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Sauver des vies menacées par le terrorisme ou la barrière anti-terroriste expliquée au Pape François

Hélène Keller-Lind

mercredi 28 mai 2014
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L’image du Pape François priant le 25 mai 2014 devant une portion de la barrière anti-terroriste érigée en mur à cet endroit, portant des graffitis osant la scandaleuse comparaison révisionniste “Bethléem est comme le ghetto de Varsovie”, aura eu le succès escompté par les Palestiniens. Le lendemain, à Jérusalem, le Premier ministre israélien invitait le pontife à un autre arrêt non prévu au mémorial pour les victimes du terrorisme. Invitation acceptée qui fut l’occasion pour Benyamin Netanyahou de rappeler pourquoi cette barrière est indispensable tant que perdurera le terrorisme. Terrorisme que condamna le Pape.

Un formidable moment de propagande

« Un moment historique charnière », c’est ainsi que le très renommé site web américain The Daily Beast décrivait l’arrêt non prévu du Pape François, côté palestinien, devant la barrière de sécurité séparant Israël de la ville palestinienne de Bethléem, sous gestion palestinienne. Le pontife venait d’y dire une messe devant la basilique de la Nativité, devant une toile prétendant que Jésus et sa famille n’auraient pas été juifs. En cet endroit, la barrière devient mur, comme elle le fait sur moins de 5 % de son trajet pour y renforcer la sécurité, compte tenu de la proximité de cibles israéliennes potentielles. Arrêt non prévu donc, mais les organisateurs de son déplacement s’étaient assurés que le pontife passerait, justement, devant ce mur. Repeint de frais en blanc il portait néanmoins des graffiti très visibles dont l’un enjoignait « Free Palestine » - libérez la Palestine-, un autre parlait de « justice » et un autre encore, écrit en très grand, osait une scandaleuse comparaison révisionniste : « Bethléem est comme le ghetto de Varsovie ».

http://zakhor-online.com/


http://www.thedailybeast.com/articles/2014/05/26/the-pope-s-pivotal-palestinian-moment.html

Pourtant le Pape – mais avait-il eu le temps de bien déchiffrer tous ces graffiti ? - a décidé de s’arrêter en cet endroit précis, de s’y recueillir et d’y prier. Un moment immortalisé par les photographes présents, bien sûr. Cet arrêt et cette prière du Pape donnant à croire que ces graffiti avaient son aval plein et entier. Un énorme succès, donc, pour la propagande anti-israélienne dont sont coutumiers les Palestiniens. Selon le quotidien britannique The Telegraph l’Autorité palestinienne envisagerait d’ailleurs d’émettre un timbre poste pour marquer ce moment et en faire un redoutable outil de propagande.

Mémorial pour les victimes du terrorisme palestinien, enrayé en grande partie grâce à cette barrière


Un épisode qui n’échappa pas aux autorités israéliennes. Une invitation fut donc lancée au Pape par le Premier ministre israélien pour ajouter un arrêt au programme papal prévu en Israël, invitation qu’il accepta. Ce nouvel arrêt étant devant le mémorial pour les victimes du terrorisme sur le mont Herzl à Jérusalem. Benjamin Netanyahou raconta alors au pontife : « Quand mon fils avait dix ans, sa meilleure amie était une belle petite fille éthiopienne, qui était assise à côté de lui en classe. Un jour, elle n’est pas venue. Elle avait sauté dans un bus non loin de là, car il n’y avait pas de barrière, pas de mur ».

Un exemple parmi des centaines d’autres.

Près de dix mille Israéliens victimes du terrorisme depuis septembre 2000

En 2001 il y eut 207 victimes du terrorisme palestinien, en 2002 il y en eut 452, en 2003 on en compta 208. Fin 2013 ce sont 1277 Israéliens qui avaient été tués depuis le début de la seconde Intifada en septembre 2000. Et 8.549 avaient été blessés. Le gouvernement israélien, confronté à une vague de terrorisme sanglant finit par décider la construction d’une barrière anti-terrorisme en 2002 après qu’en mars de cette année 145 citoyens israéliens aient été assassinés. Ce que rappelle le Colonel Danny Tirza, aujourd’hui réserviste, architecte qui fut responsable de la construction de cette barrière destinée à empêcher les attentats suicide, sauvant ainsi des vies#. Une mission accomplie, au vu des chiffres, bien que les attaques terroristes continuent à raison d’une centaine en moyenne par mois comme le montrent les statistiques des services de renseignement. Chiffres incluant les attaques à la roquette ou aux missiles menées depuis la Bande de Gaza. Mais ces attaques ne peuvent plus être perpétrées au cœur même d’Israël comme cela était le cas avant la construction de cette barrière, d’où la chute du nombre de victimes.

Le Pape François condamne le terrorisme, l’antisémitisme et l’incitation à la haine et à la violence

Le Pape François condamna alors fermement le terrorisme, Benyamin Netanyahou le remerciant en ces termes : « Je suis reconnaissant pour vos paroles d’aujourd’hui. Israël veut la paix. Ici, nous avons un hôpital, l’hôpital Hadassah. Des Palestiniens viennent dans cet hôpital. Avec le mur, ils viennent. Nous ne pouvons pas aller dans leurs hôpitaux, ils viennent dans nos hôpitaux. Nous n’enseignons pas à nos enfants de poser des bombes. Nous leur enseignons la paix. Mais nous devons construire un mur contre ceux qui enseignent de l’autre côté. Le mur ne peut pas empêcher l’incitation à la haine, à la terreur et à la destruction d’Israël qui imprègne tant la société de l’autre côté de la barrière. Si cela change, alors les murs pourraient tomber et nous aurons la paix ».

Plus tard, au Centre Notre Dame de Jérusalem, s’adressant toujours au Pape, le Premier ministre Benjamin Netanyahou, rappelait qu’il y a « des centaines d’églises...en Terre d’Israël, à Nazareth, Capharnaüm, Korazim », toutes bien entretenues, et que « les droits des Chrétiens sont respectés dans l’État d’Israël, ce qui n’est hélas pas le cas dans de nombreux endroits au Moyen-Orient ». Il revenait aussi sur cette visite au mémorial pour les victimes de la terreur, remerciant le Pape à nouveau. Il précisait alors : « J’ai expliqué au Pape que la construction de la barrière de sécurité a empêché beaucoup plus de victimes que le terrorisme palestinien, qui se poursuit aujourd’hui, ne le prévoyait ».Ajoutant : « Nous espérons que votre appel à la tolérance, la coexistence et à la fin de l’incitation [à la violence], la fin de l’antisémitisme et du terrorisme sera accepté par tous nos voisins ».

Enfin, le Premier ministre déclarait que « si l’incitation contre l’État d’Israël cesse, et que cesse le terrorisme, il n’y aura plus besoin des mesures que nous avons prises, comme la barrière de sécurité , qui a sauvé des vies, des milliers de vies. J’attends avec impatience le jour où l’appel du Pape François à reconnaître l’État d’Israël, au droit des Juifs à avoir leur propre État, à vivre en sécurité et en paix, sera accepté par nos voisins. Cela fera, sinon la paix sur la terre, alors au moins la paix dans cette partie du monde ».

Paroles entendues par le pontife qui, certes, y a réagi comme cela s’imposait. Pourtant ce qui restera sans doute en mémoire, ce seront sans doute surtout ces images emblématiques d’un odieux mensonge révisionniste palestinien...


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