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‘Blâmer la victime’ est acceptable si c’est perpétré par des Islamistes

Par Dennis Prager - Jewish World Review - Adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l’IHC

jeudi 2 mars 2006
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Il existe un certain modèle constant dans le monde concernant l’évaluation par la Gauche de la culpabilité en matière de terrorisme islamiste. C’est la faute de la victime assassinée.


Tout ce que nous disons... c’est donnez une chance aux assassins haïssant les Juifs
Jimmy Carter : Give Hamas a chance et lire en Français : Jimmy Carter exhorte les Etats-Unis et Israël à ne pas sanctionner financièrement les Palestiniens (AP)

L’exemple le plus récent en est le blâme du Danemark, ou au moins du journal danois, pour la publication de caricatures de Mohammed. De Kofi Annan au New York Times - et les autres journaux américains qui ont fait du respect des symboles religieux une nouvelle vertu journalistique - l’opinion libérale et de Gauche condamne toujours les manifestations musulmanes violentes, mais toujours avec un « mais ». Le « mais » veut que en dernière analyse, c‘est la faute des Danois et d’autres journaux européens d’avoir insulté le prophète musulman.
C’est seulement le dernier exemple de la découverte de victimes de la violence islamique eux-mêmes responsables de cette violence.

Depuis une décennie voire plus, ça a été une donnée pour la gauche que Israël devaiit être blâmé pour le terrorisme commis contre des Israéliens par des Palestiniens musulmans (Les Palestiniens chrétiens ne s’engagent pas dans le terrorisme suicide). Que peuvent faire d’autres les Palestiniens ? S’ils avaient des hélicoptères Apache, selon l’argumentaire, ils les utiliseraient. Mais ils n’en n’ont pas, alors ils utilisent l’arme nucléaire du pauvre - le terrorisme suicide.

Le même argument est donné pour expliquer le 11 septembre. Trois mille américains innocents ont été réduits en cendres par des terroristes islamiques parce que l’Amérique a mis son nez au Moyen-Orient jusqu’à cette date. Cela devait arriver. Et, de toute manière, ne soutenons-nous pas Israël ?

Et quand des terroristes musulmans ont fait sauter des trains à Madrid, tuant 191 personnes et en blessant 1500 autres, la Gauche en Espagne et ailleurs a blâmé la politique étrangère espagnole. Après tout, le gouvernement espagnol avait envoyé des troupes en Irak.

Quand des émeutiers en majorité musulmans ont brûlé et pillé pendant près d’un mois en France, qui était à blâmer ? La France bien sûr - la France ne sait pas assimiler ses immigrants, et, comme la BBC l’a rapporté le 5 novembre 2005, « la description la plus citée du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy sur les vandales des banlieues, « racaille », quelques jour avant que les émeutes ne commencent, est donnée par beaucoup comme ayant déjà créé de la tension ». Désigner par racaille la « racaille » les conduit à se comporter comme de la racaille.

Si vous voulez tester la thèse qui veut que la Gauche condamne les victimes des explosions d’être explosées par des terroristes islamistes, proposez à votre fils ou à votre fille au collège de demander à un professeur d’humanités : « Qui doit être blâmé pour le 11 septembre ou pour les islamikazes à la bombe en Israël ? » etc...

En fait, une manière de décrire la division morale entre conservateurs et libéraux est de savoir qui ils blâment pour des actes maléfiques commis contre des gens innocents, en particulier s’ils sont commis par des non blancs et non occidentaux. Les conservateurs blâmeront les auteurs, alors que les libéraux blâmeront soit le groupe des victimes, ou les circonstances.

Nous autres Américains sommes habitués à cela. Depuis des décennies, les libéraux ont accusé le racisme et la pauvreté pour la violence criminelle en Amérique, c.a.d. bien plus la société américaine que les meurtriers, les violeurs, les incendiaires criminels et les agresseurs eux-mêmes. Les conservateurs blâment les criminels.

Pendant les émeutes de Rodney King à Los Angeles, les foules noires ont assassiné des commerçants coréens innocents et mis le feu à des parties de la ville. La réponse libérale en Amérique a été pratiquement universelle : nous devons comprendre la colère de ces gens, liée au racisme américain. La partie quotidienne spéciale des émeutes dans le principal journal local, le ‘Los Angeles Times’, titrait : « Comprenons la rage ».

Bien que Thomas Friedman, le correspondant pour les affaires étrangères du ‘New York Times’, ait été longtemps parmi les rares libéraux proéminents à soutenir la guerre en Irak, il accuse régulièrement le chômage dans le monde arabe de provoquer le terrorisme islamique.

Puisque les exemples de libéraux refusant de blâmer les criminels et les terroristes pour leur comportement sont légion, essayons de comprendre pourquoi cette inversion morale est si fréquente.

Voilà trois hypothèses :

L’une est que les libéraux tendent à blâmer des forces extérieures au mal. Cela provient de la vision humaniste séculaire de l’homme qui serait naturellement bon - et donc le mal humain doit provenir non pas de mauvais choix et de mauvaises valeurs du malfaisant, mais de l’infortune socio-économique et d’autres circonstances de la vie de cette personne.

La deuxième explication est que en allant plus loin à Gauche dans le spectre politique, il devient de plus en plus difficile de blâmer les « faibles » pour toutes les atrocités qu’ils commettent. La Gauche ne divise pas le monde entre le Bien et le Mal autant qu’entre le Riche et le Pauvre, et entre le Fort et le Faible. Israël est plus fort et plus riche, alors le terrorisme palestinien est excusé. L’Amérique blanche est plus forte et plus riche que l’Amérique noire, alors la violence noire est excusée. L’Occident est plus fort et plus riche que le monde musulman, alors la violence musulmane est expliquée de cette façon.

Et troisièmement, les libéraux tendent à être effrayés par le mal réel. C’est pourquoi les journaux libéraux d’Amérique ont refusé de publier les caricatures danoises, probablement les caricatures les plus dignes d’informer jamais dessinées ; mais ils n’ont jamais eu d’hésitation à montrer des caricatures et des photos se moquant des symboles juifs et chrétiens. Les Chrétiens et les Juifs ne tuent pas les éditeurs.

Nous ignorons quelle sera la prochaine cible islamique ou celle d’assassins islamiques ou d’autres pauvres ou groupes non blancs. Tout ce que nous savons, c’est que les libéraux et la pensée de Gauche trouvera des raisons pour tenir les groupes ciblés largement responsables.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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