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La mauvaise voie

Par Sami El Soudi © Metula News Agency

samedi 24 septembre 2005
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(...) la dialectique de coexistence avec les Dhimmis, qui marginalise les fondamentalistes et met en relief leur brutalité, leur inutilité, leur arriérisme, et leur machisme

L’armée de l’air israélienne a mené, tôt ce matin, une série de trois raids dans la bande de Gaza. L’un avait pour cible un atelier de montage de roquettes situé dans le camp de réfugiés de Jebalya, un autre, une fabrique d’armes installée dans la ville de Gaza et un troisième, un entrepôt désaffecté, également à Gaza, utilisé par le Hamas pour la fabrication de missiles.

 

Des observateurs de la Ména sur place ont relevé que le troisième objectif avait été manqué, le missile atterrissant dans un terrain vague, à proximité de l’entrepôt. Les deux autres bâtiments ont été soit complètement détruits, soit du moins sérieusement endommagés.

 

Le propriétaire de l’entrepôt désaffecté, un certain Mahed Abou Assi, a nié aux oreilles de reporters présents sur place que sa construction était utilisée pour produire des armes. Affirmation aussitôt rejetée par nos auxiliaires, résidants de ce quartier, qui connaissent bien l’entrepôt d’Assi et qui avaient maintes fois constaté de visu les activités qu’on y pratiquait.

 

Trois personnes, dont deux liées à la production de Qassam, ont été superficiellement blessées lors de l’attaque.

 

Ce raid de l’IAF (Israel Air Force Ndlr.) intervient après que le Hamas ait tiré 29 roquettes, durant la nuit, contre des objectifs situés en territoire israélien. A Sdérot, trois personnes ont été blessées, deux légèrement et une troisième quelque peu plus sérieusement par 21 Qassam !

 

Certains de ces projectiles ont atteint un immeuble d’habitation, une école, un centre sportif ainsi qu’une fabrique.

 

Les autres missiles de confection artisanale se sont abattus sur des terrains inoccupés, le long du mur de séparation séparant la bande de Gaza du territoire israélien, ainsi que sur les terres du kibboutz Kissoufim. Le Jihad islamique palestinien a également tiré un missile antichar contre une patrouille israélienne opérant sur la route de sécurité.

 

Ce qui ne manque pas d’inquiéter, en constatant cette série d’incidents, c’est que les tirs fournis de Qassam durant la nuit sont, selon les dires de l’organisation fondamentaliste terroriste, des "actes de représailles contre l’explosion (hier soir) lors d’une parade militaire dans la ville de Gaza, des suites de laquelle 19 personnes ont été tuées". Or, le Comité central du Fatah a déchargé Israël de toute responsabilité dans l’explosion en question, précisant dans un communiqué que "le mouvement Hamas était totalement responsable des victimes du défilé militaire qui s’est tenu au milieu de civils".

 

Il a été rapidement établi que c’est une charge explosive située dans un pick-up (une camionnette) du Hamas, contenant par ailleurs des missiles Qassam, qui a explosé au centre de la foule, suite, vraisemblablement, à la manipulation erronée d’un engin explosif.

 

Nous venons ainsi d’assister aux représailles du Hamas contre Israël, pour un acte dont le Hamas est lui-même responsable et dans lequel l’Etat hébreu n’a joué aucun rôle ! Ce comportement de la part des frénétiques religieux du groupe terroriste montre à quel point ces gens sont dangereux et n’ont aucun respect pour la vie humaine – autant chez leur ennemi, ça c’est au moins logique, que parmi notre population, ce qui relève d’une attitude suicidaire –. De plus, ce comportement inconscient marque la dualité inconciliable prévalant entre les buts recherchés par la direction élue de l’Autorité Palestinienne et les terroristes islamiques : pour M. Abbas, l’objectif consiste à instaurer les structures d’un Etat viable pour les Palestiniens et à négocier sa création avec Israël. Pour le Hamas et le Jihad, il s’agit au contraire d’entretenir la guerre sainte globale des musulmans contre les impies, dont le conflit israélo-palestinien n’est qu’un avatar, quitte à sacrifier dans ce combat les aspirations légitimes – mais politiques et laïques – du peuple palestinien.

 

Ces derniers jours, Mahmoud Abbas a tenté un compromis impossible avec les chefs islamistes qu’il a rencontrés : leur laisser leurs armes, aux deux conditions, qu’ils cessent leurs tirs de Qassam contre le territoire israélien et que leurs membres cessent de se montrer en armes dans la rue palestinienne. Piètre marchandage, visant à satisfaire l’attente internationale, non en désarmant les fanatiques mais en les incitant à cacher leurs armes… Arrangement cosmétique dont nous, les Palestiniens, serions les premières victimes.

 

Et ce, tout d’abord parce que la dissimulation des armes du terrorisme ne satisfera pas les Américains et les Israéliens et que, conséquemment, l’ouverture des négociations basées sur la Carte Routière sur le statut final est encore reportée sine die. Le préambule principal de la Carte Routière – dois-je encore une fois le rappeler à Mahmoud Abbas – exige de notre part le désarment des organisations terroristes, et, faute de s’y atteler, nous n’aurons jamais notre Etat, quitte à pourrir avec, sur les bras, une situation ingérable à Gaza et un statu quo d’occupation à durée indéfinie en Cisjordanie. Et c’est bien de pourrir qu’il s’agit, car ce statu quo ne permet pas de soulager notre population de ses maux les plus graves, particulièrement, d’améliorer sensiblement ses conditions économiques de subsistances. Ce pourrissement, de par cette attente populaire non comblée, jouera en faveur des islamistes, passés experts dans la canalisation du mécontentement populaire.

 

Ensuite, parce qu’aucune évolution démocratique ne peut se faire en présence d’un contrepouvoir hostile, aux finalités divergentes, habitué à faire valoir ses aspirations par les armes. Hors toute considération israélienne, il est absolument illusoire d’espérer fonder un Etat, et y vivre, tant qu’existeront sur son territoire et dans sa société des groupes armés, en si grand nombre, et dotés d’une organisation si dogmatique, violente et rigide.

 

Enfin, parce que les fondamentalistes sont en train de profiter – après l’avoir instrumentalisé – du désordre régnant à la frontière palestino-égyptienne de Rafah afin d’y faire transiter des tonnes d’armes, de matériaux explosifs et de renforts qualitatifs, sous la forme d’artificiers, d’ingénieurs et de maîtres terroristes, issus des camps d’entraînement libanais et syriens. Selon le chef d’état-major israélien Dan Haloutz, d’habitude bien au courant de la situation, fort de ses nouveaux moyens, le Hamas serait en train de mettre au point le Super-Qassam. Un missile possédant une portée de 15 kilomètres, contre 5 à 7 au Qassam actuel. Assez pour terroriser Ashdod, Ashkelon et même pour atteindre le ranch de Sharon, Les Sycomores. Or, les conséquences d’un envoi de missiles sur ces cibles, surtout s’il occasionnait des morts, seraient critiques. Les Israéliens, qui n’ont pas évacué la bande de Gaza pour permettre des agressions terroristes encore plus meurtrières qu’auparavant, seraient tentés de réoccuper toute la bande de Gaza, et définitivement cette fois, comme l’a fort justement analysé mon collègue Jean Tsadik. Des tirs palestiniens sur les grandes agglomérations juives du sud d’Israël, signifieraient qu’il est impraticable de s’entendre avec nous et que le gouvernement de l’AP ne sert à rien, que, n’étant ni able nor willing (ni capable ni désireux) de prendre la responsabilité sécuritaire de son territoire, toute concession qui lui est faite est non seulement inutile mais aussi dangereuse pour les Hébreux.

 

C’en serait terminé pour des décennies de notre rêve d’un Etat indépendant, dans lequel nous pourrions vivre une vie normale, élever nos enfants et leur assurer une existence digne ainsi que leur intégration dans la passionnante dynamique du monde. C’est précisément le vœu des islamistes, qui préfèrent l’occupation étrangère – qui justifie leur présence et qui leur donne un rôle, voir le Hezbollah au Liban – à la dialectique de coexistence avec les Dhimmis, qui marginalise les fondamentalistes et met en relief leur brutalité, leur inutilité, leur arriérisme, et leur machisme.

 

Notre guerre n’est pas la leur. Fassent les événements à venir que nous ne soyons pas broyés par la Jihad globale, et sa consommation irréfrénable en vies humaines…           


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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