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Quand l’ONG Action Contre la Faim oublie sa mission pour financer vingt minutes de désinformation anti-israélienne

Hélène Keller-Lind

vendredi 24 janvier 2014 - Date de publication antérieure : 30 octobre 2013
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Superbes images en noir et blanc sur fond de musique déchirante pour ce vrai faux « documentaire interactif ». Faux car, bien entendu, les témoignages recueillis ont été soigneusement sélectionnés, filtrés, montés, souvent mis en scène. Les vérités assénées n’ont de toute évidence pas été vérifiées – eau noire mortelle ? -, sont vagues ou manichéennes. « Broken Hopes » s’ajoute à la longue chaîne de désinformation concernant le conflit palestino-israélien. Mais ce qui pose aussi problème est son financement par l’ONG française Action Contre la Faim, elle-même subventionnée à coup de millions d’€. NGO Monitor en donne les détails.

Un vrai faux documentaire aux superbes photos relevant de la pure désinformation

Paris-Match a consacré à ce « documentaire » un bel article intitulé : « que reste-t-il des Accords d’Oslo ? ». Vaste question qu’il est légitime de se poser vingt ans après que leur signature ait suscité tant d’espoirs de part et d’autres. Pourtant « Broken Hopes » [ Espoirs déçus ] est loin d’y répondre, tant ce film manichéen, réducteur, se faisant passer pour un voyage le long des points saillants de ce que serait la vilénie d’Israël, est de parti pris. Car même si, pour tenter de paraître équilibré, il donne la parole à quelques « colons » - terme totalement impropre pour décrire les habitants d’implantations dans des territoires disputés faisant l’objet de négociations toujours en cours, tout comme est impropre le terme de « colonie » souvent utilisé ici -, ou brièvement à un ou deux soldats de Tsahal, l’essentiel en est le relais du narratif palestinien ou de ses chantres.

Comment, en effet, imaginer un seul instant que Michel Warshawski, que l’on entend en voix off, peut apporter un éclairage impartial dans cette affaire...L’ancien Président du CRIF, Richard Prasquier, l’avait décrit ainsi : « inlassable pourfendeur d’Israël..., il répand les pires calomnies sur l’Etat d’Israël qu’il délégitime en toutes occasions... ».

L’inénarrable personnage [compare d’ailleurs la présence israélienne dans une partie de la Judée Samarie à l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale, comme le relève ONG Monitor - ONGM-, Observatoire des ONG, qui vient de publier un rapport sur le film. NGOM rappelant qu’il est co-fondateur de Alternative Information Center (AIC), ONG qui rejette purement et simplement toute acceptation de l’État d’Israël..._

Que les réalisateurs du film l’aient choisi comme grand témoin donne une idée de l’impartialité de ce pseudo « documentaire »... Sa seule participation suffirait à le disqualifier...

Hébron et le Tombeau des Patriarches : le massacre de ses habitants juifs en 1929 passé sous silence...

Autre grand témoin, Yehuda Shaul, co-fondateur de l’ONG Breaking the Silence [ Briser le Silence ]. Or, cette ONG « a utilisé de faux témoignages ou des témoignages invérifiables pour diaboliser Israël et joue un rôle central dans la diabolisation d’Israël et la campagne BDS », note ONGM... qui souligne également que dans le film ce « témoin » affirme, entre autres, que « le concept de l’armée israélienne à Hébron est de tranformer la vie des Palestiniens en enfer »...Une absurdité évidente, les soldats présents étant là pour assurer la sécurité des habitants juifs de la ville on imagine assez mal comment ils s’emploieraient à mettre en place des mesures dont le but serait d’empoisonner la vie, et donc de radicaliser, les habitants palestiniens de la ville...D’ailleurs un soldat à qui la parole est brièvement donnée, pour faire mine d’être équilibré sans doute, explique qu’ils doivent faire preuve de retenue et de doigté, même si le soldat choisi ne semble pas totalement convaincu du bien fondé de leur mission. Il se contenterait « d’obéir aux ordres » en quelque sorte...

On notera par ailleurs que sans doute Yehuda Shaul n’a jamais entendu parler ni rencontré le Cheikh Jabari, qui dirige le plus grand clan à Hébron – 35.000 personnes - et entretient d’excellents rapports avec des dirigeants juifs de Hebron-Kiryat Arba, un exemple de coexistence pacifique. Le journal Israel Hayom consacrait un long article en novembre dernier à ce dirigeant arabe local hors pair, musulman convaincu, homme de médiation et de paix, qui s’était opposé aux accords d’Oslo et qui s’oppose à l’Autorité palestinienne, ce qui lui a valu des menaces de mort de la part des Brigades de Martyrs d’Al-Aqsa – branche armée du Fatah –.

Yehuda Shaul ignore sans doute aussi que des touristes peuvent visiter la vielle ville de Hébron, y faire des emplettes chez des commerçants palestiniens, déjeuner chez des Palestiniens de la ville, en rencontrer d’autres, visiter les ateliers où l’on souffle le verre, grâce à des voyages organisés qui incluent la visite du Tombeau des Patriarches....

Il ne peut passer sous silence le fait qu’il y eut des Juifs à Hébron, ville où se trouve le Tombeau des Patriarches juifs, vénérés également par les musulmans depuis l’apparition de l’islam au VIIème siècle de l’ère chrétienne, jusqu’en 1929. Sans dire un mot – tout au moins dans ce « documentaire » - du pourquoi de leur disparition de la ville... Ce qui est pour le moins fâcheux quand on affime faire œuvre d’information...Mahmoud Abbas, en effet, rappelait lui-même récemment les pogroms arabes violents qui avaient fait morts et blessés juifs à Safed – 18 morts-, la ville dont il est originaire et Hébron – 65 morts - en 1929.

Un acte terroriste juif monté en épingle, pas un mot sur la centaine d’attaques terroristes palestiniennes enregistrées chaque mois

Qu’il y ait dans ces mesures de sécurité incontournables prises aujourd’hui des inconvénients pour les habitants arabes de la ville est indéniable. Mais laisser les habitants juifs de la ville sans protection est inimaginable. On imagine ce que serait le sort de quelque huit cents Juifs entourés par plus de huit cent mille Palestiniens s’ils n’étaient protégés..D’autant que l’on sait qu’il y a en moyenne une centaine d’attentats terroristes par mois en Judée Samarie... Attentats dont on n’entend parler que s’il y a des morts ou des blessés graves. Et ne comptez pas sur les réalisateurs de ce « documentaire » pour vous en parler...Rien n’en est dit. Alors que les agressions par des « colons » seraient en augmentation, nous dit-on. Les chiffres n’ont pourtant rien à voir avec les attaques perpétrées par des Palestiniens et les coupables sont jugés...

La caméra des réalisateurs s’appesantira sur un Palestinien blessé lors d’une attaque au cocktail Molotov par des Juifs du taxi où il se trouvait en famille. Un incident sans doute vrai et déplorable. Mais qui est loin de faire une généralité...Ce blessé a d’ailleurs été soigné dans l’hôpital Hadassah de Jérusalem, où sont soignés côte à côte Juifs et Arabes. Dans la traduction de ce qui est dit en arabe le nom de cet hôpital remarquable n’est pas donné...Est-ce parce qu’il est à l’Est de Jérusalem ?

A propos de Jérusalem on entend proférer une affirmation qui voudrait que son « occupation » serait « l’obstacle à la paix »...alors qu’à entendre les divers responsables palestiniens les obstacles seraient légion, mais faire de Jérusalem l’obstacle par excellence s’inscrit dans une stratégie bien réfléchie puisque cela a l’avantage de rallier musulmans et chrétiens, leurs lieux saints, pourtant accessibles à tous, étant présentés par le narratif anti-israélien comme menacés...

La Vallée du Jourdain et une désinformation sur l’eau

Les réalisateurs vous montreront des « colons » qui déclarent que la sécurité d’Israël commence dans la Vallée du Jourdain, ce qui est d’ailleurs exact. Car comment un éventuel État palestinien démilitarisé pourrait-il prévenir tout afflux de jihadistes qui commenceraient par renverser l’Autorité palestinienne...d’où la posiiton du gouvernement israélien qui veut garder le contrôle de cette Vallée dans le cadre de tout accord. Mais dans « Broken Hopes » ces « colons » passent pour des jusqu’au-boutistes...

Ils sont également accusé de voler l’eau en quelque sorte alors que les Palestiniens seraient contraints de faire entre 20 et 25 kms pour un mètre cube du précieux liquide...Affirmation ridicule. Là encore un cas possible, encore que les distances ne soient pas si grandes dans cette Vallée, se muant en généralité fausse... Les réalisateurs ignorant sans doute par ailleurs les vertus de la technologie israélienne de l’arrosage par goutte à goutte mise en place dans les cultures faites par les Israéliens dans la Vallée. On voit d’ailleurs la différence de l’autre côté du Jourdain, en Jordanie, où les cultures végètent sans pourtant la présence d’un seul Israélien...On pourrait en dire de même de la juxtaposition d’images de villages juifs impeccables et de villages palestiniens mal entretenus et poussiéreux... comme ceux que l’on trouve partout dans la région, ni plus ni moins, sans qu’il n’y ait non plus un seul Israélien en vue...

Une eau si noire qu’elle fait peur et tue et autres mensonges

Quant aux propos diffamatoires, livrés comme vérités absolues, concernant une eau « noire », cette fois, « si noire qu’elle fait peur » dit un Palestinien assis devant sa tente dans le désert, eau réservée aux Bédouins en certains endroits, faisant mourir les animaux et rendant les enfants malades, ils ne reposent sur aucun fait vérifié. Si cela était le cas cela aurait bien entendu fait la une de tous les journaux...

Autre exemple de séquence mensongère : cette jeune fille qui déclare ne pas pouvoir avoir d’ordinateur ou de téléphone portable comme ses amies – de jeunes Palestiniennes qui ne vivent donc pas si mal...- car sa maison ne dispose pas d’électricité...Or, quelques images plus tard on voit des enfants regarder la télévision en famille dans une pièce négligée, mais est-ce là la faute d’Israël...De plus, effectivement, les Bédouins qui vivent sous des tentes n’ont pas toujours de lignes électriques, mais pourquoi ?

Un autre mensonge concerne les détritus que jetteraient les Israéliens devant les tentes de Bédouins...On se demande comment ils auraient pu les y transporter pour les jeter justement là, alors que le désert est si vaste... La réalité étant plutôt qu’il est courant pour les Bédouins de récupérer des matériaux sur des épaves de véhicules, par exemple. Personne ne les empêchant d’ailleurs de nettoyer le terrain devant leur tente...

Action Contre la Faim qui reçoit des millions de divers gouvernements se détourne ici de sa mission

L’ONG Action Contre la Faim a produit ce « documentaire » avec l’agence VU et Darjeeling pour marquer le 20ème anniversaire des Accords d’Oslo » [ ndlr à propos de Darjeeling, il s’agit sans doute de cette maison de production spécialisée dans « les nouveaux médias et les récits à fort potentiel interactif et créatif. Elle a pour vocation de mettre la technologie au service du contenu et d’inventer de nouveaux langages audiovisuels grâce aux outils issus de la révolution numérique » et a sans doute réalisé les « cartes interactives » assez obscures par ailleurs ]

« Broken Hopes » étant, précise cette agence, un « Webdocumentaire de Cédric Gerbehaye, photographe et Eve Sabbagh, journaliste avec le soutien d’Action contre la Faim en partenariat avec Médiapart, Les Inrockuptibles, El Mundo et De Standaard conçu par Darjeeling ».

Cédric Gerbehaye explique ainsi son crédo : « Je fais de la photo...parce que j’ai des convictions », tout en « assumant sa subjectivité ». Ce que l’on ne contredira pas et qui ressort dans ce film. Photographier un enfant triste, ou un enfant se cachant les yeux, ou derrière un grillage, sans que l’on sache ce qu’ont été les circonstances réelles de la prise de vue, ou un bac « d’eau noire » et la tête d’un animal peut-être mort, juste à côté, laissant croire qu’il aurait été empoisonné, cela ne relève, en effet, pas de l’information.

La co-réalistarice, Eve Sabbagh, a d’ailleurs, elle aussi, une opinion bien arrêtée sur la question palestinienne comme en attestent ses articles manichéens publiés en 2005 dans le site au nom évocateur, The Electronic Intifada. Le site de « Broken Hopes » nous apprend, sans que l’on soit surpris, que « Depuis 2008, elle est employée par BBC media action et travaille en ce moment sur des émissions de débats télévisés grand public à travers le monde arabe ».

Participant de la diabolisation d’Israël, Action contre la Faim, respecte-t-elle sa mission déclarée ?

A propos de l’ONG « Action contre la Faim », NGOM, indique qu’elle se présente comme « l’une des organisations de pointe dans la lutte contre la faim dans le monde », avec comme principes de base « l’indépendance, la neutralité, la non-discrimination, un accès libre et direct aux victimes, le professionnalisme et la transparence ». Elle a reçu pour 2011 « 34 millions 757.559 € de l’Union européenne, 2 millions 862.965 € des États-Unis, 2 millions 416.018 € de la France, 5 millions 246.619 € du Royaume-Uni et 5 millions 404.327 € de la Suède. Soit plus de 60 millions d’€. De quoi nourrir du monde.

On aimerait savoir combien lui a coûté « Broken Promises »...qui n’a d’ailleurs rien à voir avec sa mission affichée...Alors pourquoi ce choix, cet investissement, ces fonds détournés de sa mission réelle ?

NGOM note qu’en juillet 2013 Action Contre la Faim publiait un rapport sur Gaza
où cette ONG déclarait que le blocus -partiel – de Gaza est « une négation des droits de l’homme élémentaires en contravention avec la loi interationale et revient à une punition collective – ce qui est faux - »...Cette ONG fait partie de EWASH, une ONG qui, faisant fi de la teneur des Accords d’Oslo, justement, et de leur respect par Israël, accuse à tort l’État hébreu de ne pas respecter le droit international en matière d’eau.

Et enfin, NGOM rappelle que Sylvie Brunel, directrice d’Action Contre la Faim, avait démissionné en 2002, ne pouvant accepter que cette ONG soit de fait, selon elle, une entreprise commerciale...


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