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Relâcher 104 meurtiers ou complices d’attentats terroristes pour pouvoir négocier serait un geste « a minima » selon Le Figaro...

Hélène Keller-Lind

lundi 29 juillet 2013
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Il est des titres qui étonnent tel celui d’un article du Figaro daté du 29 juillet, concernant la libération de détenus palestiniens par Israël pour que les Palestiniens acceptent de retourner à la table des négociations. On y lit : « Nétanyahou prépare a minima une reprise du dialogue israélo-palestinien »...quant à l’opposition à cette mesure, elle serait le fait d’extrémistes. Or, ce sont quelque 85 % des Israéliens qui s’y opposent pour savoir concrètement ce qu’est le terrorisme et par crainte de voir ces terroristes libérés reprendre du service. Une décision décrite par Benyamin Netanyahou comme injuste et infiniment difficile, bien loin de tout « minima »...

Une méconnaissance totale des réalités israéliennes et palestiniennes

Ce titre du Figaro – un quotidien qui n’est pas foncièrement hostile à Israël - du 29 juillet, annonçant que « Nétanyahou prépare a minima une reprise du dialogue israélo-palestinien », ainsi que l’article qui le suit, indiquent à quel point les commentaires faits sur Israël sont souvent à côté de la plaque. En effet, parler de geste « a minima » est absurde. Dans une « Lettre ouverte aux citoyens israéliens » datée de la veille du vote du Cabinet israélien sur la question de la libération anticipée de prisonniers palestiniens d’avant Oslo, « ayant du sang sur les mains » - euphémisme pour décire des meurtiers ayant tué et blessé lors d’attaques terroristes ou les ayant commanditées -, Benyamin Netanyahou disait toute la difficulté qu’ont des dirigeants à prendre une décision « en contradiction avec la justice » mais qui est aussi, « infiniment difficile, elle est douloureuse pour les familles endeuillées, elle est douloureuse pour la nation toute entière et elle est aussi très douloureuse pour moi ». Le Premier ministre faisant alors allusion aux sept memebres de sa famille vicitmes d’attentars terroristes. Car, dans ce petit pays qu’est Israël, avec une population de 7,7 millions d’habitants aujourd’hui, mais d’à peine 4 millions à l’époque d’Oslo, nombreuses sont les personnes touchées directement ou indirectement par le terrorisme. Qui est loin d’être un mot abstrait pour la quasi totalité des citoyens.

Le terrorisme palestinien se traduit en victimes, morts et blessés, dont nombre de civils

A titre d’exemple, le Shin Bet, Agence de Sécurité Intérieure d’Israël, indiquait dans son rapport sur le terrorisme mensuel pour juin 2013 qu’il y avait ey une légère baisse d’actes terroristes, ceux-ci étant passés à 103...la plupart étant des jets de cocktails Molotov, quatre ayant été des roquettes lancées depuis la Bande de Gaza, 39 ayant été perpétrés à Jérusalem et le reste en Judée Samarie. C’est dire que la pression terroriste est une pression de tous les instants, même si, pour l’heure elle est relativement localisée, et même si au cours de ce mois-là on n’a compté qu’un seul blessé, un membre des services de sécurité . Mais pierres et cocktails Molotov tuent et blessent grièvement aussi...

Pour l’année 2012 dix personnes ont été tuées lors d’attaques terroristes, dont six civils, contre vingt-deux en 2012....Mais le nombre de vicitmes, la plupart blessés, a été de trois cent neuf en 2012 contre cent cinquante-neuf l’année précédente... Et si cela n’est pas mentionné par la plupart des médias étrangers, chaque victime, chaque acte terroriste est rapporté dans les médias israéliens...

Entre 1990 et 1999, 348 personnes ont été tuées, entre septembre 2000 et 2007, 1.234 Israéliens ont été tués et entre 2001et 2007, 8.342 Israéliens ont été blessés au cours d’attaques terroristes

Touchés directement ou indirectement par le terrorisme, 85 % des Israéliens rejettent la libération de meurtriers

Ce qui explique que cette mesure de libération de terroristes palestiniens est rejetée par le plus grand nombre, un récent sondage indiquant que 85 % des Israéliens lui étaient opposé, seuls 15 % étant en sa faveur. Or, l’article du Figaro donne le sentiment que ce seraient les « extrémistes » tels que « l’aile dure » du Likoud, ou « Le Foyer Juif », une formation nationaliste hostile à la ¬moindre concession aux Palestiniens » qui s’opposeraient à la mesure. Ce qui est une contrevérité, des deux éléments étant loin de constituer 85 % de la polupation israélienne...

La crainte de voir des terroristes libérés récidiver exprimée aussi par le Shin Bet et le ministre de la Défense

A cette connaissance tangible de ce que signifie le terrorisme s’ajoute une autre crainte, partagée par des dirigeants très au fait de ces questions, à savoir la certitude que certains de ces terroristes relâchés reprendront leurs activités ou aideront d’autres à le faire. Ce qui s’est déjà vu par le passé. Car d’autres terroristes ont été relâchés comme le rappelait d’ailleurs Benyamin Netanyahou dans sa Lettre ouverte, soulignant que ces décisons n’avaient guère été plus faciles. Il y eut les terroristes relâchés pour obtenir la libération de l’otage franco-israélien Guilad Shalit kidnappé en Israël par le Hamas et qu’il évoquait en ces termes « Le retour de Gilad Shalit à la maison a impliqué une décision infiniment difficile pour moi : la libération de terroristes. Mais j’ai pensé que ramener des enfants à la maison avait une valeur telle qu’il fallait surmonter cette difficulté ».

Le Chef du Shin Bet – agence de sécurité intérieure d’Israël -, Yoram Cohen, qui a participé à la réunion du Cabinet ministériel ayant entériné la décision de libérer des terrotistes palestiniens, avertissait que certains de ceux qui vont être libérés reprendront des activités terroristes ajoutant cependant que ces libérations pourraient calmer la situation sur le terrain. Ce que rapportait, entre autres, Haaretz, quotidien que l’on ne peut guère qualifier de va-t’en-guerre...

Le 29 juillet, au lendemain de la tenue de cette réunion du Cabinet ministériel, c’est le ministre de la Défense, Moshe Ayaalon, qui, selon Ynetnews, déclarait : « nous avons dû choisir entre une mauvaise décision et une décision pire encore. Nous allons payer un prix élevé en termes de dissuasion ». Et il précisait que « les considérations stratégiques qui sous-tendent cette décision seront révélées un jour »

Très conscient de ces riques, pour tenter de contrer d’éventuelles velléités de reprise d’activités terroristes, Benyamin Netanyahou a mis sur pied « une équipe ministérielle....pour la libération des prisonniers palestiniens. Elle sera présidée par le Premier ministre, ses autres membres étant le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, le ministre de la Justice, Tzipi Livni, le ministre de la Sécurité Publique, Yitzhak Aharonovitch et le ministre de la Technologie et de l’Espace, Yaakov Peri ». Car, « l’Etat d’Israël se réserve le droit de prendre toutes les mesures contre chacun de ces prisonniers qui seront relâchés s’ils reprennaient des activités terroristes ou s’ils violaient les conditions de leur libération, ce qui s’ajouterait à ce qui reste de leur condamnation, ce qui sera décidé par les autorités compétentes ».

Un attentat perpétré délibérément contre des civils ne reléverait pas du terrorisme ?

L’article du Figaro appelle une dernière observation. Elle concerne l’utilisation de guillemets dans cette phrase : la libération de « terroristes ». Le quotidien s’alignant en cela avec, par exemple, l’opinion du ministre palestinien des Affaires étrangères déclarant le 29 juillet que « les prisonniers palestiniens sont des combattants de la liberté et pas des terroristes », donnant sa défincition du terme : « les terroristes sont ceux qui occupent les terres d’un autre peuple et le déplace par la force et s’installe à sa place ». Et ajoutant : « cette défintion du terrorisme s’applique entièrement à maint homme politique israélien qui diffame les prisonniers palestiniens, surtout ceux qui ont été emprisonnés avant Oslo ».

Selon lui, perpétrer un attentat, suicide ou pas, dans un bus, une école, un centre commercial ne relèverait donc pas du terrorisme. Il faut dire que l’Autorité palestinienne glorifie constamment les Shahids - « martyrs » tués lors d’opérations terroristes, justement - ainsi que ceux qui en ont réchappé, ont été arrêtés, dûment jugés et condamnés.

Un clip d’une chanson du groupe palestinien Alashekeen, élevé au rang de « groupe national » fin 2010 par Mahmoud Abbas, dédié à « nos braves prisonniers », diffusé par la télévision officielle palestinienne pour la première fois le 7 mai 2012 et rediffusée onze fois en 2012, puis deux fois en janvier 2013, montre un Mahmoud Abbas tonnant qu’il fera libérer tous les prisonniers avant que, sur fond de musqie dansante, soient affichés le portrait de certains de ces prisonniers...Palestinian Media Watch, qui traduit et met en ligne ce clip, détaille les attentats commis par ces personnages.

« Ibrahim Hamed, condamné à 54 peines à perpétuité pour avoir planifié des attentats suicide, y compris celui de l’Université Hébraïque, - 9 tués -, le Cafe Moment (12 tués), le Cafe Hillel (7 tués, la Place Sion à Jérusalem (11 tués).
Abbas Al-Sayid, condamné à 35 peines à perpétuité pour avoir planifié deux attentats suicide, l’un lors d’un dîner de Pessah en 2002, tuant 30 Israéliens, et un autre en 2001, en tuant 5 et en blessant 100.

Yasser Abu Bakr, responsable pour une attauqe terroriste à Netanya en 2002 au cours de laquelle un bébé de neuf mois et un adulte ont été tués.
Nasser Awais, condamné à 14 peines à perpétuité pour avoir planifié des attentats suicide au cours desquels 13 civils ont été tués, y compris une attaque lors d’une célébration provée pour une Bat-Mitzva et le meurtre d’un bébé en 2002.

Fuad Al-Shubaki, condamné à 20 ans de prison, pour son implication dans l’affaire du Karine en 2002, au cours de laquelle 50 tonnesd’armes illégales ont été trouvées sur un bateau palestinien.
Ahmad Sa’adat, condamné à 30 ans de prison pour avoir été à la tête de l’organisation terroriste du FDLP. Une chanson lors d’un événement organisé par le FDLP avait chanté ses louanges pour avoir planifié l’assassinat du ministre du Tourisle israélien, Rehavam Ze’evi en 2001, mais il n’a pas été jugé pour ce crime.

Marwan Barghouti, condamné à 5 peines à perpétuité pour avoir planifié des attaques terroristes ».

S’il n’y a certes pas de définition officielle internationale de ce qu’est le terrorisme, cette notion existe pourtant. Comme vient d’en témoigner la décision tardive de l’UE d’inscire le Hezbollah – sa branche armée – sur sa liste d’organisations terroristes. Dès lors comment prétendre que les actes perpétrés par les prisonniers cités ci-dessus, parmi d’autres, ne relèveraient pas du terrorisme...


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