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Tzipi Livni : « Nous n’avons le choix qu’entre de mauvaises solutions »

Communiqué de l’ambassade d’Israël en France

mercredi 1er mars 2006
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La Ministre israélienne des Affaires Etrangères, Tsipi Livni, est en France aujourd’hui pour une visite officielle du 1er au 2 mars. C’est son premier voyage en France depuis qu’elle est Ministre des Affaires Etrangères. Elle sera reçue par le Premier ministre Dominique de Villepin puis par son homologue français Philippe Douste-Blazy lors d’un dîner.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et d’un dialogue toujours plus attentif sur des sujets d’intérêt commun.

Nous vous proposons une interview parue dans Le Figaro de ce jour :

Propos recueillis par Patrick Saint-Paul à Jérusalem
01 mars 2006

A Paris aujourd’hui, la ministre israélienne des Affaires étrangères va présenter ses condoléances à la famille d’Ilan Halimi.


LE FIGARO. - Comment jugez-vous la façon dont le gouvernement français lutte contre l’antisémitisme ?

Tzipi LIVNI. - Nous apprécions l’action du gouvernement français dans la lutte contre l’antisémitisme. Il prend les bonnes mesures et agit de façon juste dans cette situation. Le gouvernement français considère que l’antisémitisme est un problème pour la société française. C’est un message important pour Israël, pour la communauté juive et pour le peuple français. Car l’antisémitisme n’est pas seulement un problème israélien. Il reflète aussi l’état de la société dans laquelle il ose montrer son visage monstrueux.

Les juifs peuvent-ils vivre en sécurité en France ?

J’espère que nous sommes maintenant engagés dans un processus faisant que ce genre d’événement (NDLR : l’assassinat d’Ilan Halimi) ne sera pas excusé par le gouvernement et que celui-ci affrontera ces problèmes. Je souhaite que tout juif puisse vivre où il le désire à travers le monde, en sécurité, même si je crois qu’Israël est le foyer des juifs.

Quel est votre message sur l’attitude à adopter vis-à-vis du Hamas ?

La communauté internationale doit agir avec détermination pour ne pas accorder de légitimité au terrorisme. Les principes édictés par le Quartette sont les bons. Le Hamas doit renoncer au terrorisme et à la violence, accepter l’existence d’Israël et reconnaître les accords signés par l’Autorité palestinienne. Les élections ne peuvent jouer le rôle de machine à laver : une organisation terroriste ne peut pas entrer dans un processus électoral et ressortir en parti politique légitime sans adopter les valeurs démocratiques. Pour tromper le monde, le Hamas va adopter un langage plus modéré, donnant ainsi le sentiment qu’il a changé. Nous devons tout faire pour éviter que l’Autorité palestinienne soit dirigée par des terroristes islamistes. Mais nous devons aussi trouver le meilleur moyen d’éviter une crise humanitaire palestinienne. Il n’est pas dans l’intérêt d’Israël de punir les Palestiniens pour leurs choix.

Allez-vous appeler la communauté internationale à interrompre les aides financières directes à l’Autorité palestinienne ?

Bien entendu. La nourriture, l’eau, l’électricité sont clairement des besoins humanitaires. Les ONG et l’ONU peuvent jouer un rôle plus important pour y subvenir. Mais à chaque fois que l’on donne de l’argent, il faut s’assurer qu’il ne tombera pas entre les mains de terroristes.

Ne redoutez-vous pas l’effondrement de l’Autorité palestinienne et des troubles si elle est privée d’aide budgétaire directe, qui sert à payer les salaires des quelque 130 000 fonctionnaires ?

C’est une possibilité. Mais, au Proche-Orient, nous n’avons le choix qu’entre de mauvaises solutions. Les islamistes radicaux ont pris le pouvoir. Si l’Autorité doit être utilisée pour promouvoir le terrorisme et la haine, cela ira totalement à l’encontre du concept qui nous avait poussés à accepter sa création. L’idée de la création de l’Autorité était la reconnaissance de la solution de deux Etats vivant côte à côte, en paix. La question de la survie de l’Autorité palestinienne en tant qu’entité est moins importante que l’avenir du processus de paix.

Israël a-t-il l’intention de couper tout contact avec l’Autorité palestinienne, y compris avec Mahmoud Abbas ?

Oui. Je comprends qu’il soit réconfortant de penser que, peut-être, il existe quelqu’un du côté palestinien à qui on peut parler. Mais la question est de savoir s’il peut tenir ses engagements ou non. Mahmoud Abbas veut servir de feuille de vigne au Hamas. Il veut tenter de faire croire à la communauté internationale que le résultat des élections importe peu, puisqu’en tant que président de l’Autorité et de l’OLP, il resterait en charge des négociations. C’est le même Mahmoud Abbas qui avait dit à la communauté internationale qu’il ne pouvait pas démanteler les organisations terroristes, parce qu’il n’en avait pas le pouvoir. Mais il n’a pas plus de pouvoir aujourd’hui, au contraire. Le président n’a ni les moyens, ni la volonté de forcer le Hamas à accepter l’idée de deux Etats.

Ehoud Olmert a dit que sa priorité sera de déterminer les frontières d’Israël. Comment comptez-vous les définir ?

Notre but est de définir des frontières pour Israël dans le cadre de la solution de deux Etats, de mettre un terme à l’occupation, afin de préserver le caractère juif et démocratique d’Israël. Mais pour déterminer des frontières nous devons parvenir à un accord avec les Palestiniens, qui viennent de nous ramener des années en arrière. Des mesures unilatérales sont-elles nécessaires ? Je ne sais pas. Nous devons nous assurer que les besoins essentiels d’Israël seront préservés : la sécurité, les endroits qui ont une importance religieuse symbolique, tels que Jérusalem et les grands blocs d’implantations. Mais on ne peut pas recourir uniquement à des démarches unilatérales. Il faudra trouver une forme d’entente, peut-être avec la communauté internationale.

Faut-il imposer des sanctions à l’Iran, pour contenir la menace nucléaire iranienne ?

Nous n’avons pas de temps à perdre. C’est une menace pour le monde. Il est temps d’utiliser les outils diplomatiques pour faire comprendre clairement à l’Iran, à travers des décisions fermes et des sanctions, que le monde ne tolérera pas qu’il poursuive son programme.


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