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Sur le Golan, aujourd’hui terre de tous les dangers, une réalité explosive

Hélène Keller-Lind

mercredi 26 juin 2013
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S’adressant avec gravité aux troupes stationnées sur le Golan le 26 juin, le Premier ministre israélien soulignait s’être rendu à plusieurs reprises sur le plateau qui jouxte la Syrie. Ce qui montre à quel point cette frontière est pour l’heure celle de tous les dangers, même si de nouveaux tirs de roquettes venus de la Bande de Gaza ont touché le sud du pays, même si la menace iranienne se précise avec l’élection d’un nouveau Président dont la modération n’est que de façade. Car en Syrie, ce sont à la fois Bashar Al-Assad ou ses alliés du Hezbollah terroriste chiite et des rebelles appartenant à divers mouvements jihadistes sunnites qui veulent en découdre avec l’État hébreu.

Un exercice militaire qui n’est pas théorique sur fond de situation explosive

Le 26 juin le Premier ministre israélien se rendait à nouveau sur le Plateau du Golan pour y observer la situation, lancer un avertissement quant à sa gravité, assister à un exercice de la Brigade Golani, et booster le moral des troupes d’élite qui y sont stationnées. Car, dit-il en s’adressant à la fois « au ministre de la Défense, au Chef d’état-major de Tsahal, au Chef d’état-major adjoint, au Commandement du Nord, au commandant de la Brigade et à tous les commandants et soldats...l’exercice que nous faisons ici n’est pas théorique. La réalité qui nous entoure évolue très rapidement. Elle est explosive et dynamique et nous devons être prêts en conséquence ».

Évoquant sa propre expérience au combat il déclarait : « vous devez savoir que le champ de bataille relève du domaine de l’incertitude. Quel que soit notre degré d’entrainement, de planification, il reste du domaine de l’incertitude. Dans la bataille décisive, au-delà des hommes et de la technologie, ce qui compte, c’est notre détermination, la volonté de gagner et la capacité de briser l’ennemi et, au moment décisif, de lui insuffler la peur de la mort. C’est ainsi que les batailles sont gagnées...Nous devons être prêts à changer la situation et à décider de ce que seront les situations en fonction des évolutions ». Félicitant les soldats dont il venait de voir l’entrainement, il formulait l’espoir qu’ils étaient « prêts à affronter n’importe quel défi ».

Israël prêt à affronter n’importe quel défi

Si Israël ne peut se contenter d’être un observateur passif, aussi attentif soit-il, il n’est pour autant pas question de provoquer l’ennemi. Benyamin Netanyahou précisait, en effet, « Nous ne cherchons pas à défier qui que ce soit, mais personne ne va attaquer l’État d’Israël sans qu’il y ait une réponse forte et décisive. Les soldats qui sont ici aujourd’hui s’entraînent pour faire face à toute éventualité...J’espère qu’ils ne vont pas nous tester, mais s’ils le font, je suis certain que nous allons relever le défi.... » Car, se montrant confiant, le Premier ministre ajoutait : « ce qui m’a impressionné aujourd’hui au cours de cette nouvelle visite... c’est que nous avons élaboré, au fil du temps, une combinaison exceptionnelle de commandants militaires, de soldats et de technologie...prête à affronter n’importe quel défi ».

Des forces appartenant au Jihad Mondial plus hostiles encore à Israël que Bashar al-Assad

A la mi-novembre 2012 Benyamin Netanyahou se rendait déjà sur le Plateau du Golan en compagnie d’Ehoud Barak, son ministre de la Défense d’alors. Il déclarait « « nous suivons de près ce qui se passe de l’autre côté de la frontière avec la Syrie. Nous sommes bien décidés à défendre notre territoire et notre frontière. Nous l’avons fait clairement savoir à l’autre partie. La sécurité est le fondement de tout ce que nous faisons ». Il précisait ce qu’étaient les « nouveaux défis » auxquels Israël est confronté : « deux défis immédiats. L’un vient des tirs contre nos forces et notre territoire et l’autre des tentatives d’infiltration. Tsahal est bien préparé pour faire face à ces défis. Une nouvelle réalité affecte le gouvernement syrien : de nouvelles forces émergent des fissures du régime syrien et de ses forces et s'installent. Affiliées au Jihad Mondial, elles sont plus hostiles encore à Israël. Nous nous préparons à y faire face  ».

Ehoud Barak ajoutant depuis leur poste d’observation à deux pas de la Syrie : «  presque tous les villages du pied de cette crête à son sommet sont déjà aux mains des rebelles syriens », des rebelles haïssant plus encore Israël que le Président syrien, comme le soulignait Benyamin Netanyahou . Constat qui met d’ailleurs à mal toutes les théories d’un complot américano-israélo-qatari que l’on entend ici ou là...

En mars dernier, Aviv Kochavi, Chef des renseignements militaires constatait que « six organisations du Jihad sont mises au premier plan aujourd’hui en Syrie », regroupant « dix mille membres extrémistes et armés du Jihad »

Deux mois plus tard, s’adressant au New York Times, à l’issue d’un briefing sur la situation en Syrie, un responsable israélien avait cette formule : « better the devil we know than the devil we don’t »- mieux vaut le diable qu’on connaît que celui qu’on ne connaît pas. Le premier étant Bashar al-Assad à qui, d’ailleurs nombre d’Arabes reprochent de ne pas avoir attaqué Israël à ce jour, même s’il le fait de manière indirecte en armant et soutenant le Hezbollah terroriste chiite libanais qui combat à ses côtés, le second étant la nébuleuse terroriste qui combat le pouvoir syrien aux côtés de rebelles . Assad, pour sa part, se disant persuadé qu’Israël aide les rebelles...C’est d’ailleurs Israël qu’il désignait comme éternel coupable et « le réel ennemi » dans une interview donnée à la télévision du Hezbollah fin mai.

Et le 26 mai, Amir Eshel, commandant de l’armée de l’air israélienne, déclarait : «  Avec la chute du régime syrien d’Assad, nous risquons de voir l’ensemble des missiles syriens pointés vers Israël », ajoutant : « nous devons être capables de neutraliser des transferts d’armes de tout type : missiles de pointe, roquettes, missiles sol-sol et armes chimiques » .

Le Golan plus inquiétant encore dans l’immédiat que les frontières nord ou sud ou l’Iran

Le ton et la teneur des propos de Benyamin Netanyahou s’exprimant depuis le Plateau du Golan étaient graves en ce 26 juin, même si, par ailleurs, des roquettes avaient été tirées à nouveau contre les populations du sud d’Israël depuis la Bande de Gaza où viennent de s’affronter Hamas et Jihad Islamique, nouveau combat entre frères ennemis. Même si Israël n’attend rien de bon du Président-élu iranien qui n’a rien du modéré qu’il passe pour être aux yeux de nombre de commentateurs se fiant à ses belles paroles de façade. Et alors que l’Iran poursuit son programme de nucléaire militaire.

Mais l’urgence semble bien être là, dans l’immédiat, sur ce Plateau conquis de haute lutte dans le cadre de la Guerre des Six Jours de 1967. Un Plateau d’où, auparavant, les troupes syriennes avaient pris pour habitude de tirer sur les Israéliens vivant dans des kibboutz en contrebas. Et d’où vient de se retirer une partie des Casques Bleus chargés d’y observer le maintien du désengagement, certains ayant été blessés par des tirs venus de Syrie


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