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Les bénévoles et donateurs d’Action Contre la Faim savent-ils comment peut être détourné leur engagement ?

Hélène Keller-Lind

jeudi 31 octobre 2013
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« L’antenne d’Action contre la Faim (ACF) en Seine-Maritime recherche des bénévoles. Elle mène des actions de sensibilisation du public lors de grandes opérations organisées par ACF Paris » lit-on sur le site du « Grand Rouen » le 30 octobre 2013. Quiconque veut participer à la lutte contre la faim dans le monde sera tenté. Mais les candidats savent-ils que le temps et l’énergie qu’ils vont ainsi offrir permettra à ACF de lancer aussi d’autres campagnes n’ayant rien à voir avec leur mission affichée ? A savoir, actuellement, une grande campagne anti-sioniste de diabolisation basée sur mensonges et dissimulations.

Une bonne foi abusée

C’est sans nul doute en toute bonne foi que le site « Grand Rouen, l’information autrement », donne ce coup de pouce à l’antenne locale d’Action Contre la Faim, en faisant savior que l’association « recherche des bénévoles » pour « des actions de sensibilisation dy public lors de grandes opérations organisées pae ACF Paris »

Le lecteur lambda, concerné par les problèmes de faim dans le monde et donc de famine et de malnutrition, aura, bien sûr, envie de consacrer un peu de son temps et de son énergie à contribuer. De toute bonne foi, lui aussi, persuadé qu’il sera que c’est à ce but là uniquement que seront consacrés ses efforts. Sensibilisation et peut-être aussi collecte pour une ONG largement subventionnéepar des gouvernements occidentaux, dont la France. Mais qui consacre temps, énergie et budgets sans doute non négligeables à également d’autres actions, n’ayant rien à voir avec la faim dans le monde, ni à ses causes, ni à la recherche de solutions possibles ou à son éradication...

Une action militante anti-israélienne basée sur contrevérités, mensonges, clichés, manipulations,diabolisation...

En effet, ACF vient de faire réaliser un vrai-faux documentaire, un docu-fiction, n’ayant absolument aucun lien avec ce qui est censé être au cœur de sa mission. Il s’agit, en effet, d’un brûlot férocement anti-sioniste en – belles, quoi qu’un peu noires – images qui accumulent les contre-vérités, les mensonges avérés ou par omission, les clichés, les manipulations, la diabolisation d’Israël, l’adhésion à un narratif unique manichéen. Sur fond de musique déchirante et avec, à l’appui de ses thèses, des cartes assez illisibles...Le tout est détaillés ici dans un précédet article :

Rapport circonstancié d’ONG Monitor

L’Observatoire des ONG, NGO Monitor, a examiné tous les tenants et aboutissants de l’affaire, révélant, entre autres, que ACF n’en était pas à une première dans ce type d’action qui revient à un détournement de mission. Voici le Rapport en français mis en ligne sur son site :

« Broken Hopes » : Un documentaire anti-israélien produit par Action contre la Faim, une ONG financée par la France
NGO Monitor October 30, 2013

« Broken Hopes, Oslo’s Legacy » est un web-documentaire de 20 minutes qui « s’intéresse à la fragmentation du territoire palestinien occupé, en particulier en Cisjordanie, et aux nombreux cloisonnements et restrictions imposés aux Palestiniens depuis Oslo »
Le documentaire a été produit par l’ONG française Action contre la Faim.
« Broken Hopes » présente un récit unique de la victimisation palestinienne et de la violence israélienne, impliquant des témoignages d’« experts » de plusieurs ONG bénéficiant de fonds publics, certaines d’entre eux étant des organisations anti-israéliennes radicales.

Action contre la Faim

Action contre la Faim (ACF) est une ONG française qui affirme « être une des plus importantes organisations dans la lutte contre la faim dans le monde ». La charte d’ACF affirme les principes suivis par cette dernière dans son activité : « indépendance, neutralité, non-discrimination, accès libre et direct aux victimes, professionnalisme et transparence. »
ACF est notamment financée par l’Union Européenne (34 757 559 €), la Suède (5 404 327 €), les Etats-Unis (2 862 965 €) et la France (2 416 018 €).
ACF ne fait que répéter le point de vue palestinien du conflit, le vidant de toute sa complexité. Par exemple, un rapport qualifie le blocus de Gaza de « déni de droits fondamentaux en violation du droit international équivalent à un châtiment collectif ».
ACF est membre de EWASH (Emergency Water Sanitation and Hygiene), une coalition d’ONG qui présente un récit unilatéral, ignorant les accords négociés (tels que les Accords d’Oslo) qui fixent les modalités relative à l’accès à l’eau afin d’accuser Israël de violer le droit international sur le droits sur l’eau. EWASH joue un rôle politique majeur dans la promotion de mensonges sur les questions de l’eau, qui sont ensuite répétés par les ONG, les organismes des Nations Unies et les médias (voir la fiche d’information sur EWASH de NGO Monitor pour plus d’informations).
En 2002, la présidente d’ACF, Sylvie Brunel, a démissionné de son poste parce qu’elle « s’est rendu compte qu’elle était confrontée à un business ». Elle a déclaré au quotidien Libération : « J’ai le sentiment très net que, à ACF, les critères d’ouverture et de fermeture des missions sont devenus purement financiers. »

Le documentaire

Le documentaire « Broken Hopes » présente un récit unique de la victimisation palestinienne et de la violence israélienne. Par exemple, il se concentre sur les « attaques commises par des colons », en omettant de parler des attaques commises par des Palestiniens.

Le documentaire accuse Israël d’être le seul responsable dans le conflit : selon la narratrice, « l’occupation par Israël de Jérusalem-Est bloque le processus de paix. » Le documentaire blâme également Israël pour la souffrance des Palestiniens, relayant de fausses allégations (« Ici, en Palestine, nous n’avons pas d’eau, pas d’électricité »).

Le documentaire affirme de manière tendancieuse que les villes juives jettent « tous leurs déchets, déchets nocifs et domestiques », que « l’eau est noire et mortelle » et que cela « cause des problèmes de santé et des maladies de la peau aux enfants ».

Dans un article consacré à « Broken Hopes », le quotidien belge De Standaard, partenaire officiel du documentaire, écrit en légende d’une image tirée du documentaire : « Parfois, l’eau est empoisonnée par les colons. »

Participation d’autres ONG politisées

Le documentaire inclut l’avis sur le conflit de trois « experts » : Yehuda Shaul, Michel Warschawski et Stephen Wilkinson, travaillant tous pour des ONG radicales.

Yehuda Shaul est co-fondateur de Breaking the Silence. Cette ONG joue un rôle central dans les campagnes de diabolisation et de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) visant Israël, basées sur « des témoignages de soldats » pour « démontrer la profondeur de la corruption qui se répand dans l’armée israélienne [...]. La société israélienne continue de fermer les yeux et de nier ce qui se passe en son nom. » Breaking the Silence a été active dans la promotion de fausses accusations de « crimes de guerre » contre Israël, après les combats à Gaza en Janvier 2009, et continue de mener ces campagnes à travers de nombreux événements internationaux. En 2010, Breaking the Silence a publié un livre de « témoignages » anonymes et invérifiables, Occupation of the Territories - Israeli Soldier testimonies 2000-2010. Une analyse de NGO Monitor a révélé que ce livre était en proie à des problèmes méthodologiques et semblait adapter les témoignages à des « analyses » prédéterminées sans fondement selon lesquelles les actions israéliennes ne sont pas justifiées par l’autodéfense, mais destinées à « terroriser la population civile. »

Yehuda Shaul déclare dans « Broken Hopes » que l’objectif des Israéliens à Hébron est de « nettoyer tout le territoire de sa preuve palestinienne. »
Shaul déclare en outre dans le documentaire que « le concept de l’armée israélienne à Hébron est de faire de la vie de tous les Palestiniens un enfer ».

Michel Warschawski, co -fondateur de l’Alternative Information Center (AIC), a déclaré que « l’on doit rejeter catégoriquement l’idée même (et l’existence) d’un Etat juif, quelles que soient ses frontières. » (Conférence de Haïfa pour le Droit au retour, Juin 2008).

Michel Warschawski affirme dans « Broken Hopes » que « la population israélienne a les moyens de savoir ce qui se passe de l’autre côté du mur, mais ils ferment les yeux, comme les Français pendant l’occupation. »
Il qualifie également la réponse de l’armée israélienne aux attaques terroristes venant de Gaza en 2009 de « méga acte terroriste. C’est terroriser une population pour lui rappeler qui est le maitre. »

Stephen Wilkinson est le conseiller humanitaire de Diakonia sur le programme international de droit humanitaire, basé à Jérusalem. Les projets de cette ONG, tels que le « Soutien aux organisations de la société civile palestiniennes » et le « Programme de droit international humanitaire » (DIH), font la promotion du récit palestinien et de la « guerre juridique » contre Israël, exploitent et déforment le droit international


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