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La quatrième dimension

Simon Pilczer

dimanche 13 mars 2005
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Selon la théorie de la relativité d’Einstein, le temps consitue la quatrième dimension.
Contrairement aux trois dimensions spatiales, le « vecteur temps » ne peut s’écouler que dans un seul sens.

C’est toute la réflexion des auteurs de science fiction qui s’interrogent sur la capacité de « remonter le temps » si nous étions en mesure de dépasser la vitesse de la lumière, ce qui est physiquement hors de portée.

Ce fut aussi l’objet d’une jolie réflexion philosophique de Jean d’Ormesson dans « la douane de mer », s’interrogeant sur l’écoulement unilatéral du temps, et la perte du segment de l’infini écoulé, malgré l’infini temporel qui demeure à l’autre extrêmité.

Quoiqu’il en soit, même si les dirigeants iraniens ne sont que de piètres imitateurs en matière nucléaire, qui ne font que reprendre des techniques qui leur ont été enseignées, chèrement, par leur camarade pakistanais A.Q. Khan, ce sont des négociateurs de bonne envergure face à une diplomatie européenne qui croit que les iraniens « jouent le jeu ».

Or c’est de tout autre chose qu’il s’agit : depuis plus de trois ans, France Grande-Bretagne et Allemagne, au nom de l’UE, ont pris langue avec les Mollahs de la « République islamique d’Iran » pour les amener à la raison en matière de non prolifération nucléaire.

Les Iraniens affirment la main sur le coeur qu’on ne saurait les empêcher d’accéder au « nucléaire civil » : quand on sait que l’Iran est l’un des cinq premiers producteurs mondiaux de pétrole, on se dit qu’ils ont autant besoin de nucléaire civil pour produire de l’électricité qu’un diabétique aurait besoin de consommer un kilo de sucreries par jour pour justifier sa dépendance à l’insuline...

Mais ils affirment aussi très clairement leur volonté d’éradiquer l’Etat juif d’Israël de la surface de la planète.
Et ce « petit détail de l’histoire » ne semble pas donner d’insomnies à nos négociateurs européens.

En échange d’un engagement toujours différé des Iraniens à ne pas aller dans la voie du nucléaire militaire, les trois grands représentants européens ont fait des promesses au nom de la communauté européenne et internationale, proposant la fourniture de « technologie nucléaire civile », de reprise d’échanges commerciaux, et autres contrats bien gras pour s’assurer...

De quoi au fait ?

1 - De la non prolifération nucléaire militaire : mais les dirigeants iraniens réaffirment chaque jour « leur droit à la maîtrise du nucléaire », et il n’est pas besoin d’être un physicien nucléaire pour savoir que cette technologie est comme la « langue d’Esope », la meilleure et la pire des choses : elle peut « diverger », c’est le cas de le dire, à partir d’éléments d’Uranium enrichi pour la production de la « bombe thermo-nucléaire ».
2 - De la fourniture régulière de pétrole, l’Iran représentant 6 % de la production mondiale, mais une fraction bien plus importante pour les compagnies européennes opérant en Iran.
3 - De la contention du terrorisme international à une zone bien précise : le Hezbollah étant le bras terroriste armé de l’Iran au Liban, tout converge pour harceler l’Etat d’Israël.

Ah si Israël pouvait disparaître, comme nous serions plus tranquilles se disent les Européens !

Ainsi, les dirigeants européens mènent la politique de « conciliation » (« appeasement ») que Winston Churchill reprochait à Chamberlain en 1938 lors des accords de Münich : « Ils croient qu’ils se sauveront en donnant à manger aux crocodiles. En réalité, ils seront juste dévorés un peu plus tard ».

Les dirigeants iraniens jouent au « shah et à la souris » avec l’UE, et ne cachent pas leur volonté farouche d’une élimination thermonucléaire de l’état d’Israël.
Leurs missiles « Shahab III » fournis par la Corée du nord ont reçu des améliorations permettent d’atteindre des cibles situés à 1.300 kms de leurs points de lancement.
Leurs fournitures de matériaux fissiles sont plus ou moins garanties par la Russie poutinienne (« Poutine de Russie » deviendra une exclamation obligée...) qui veut par là revenir dans le jeu de la terreur planétaire de la bonne vieille URSS, en exerçant un chantage nucléaire indirect, sans songer qu’après l’Occident, c’est la bonne vieille Russie orthodoxe honnie de la « République islamique d’Iran » qui serait sous la menace de ces « fous de dieu ».

L’Iran possède des sites secrets de production d’Uranium enrichi , profondément enfouis sous terre pour être inaccessibles à des bombardements aériens conventionnels, auxquels les inspecteurs de l’AIEA n’ont pas eu accès.
M. Mohammed el Baradeï, égyptien de formation juridique ayant fait une bonne partie de sa carrière à l’ONU, directeur de cet organisme basé à Vienne, ne serait pas en odeur de sainteté auprès des dirigeants américains qui ne veulent pas entendre parler de sa reconduction à la tête de l’AIEA dans le courant de 2005.
D’ailleurs, comme pour les Présidents des USA, les Américains trouvent que deux mandats à la tête d’un organisme international de première importance, c’est très largement assez : message également à l’attention de M. Kofi Annan.

On prétend que les relations diplomatiques entre l’Egypte et l’Iran ne seraient pas au beau fixe, mais M. Mohammed el Baradeï serait apprécié par les Européens.
On comprend que les Israéliens n’aient pas une confiance absolue dans sa sincérité, d’autant que les dénégations de l’Egypte quant à ses ambitions nuclaires font pousser à M. Moubarak un nez aux dimensions de Pinochio.

Récemment, plusieurs tremblements de terre d’une magnitude de l’ordre de 5.7 sur l’échelle de Richter ont été enregistrés en Iran.
Bien sûr, l’Iran est situé sur une zone sismique, et la catastrophe de Bam le 26 décembre 2003 vient nous le rappeler dramatiquement. Mais est-ce être paranoïaque que de s’interroger sur l’origine de « tremblements de terre de faible amplitude » dans un pays qui veut se doter de l’arme atomique ? Essais nucléaires ? Je me permets de soulever l’hypothèse...

En conclusion, revenons à la maîtrise du temps :

Les négociations actuelles entre les dirigeants iraniens, et les représentants de la diplomatie européenne ne sont là que pour amuser la galerie.
Les dirigeants iraniens ne veulent que gagner du temps. Les Américains et les Israéliens le savent.
Les Européens aussi probablement, mais ils croient se sauver des marécages de la menace iranienne en marchant sur le cadavre d’israël, qu’ils sacrifieraient bien volontiers à la furie de « Fous de dieu ». Le seul hic, c’est qu’à l’inverse de la situation qui prévalait en 1938 en Europe, les Juifs disposent d’un état qui les protège efficacement.
Silvan Shalom, ministre des affaires étrangères d’Israël, a fait savoir très clairement que la menace nucléaire iranienne constituait le plus grand cauchemar qui pèse sur le monde libre et l’Occident.
Et que l’Iran aurait atteint le « point de non-retour » (notion aéronautque...) dans quelques mois seulement.
Le chef d’état-major de l’armée de l’air d’Israël a fait savoir qu’il se tient prêt « à toute éventualité ».

Des informations convergentes de la presse internationale nous font comprendre que le temps de la négociation est désormais très compté : si les discussions entre la « triplette européenne » et l’Iran continuent de patauger dans l’indécision voulue par les mollahs irradiés, le temps de l’action sera venu.

J’ignore comment les Israéliens opèreront.
J’ignore s’ils le feront en coopération avec les forces américaines basées en Irak.
J’ignore si les forces de la coalition qui a libéré l’Afghanistan de la férule des Talibans interviendront aussi.

Je crains que l’Europe ne veuille faire prévaloir la mollesse et l’indécision, dans la peur paralysante qui prévalait face aux tyrans arabes : les changements qui s’opèrent aujourd’hui au Moyen-Orient montrent que la fermeté paie.

Je sais seulement que le monde respirera plus librement quand ce sera fait.

Et je ne doute pas que cela adviendra. En 2005.

Amen !


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