense israélienne

Hélène Keller-Lind

vendredi 28 novembre 2014
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Procédant à d’étonnantes comparaisons Laurent Fabius entend contraindre Israël à accepter l’inacceptable sans, rien demander de concret aux Palestiniens pour assurer la sécurité de l’État hébreu, se bornant à des vœux pieux en ce qui concerne le terrorisme. Ce qu’il détaillait dans un discours tenu à l’Assemblée Nationale le 28 novembre 2011, avant un débat initié par PS et extrême-gauche pour « reconnaître » un « État de Palestine », de fait pour tenter de forcer la main d’Israël et mettre ainsi en danger l’État hébreu, lui imposant des « frontières » qui seraient celles d’une nouvelle entité terroriste.

Laurent Fabius livrait devant l’Assemblée Nationale un discours marqué par clichés creux et hypocrisie. Prétendant ne vouloir que la paix pour tous et se posant en adulte raisonnable tançant des gamins irresponsables, Laurent Fabius, ministre d’un gouvernement de gauche qui a mené la France au bord de la catastrophe, feignant de croire que l’Autorité palestinienne serait « démocratique » - ou capable de l’être- prétend imposer à Israël, seul pays réellement démocratique du Moyen-Orient, des frontières assurant tout sauf sa sécurité - assurant de fait la création d’une nouvelle entité terroriste pouvant mieux cibler la population et les grandes villes israéliennes depuis des positions distantes parfois d’une dizaine de kilomètres - et la division de sa capitale Jérusalem, au profit d’un « État de Palestine » dirigé par des corrompus et des terroristes.
N’exigeant rien en retour des Palestiniens, ne formulant que des vœux pieux « paix », « sécurité  » il leur donne ainsi l’aval de la France pour poursuivre sur la voie actuelle, en Judée Samarie, avec un « gouvernement » non élu, donc une dictature, une incapacité totale à endiguer le terrorisme – Israël a dû déjouer récemment un attentat contre Abbas et un autre contre des cibles civiles israéliennes, commandités depuis la Turquie -, une incapacité à mettre en place une économie digne de ce nom, faisant des Palestiniens de perpétuels assistés vivant principalement de l’argent des contribuables occidentaux, avec des nantis corrompus mais aussi une grande pauvreté pour la majorité. Un « État » avec d’autre part, des « partenaires » dans un gouvernement dit d’union de factions se haïssant et dont Fabius, lui-même, en rejette l’une à juste titre, le Hamas :
«  La paix, nous en connaissons depuis longtemps les contours. Elle doit reposer sur l’existence de deux Etats souverains et démocratiques, vivant côte à côte en paix et en sécurité, sur la base des lignes de 1967 et avec Jérusalem pour capitale  ».

Terrorisme et auto-défense

Terrorisme palestinien dont il ne cite qu’un seul exemple, alors qu’il y en a eu hélas tant d’autres, qu’il renvoie dos à dos avec l’Opération israélienne d’auto-défense de l’été dernier, Bordure Protectrice, en réponse aux tirs de quelque 4500 roquettes depuis la bande de Gaza sur la population israélienne :
«  L’explosion des violences provoque l’effroi, avec encore récemment l’attentat barbare commis contre des Israéliens dans une synagogue de Jérusalem, et cet été, la tragédie insupportable qui a frappé les habitants de Gaza ».

Population israélienne qui n’a été préservée que grâce à Iron Dome, réalisation technologique israélienne, rendue possible grâce à une aide concrète indispensable des États-Unis. États-Unis dont le ministre français parle avec une certaine condescendance, lui préférant la France, bien entendu, mais aussi des pays comme la Jordanie dont le roi accusait récemment Israël « d’agressions répétées » contre les lieux saints de l’islam. On jugera là de l’impartialité nécessaire que devrait avoir tout médiateur dans cette affaire...

Terrorisme et implantations

Autre renvoi étonnant et inique renvoi dos à dos du ministre des Affaires étrangères et du Développement international : terrorisme palestinien, qu’il impute au Hamas et autres « groupes », qu’il ne qualifie même pas de terroristes, oubliant également une incitation à la haine et à la violence d’Abbas, Fatah et OLP, et constructions dans des implantations existantes, dont la plupart resteront israéliennes quelles que soient d’éventuelles frontières. Oubliant que ces implantations donnent du travail à des chômeurs palestiniens dans des conditions respectables : « La poursuite illégale des implantations depuis les années 1970 dans les territoires occupés par Israël menace à un terme de plus en plus rapproché la viabilité d’un Etat palestinien, cependant que la position de certains groupes palestiniens tels le Hamas, qui appellent à la destruction d’Israël, rejettent les accords d’Oslo et exaltent la violence, est évidemment contraire à la volonté de solution et à nos choix ».

Urgence ? Et la Syrie ?

Voulant intervenir dans un conflit qui ne concerne pas la France il cite « un sentiment d’urgence  » alors que la France brille par son absence sur le dossiers syrien et qu’on étripe à qui mieux mieux en Syrie où l’on dépasse aujourd’hui les 200.000

Folie des grandeurs, pour masquer un énorme échec interne ?

Oubliant toujours le dossier syrien, autrement plus urgent et tragique, s’imaginant sans doute au Grand Siècle, Laurent Fabius n’hésite pas à déclarer : «  La France souhaite entraîner dans cette démarche à la fois l’Union européenne, la Ligue arabe, les membres permanents du Conseil de Sécurité, dont les Etats-Unis, dans une mobilisation collective en faveur de la paix au Proche-Orient ». Et préconise une illusoire « Conférence internationale »...Fixant un « calendrier » de deux ans et menaçant enfin qu’en cas d’échec de ces efforts se faisant en dépit du refus d’Israël de participer à une entreprise que son Premier ministre qualifie de dangereuse, la France reconnaîtra « sans délai l’Etat de Palestine ».

Le ministre socialiste tente-t-il ici de faire oublier les échecs internes du gouvernement auquel il appartient ?

Manœuvres françaises aux Nations Unies : en septembre Hollande montrait le bout de l’oreille...

Entre temps la France, nous apprend Laurent Fabius, estimant que des « pressions » sont nécessaires, « est ce à quoi le Gouvernement français s’emploie en ce moment même.
Aux Nations Unies, nous travaillons avec nos partenaires pour essayer de faire adopter une résolution du Conseil de Sécurité en vue d’une relance et d’une conclusion des négociations, pour laquelle le terme de deux ans est le plus souvent évoqué. Le Gouvernement français peut reprendre ce chiffre à son compte ». Pressions exercées sur le seul Israël, étant donné que la France entérine ce que veulent les Palestiniens : des « frontières » largement suivant les lignes de 67 et une division de Jérusalem. Laurent Fabius n’aborde pas une autre exigence palestinienne, à savoir « le retour des réfugiés », un statut artificiel unique héréditaire accordé aux seuls Palestiniens. Il n’utilise ce terme inexact qu’à propos de la Jordanie – pays majoritairement palestinien de fait – et l’Égypte.

Ce rôle de lobbyiste palestinien de la France, il en avait été discrètement question lorsque Mahmoud Abbas, Président de facto non réélu de l’Autorité palestinienne, en route pour New York et l’Assemblée générale des nations Unies, avait été reçu en chef d’État à l’Élysée par François Hollande en septembre dernier. Le communiqué officiel publié alors avait de quoi inquiéter, montrant un Hollande flattant Abbas et adoptant son narratif, lui promettant son soutien...

Importation du conflit en France

Notons enfin cette belle envolée creuse de Laurent Fabius qui fait de l’humour noir sans s’en rendre compte et déclare : «  et pas question d’« importer » chez nous le conflit israélo-palestinien ». Alors que la ministre de l’Éducation nationale du gouvernement auquel il appartient, se livre justement à cet exercice sur le site du ministère, ce que finalement il fait, lui aussi, dans ce discours, en déclarant : «  La poursuite illégale des implantations depuis les années 1970 dans les territoires occupés par Israël menace à un terme de plus en plus rapproché la viabilité d’un Etat palestinien  ».
Et ce que son parti, le PS avait contribué à faire avant l’élection présidentielle en déroulant le tapis rouge pour un petit terroriste franco-palestinien du FPLP invité à une tournée triomphale anti-israélienne en France


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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