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Réflexion sur la politique du Quai d’Orsay, la convocation de l’Ambassadeur d’Israël et la position du gouvernement français à l’égard des revendications palestiniennes.

Pascale Davidovicz

mardi 11 décembre 2012
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Nous nous souvenons – pour les plus âgés d’entre nous – avec amertume et colère de l’image de Valéry Giscard d’Estaing scrutant Israël à travers ses jumelles depuis la frontière jordanienne.
D’un président à l’autre, d’un gouvernement à l’autre, de droite comme de gauche, à l’exception de celle de Nicolas Sarkozy, la politique étrangère de nos gouvernants à l’égard d’Israël reste la même, qu’ils aient des jumelles, des lunettes aux verres déformants ou des œillères, c’est l’aveuglement !

Mais il faut savoir que cette attitude hostile n’est pas due uniquement, comme on le dit souvent, à la nécessité de préserver l’approvisionnement en énergie depuis les pays arabes, ou de maintenir une relative tranquillité de nos concitoyens ou immigrés musulmans.

Elle est aussi le fait de l’exorbitant pouvoir occulte de ce qui est appelé le Quai d’Orsay, voire le Quai, et plus clairement le Ministère des Affaires Etrangères.

Très peu de choses filtrent de cette administration omnipotente, et les français en ignorent, pour la plupart, l’étendue des prérogatives et des pressions qu’elle exerce sur les gouvernements.

Même Nicolas Sarkozy, qui s’en était courageusement démarqué, n’a pu empêcher qu’en août 2011, Valérie Hoffenberg, représentante spéciale de la France pour le processus de paix au Proche Orient, et surtout candidate UMP dans la 8ème circonscription pour représenter les Français de l’étranger (Chypre, Grèce, Israël, Italie, Malte, Turquie), soit renvoyée de son poste par les services du Quai d’Orsay, irrités par son opposition à la demande d’adhésion d’un État Palestinien à l’ONU.

Les français raillent volontiers avec malice les dirigeants débarqués à chaque changement de gouvernement, à la TV, à EDF ou ailleurs. C’est du reste de moins en moins le cas.

Mais s’interrogent-t-ils plus sérieusement sur les changements opérés au Quai d’Orsay ? Y en a-t-il ? Qui en parle ?

Les rares journalistes ou intellectuels qui ont eu le courage de dénoncer la cacophonie entre le Quai d’Orsay et l’Elysée en ont été pour leurs frais.

Comme le souligne Ara Toranian, Directeur de Nouvelles d’Arménie Magazine, dans son édito du 9 juillet 2012 à propos de la reconnaissance du génocide arménien, « cette résistance à répercuter les prises de décisions démocratiques s’inscrit dans le conservatisme inhérent à cette vénérable institution qui a vocation à privilégier ses relations avec les Etats constitués plutôt qu’à s’épancher sur les doléances des peuples. Pour elle encore plus que pour toute autre instance gouvernementale, une injustice vaut toujours mieux qu’un désordre. L’histoire des Arméniens a été endeuillée plus souvent qu’à son tour par ce cynisme. »

Il en va de même pour Israël. Depuis toujours le Quai d’Orsay favorise une politique pro-arabe au détriment d’Israël.

Les motivations de ses fonctionnaires, et leurs liens avec les barbouzes et les réseaux d’influence, restent opaques.

Toujours est-il qu’ils sont à l’origine de la convocation de l’Ambassadeur d’Israël en France, Yossi Gal, après l’annonce faite par Benyamin Netanyahou d’un projet de construction de 3000 nouveaux logements en Judée-Samarie et à Jérusalem, sur les terres ancestrales des hébreux faut-il le rappeler.

Et nous leur devons aussi le dernier revirement de François Hollande qui, au lieu de voter contre ou de s’abstenir à l’ONU, a donné son soutien à l’Autorité Palestinienne, et participé à son entrée en tant que membre observateur à l’ONU.

Ils ont été soutenus en cela par une pétition des élus socialistes qui ont rappelé à François Hollande ses promesses de campagne.

Il s’agit sans doute d’une promesse de campagne qui aura échappé à la vigilance de ses électeurs juifs et non juifs amis d’Israël !

Et je veux rendre hommage à Claude Goasguen, ancien Ministre, député de Paris, maire du 16ème arrondissement, et grand ami d’Israël, qui sur son site,en réaction à la position du gouvernement français de soutenir la reconnaissance de l’Autorité palestinienne comme membre observateur de l’ONU, « s’insurge contre la position du gouvernement français qui vient de franchir un pas supplémentaire dans l’erreur en se dissociant de la quasi-unanimité des grandes démocraties occidentales en votant pour la reconnaissance de l’Autorité palestinienne comme membre observateur de l’ONU.

Claude Goasguen estime que la France ne fait ainsi qu’affaiblir la possibilité de procéder à des négociations bilatérales de paix, car seules des négociations entre Israéliens et Palestiniens, sous l’égide et l’aide des puissances occidentales, peuvent aboutir à un compromis de paix et intégrant la démilitarisation de la bande de Gaza.

Il soutient que le faux espoir ainsi enregistré par les Palestiniens lors de ce vote symbolique se traduira en réalité par des difficultés supplémentaires pour eux. L’admission de l’Autorité palestinienne comme Etat observateur de l’ONU est un cadeau empoisonné qui ne facilitera en rien l’avenir d’une paix durable et souhaitable. La communauté internationale joue ainsi avec des symboles fallacieux sans tenir compte de leurs effets négatifs.

En se singularisant le gouvernement français affaiblit l’influence de la France dans le Moyen Orient déjà suffisamment en difficulté et il rend plus difficile les chances de paix ».


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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