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Arafat Jaradat : falsifiant les résultats de l’autopsie, l’Autorité palestinienne crie à la torture

Hélène Keller-Lind

lundi 25 février 2013
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Très officiellement, lors d’une conférence de presse, le ministre palestinien aux Prisonniers accuse Israël d’avoir torturé à mort le prisonnier et « martyr » Arafat Jaradat, avec force de détails. Qu’on ne trouve pas dans les résultats de l’autopsie pratiquée en présence de deux Professeurs israéliens et d’un pathologiste palestinien. La cause de la mort n’a pu être déterminée pour l’heure car des examens toxicologiques sont en cours. Nombre de médias ont néanmoins annoncé que ce prisonnier serait « mort sous la torture », ce qui ne peut qu’enflammer des esprits déjà échauffés. Alors que planent des menaces de troisième Intifada...

Une agitation soigneusement entretenue depuis quelque temps autour du thème des terroristes palestiniens condamnés

Cela fait quelque temps déjà que dans les territoires palestiniens une grande agitation soigneusement orchestrée est entretenue, non seulement sur le plan local mais également international, autour du sort des prisonniers palestiniens, dont il faut rappeler qu’arrêtés pour des actes de terrorisme, bénéficiant de l’appui d’avocats, ils ont été jugé en bonne et due forme. Et reçoivent des visites de leur famille et/ou de la Croix-Rouge.
Un certain nombre d’entre eux sont placés en détention administrative car les preuves retenues contre eux ne peuvent être communiquées publiquement pour des raisons de sécurité. Cette agitation s’est concentrée récemment autour de trois prisonniers palestiniens grévistes de la faim qui exigent leur élargissement. Tout simplement. Ils sont, bien entendu, placés sous surveillance médicale, recevant des traitements adéquats, ce qui explique la durée de la grève de la faim de certains d’entre eux. Comme c’est le cas de Samer Issawi, qui fait une grève intermittente ayant duré pour l’heure un peu plus de deux cents jours. Il était en détention administrative pour avoir violé les conditions de sa libération accordée dans le cadre de l’échange de 1.027 prisonniers palestiniens contre la remise en liberté par le Hamas en 2011 de l’otage franco-israélien qui avait été détenu au secret, sans la moindre visite, pendant près de cinq ans.Assisté de son avocat, il vient d’être condamné à huit mois de prison à partir de la date de son arrestation et devrait donc être libéré début mars. A moins que les tribunaux ne jugent qu’il doit accomplir ce qui restait de sa peine lorsqu’il a été libéré. Ce qui faisait partie des conditions de sa libération, conditions qu’il avait acceptées. Il a d’ailleurs reconnu avoir violé les termes de cette libération conditionnelle.

Une enquête sur les causes de la mort toujours en cours, des résultats officiels clairs de l’autopsie pratiquée à ce jour


C’est sur cette toile de fond et alors que manifestations et heurts avec les forces de sécurité israélienne se multipliaient que l’on apprenait la mort d’Arafat Jaradat le 23 février, six jours après son arrestation et trois jours après sa comparution devant un juge, en présence de son avocat, Kameel Sabbagh. Qui dit aujourd’hui qu’il avait demandé qu’un médecin examine son client et que cela n’aurait pas été fait. Celui-ci s’était plaint de douleurs, dit-il, affirmant aujourd’hui qu’il lui aurait dit avoir été battu. L’audition avait été repoussée à une date ultérieure.
Après la mort du détenu un porte-parole israélien avait évoqué une possible crise cardiaque et déclarait que le détenu était mort en dépit des efforts faits pour le ramener à la vie.L’autopsie pratiquée le 24 février devant les Professeurs israéliens Yehuda Hiss et Arnon Afek, ainsi qu’un pathologiste palestinien, le Dr. Saber Aloul, et des membres de sa famille n’a pas démontré qu’il y avait eu crise cardiaque. Dans un communiqué officiel, le ministère de la Santé israélien note que « aucun signe de traumatisme extérieur n’a été trouvé mis à part ceux qui sont attribuables [aux tentatives faites] pour le ressusciter et une petite éraflure sur le côté droit de sa poitrine. Aucune preuve de maladie n’a été trouvée pendant l’autopsie. Deux hémorragies internes ont été détectées, l’une dans l’épaule, l’autre du côté droit du thorax. Deux côtes sont cassées, ce qui peut indiquer des tentatives faites pour le ressusciter. Ce qui a été trouvé jusqu’ici ne permet pas de déterminer la cause de la mort. Actuellement et jusqu’à ce que l’on ait les rapports d’examens microscopiques et toxicologiques, la cause de la mort ne peut être reliée à ce qui a été trouvé lors de l’autopsie ».

Des conclusions totalement falsifiées par divers responsables palestiniens


Or, ce qu’en disent les autorités palestiniennes n’a rien à voir avec les faits tels qu’ils sont rapportés ci-dessus.En effet, l’agence palestinienne Ma’an News cite Issa Qaraqe, le ministre palestinien des Affaires concernant les Prisonniers, selon qui « une autopsie a révélé qu’Arafat Jaradat est mort des suites de tortures drastiques ». Lors d’une conférence de presse le ministre affirmait qu’il avait « des os brisés dans le cou, la colonne vertébrale, les bras et les jambes ». Il évoquait « des hématomes importants sur le haut du dos et des meurtrissures circulaires sur le thorax, » « la preuve de tortures graves sur les muscles de son épaule gauche, parallèle à la colonne vertébrale au bas du cou et des preuves de tortures graves sous la peau et dans le muscle du côté droit de la poitrine...au milieu du muscle de la main droite ». Le ministre ne se conforme au rapport d’autopsie uniquement lorsqu’il mentionne les côtes cassées.
Ma’an News ajoute que le vice-ministre des Prisonniers palestinien estime que « ceux qui sont responsables doivent être poursuivis par Interpol ou la Cour Pénale Internationale ». Quant au Président de la Société des Prisonniers Palestiniens, Qaddura Fares, il rajoute d’autres détails, affirmant que « l’autopsie révèle sept blessures à l’intérieur de la lèvre inférieure de Jaradat, des ecchymoses sur son visage et du sang sur son nez ».

Selon l’agence officielle palestinienne Wafa, Mahmoud Abbas a téléphoné à la famille du défunt pour lui exprimer ses condoléances. Salam Fayyad se disant très choqué et triste soulignait la nécessité de révéler les raisons de cette mort qu’il considère comme « une violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève, » Jaradt étant « mort alors qu’il était détenu dans une prison israélienne ». Et il en appelait à la « communauté internationale de remplir ses obligations en obligeant Israël à se conformer au droit international ».

Des responsables palestiniens demandent que soient relâchés rapidement tous les condamnés pour terrorisme palestiniens...

Salam Fayyad en profitant pour demander « une solution immédiate dans le dossier des prisonniers et la nécessité de les relâcher rapidement ». Hanan Ashrawi, membre du Comité Exécutif de l’OLP, rendait également Israël de la mort d’Arafat Jaradat et en appelait aux Nations unies, la communauté internationale, les organisations des droits de l’homme, pour qu’elles interviennent rapidement et exigeait qu’il y ait une enquête internationale. Elle demandait aussi la libération de tous les prisonniers palestiniens sans conditions ». Soit quelque 4.000 condamnés pour actes de terrorisme à relâcher...

Les déclarations en arabe utilisant souvent le terme « martyr » pour décrire Arafat Jaradat. Un terme qui n’est gère anodin et appelle à venger sa mort. Une mort qui est en passe d’être instrumentalisée.

Bien évidemment des milliers de Palestiniens ont manifesté dans les Territoires palestiniens contre cette mort dont on ne connaît pourtant pas les causes à l’heure actuelle et alors que l’autopsie pratiquée n’a révélé aucune trace de maltraitance...Il y a eu des dizaines de blessés. Et l’affaire ne va certainement pas en rester là...C’est en pure perte, semble-t-il, qu’Israël a demandé à l’Autorité palestinienne de calmer la situation Celle-ci mettant plutôt de l’huile sur le feu en déformant les faits tels qu’ils ont été constatés au cours de l’autopsie...

Des médias s’emballent sans tenir compte de l’autopsie officielle, relayant des accusations falsifiées

Alors que les résultats officiels ont été communiqués par le ministère de la Santé israélien, annonçant des examens supplémentaires en cours, nombre de médias n’ont pourtant pas hésité à parler immédiatement de « mort sous la torture », ce qui relève d’un travail bâclé aux conséquences incalculables. On avait eu un exemple flagrant de ce type d’accusations hâtives, non vérifiées et de ses conséquences avec les accusations portées contre Israël dans l’affaire al-Dura, toujours devant les tribunaux ...

Ces accusations avaient déclenché une vague d'antisémitisme sans précédent qui perdure.


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