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Mohammed A Dura pour justifier des crimes contre l’humanité

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

mardi 30 septembre 2003
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Hier, dans le procès de Marwan Barghouti, c’était l’heure de la présentation des conclusions des parties. Devant un parterre comprenant une vingtaine de députés de parlements étrangers, dont des Français, des Grecs, des Allemands, des Britanniques et des Italiens, venus se persuader de la régularité des débats, l’inculpé continua à assurer lui-même sa défense.

La ligne qu’il a adoptée consiste à ignorer les actes d’accusation et à nier le droit de la justice israélienne de le traduire. Barghouti s’est employé à tout tenter afin de faire de son procès un procès politique. Pourtant, le dossier de l’accusation est lourd et détaillé et les accusations de meurtres et d’organisation de meurtres de citoyens israéliens qui l’emplissent, effacent toute notion de sympathie, qu’une personne normalement éduquée aurait pu ressentir en faveur de l’accusé.

Durant sa dernière plaidoirie, Barghouti a aussi affirmé qu’il ne resterait pas longtemps en prison. Sans doute escompte-t-il faire partie du contingent de 400 terroristes et espions qui devrait être échangé contre Elkhanan Tannenbaum et contre les dépouilles des 3 soldats kidnappés par le Hezbollah depuis le territoire libanais.

L’assurance du bonhomme me semble exagérée. D’abord parce que la transaction est loin d’être consommée, vu que nous sommes de plus en plus nombreux, en Israël, à nous opposer à tout accord qui n’inclurait pas le navigateur Ron Arad. Arad qui fut capturé au Liban par l’organisation Amal de Nabi Berri, le porte-parole du gouvernement libanais allié de Jacques Chirac, et qui fut transféré par les Libanais en Iran, où il est détenu, sans raisons humainementconcevables, depuis 17 ans.

Ensuite, parce qu’on nous assure, depuis le bureau d’Ariel Sharon, que, de toutes façons, Marwan Barghouti ne fait pas partie de la liste des prisonnier libérables selon les termes de cet échange.

En tout état de cause, le dernier argument que l’inculpé a lancé à ses juges, en hébreu, a été pour affirmer que « Tsahal est l’armée qui prétend être la plus morale du monde, alors qu’en fait, elle est la moins morale du monde. Je veux vous rappeler que le monde entier a vu comment le jeune garçon Mohammed Dura a été tué pendant que les soldats restaient assis et riaient. »

Sur ce point aussi l’inculpé de meurtres tombant sous le coup de crimes contre l’humanité se fourvoie. Le monde n’a pas vu comment Mohammed a été tué. Malgré la générosité de France Deux, qui l’a désinformé gratis, le monde a vu un adolescent d’une quinzaine d’années (Mohammed, le vrai fils de Jamal A-Dura aurait eu 12 ans à l’époque) se coucher sur le côté ; il a vu un tir palestinien passer à 60 centimètres de sa tête, sans l’atteindre. Même en close-up, il n’a pas vu, le monde, la moindre trace de sang qu’auraient assurément laissé les 9 balles qui auraient atteint Jamal A Dura selon les médecins de Gaza (désavoués par ceux de l’hôpital militaire d’Aman où il a été soigné - leur témoignage est en notre possession -) et les trois projectiles mortels qui auraient traversé le corps de Mohammed.

Pas vu, Marwan, l’inculpé. Il n’y a pas, sur le document de la chaîne d’Etat française, la moindre image qui montre la scène que vous avancez afin de justifier vos propres meurtres. Aucune image de soldat non plus, ni assis, ni en train de se marrer. Toute la crédibilité de l’alibi national des crimes, que vous avez, quant à eux, indubitablement perpétrés, tient dans le commentaire d’un journaliste franco-israélien, qui prétend que l’enfant est mort et que les balles qui l’ont tué provenaient de la position israélienne. Et dire qu’Enderlin n’a même pas assisté à la scène…

Comprenant à quel point, chaque jour un peu plus, la mise en scène française joue le rôle de crime originel pour les Arabes éradicationnistes et leurs amis parenthésistes, et à quel point cette nouvelle cabale de déicide juif, est invoquée afin de justifier le véritable déocide des enfants israéliens, j’ai consulté une fois encore les dossiers de la Ména.

Au milieu de la documentation imposante, je suis tombé sur le témoignage des soldats israéliens, juifs et druzes, qui se trouvaient le 30 septembre 2000 dans la position Magen III, sur le carrefour de Netzarim. Tous, interrogés séparément, affirment ne pas avoir vu de personnes qui se seraient cachées derrière le baril de béton, ne pas avoir tiré dans cette direction (pourquoi auraient-ils tiré sur une cible qu’ils ne distinguaient pas ? Les relevés géométriques de Shahaf et d’Esther Shapira le confirment, depuis leur position, les soldats israéliens n’avaient aucun moyen de distinguer quelqu’un qui se cachait derrière le baril, ni de l’atteindre avec leurs fusils). Les soldats ignoraient tous qu’un enfant aurait été touché à cet endroit, bien qu’ils n’aient jamais quitté le carrefour des yeux et de leurs jumelles, 24 heures sur 24.

Talal Abou Rahma prétend aux enquêteurs « que ni lui ni les Palestinien n’ont jamais affirmé que c’était les soldats israéliens qui avaient tué Mohammed A-Dura » (La Ména dispose du document sonore). Dans un document notarié publié par la Ména, il affirme cependant que « les soldats ont tiré sans s’arrêter durant 45 minutes en direction de l’enfant avec l’intention de le tuer ».

Il aurait fallu vérifier qu’elle version il soutient ce matin ? Il aurait fallu le faire avant de barder cet escroc et son acolyte Enderlin de dizaines de prix du meilleur reportage et d’insulter ceux qui proposent publiquement de comparer les preuves.

Ce travail des enquêteurs et de la Ména gagne aussi en importance. Les évidences dont ils disposent - et qui sont toutes visibles et disponibles pour être réexaminées et re-vérifiées, elles, - sont le meilleur garant de ce que la justification symbolique que Barghouti et ses comparses terroristes produisent, afin de fournir une raison à leurs crimes, procède d’un faux grossier. C’est aussi pour cela, que s’il est reconnu coupable par la justice israélienne, il faudra que ce membre du clan des éradicateurs, paie dans sa totalité la dette imprescriptible qu’il doit à notre société.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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