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Kofi Annan : en progrès, mais doit encore mieux faire

par le Professeur David Ruzié *

jeudi 10 mars 2005
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En novembre 2003, dans un rapport au Conseil de sécurité sur « Les enfants et les conflits armés » (S/2003/1053), le Secrétaire général des Nations Unies s’était montré particulièrement ignorant de la situation réelle au Moyen Orient.

Alors qu’il ne citait pas moins d’une quinzaine de pays où des enfants sont ou ont été utilisés (Afghanistan, Burundi, République démocratique du Congo, Libéria, Somalie, Côte d’Ivoire, Colombie, Birmanie, Népal, Sri Lanka, Philippines, Tchétchénie, Soudan, Ouganda), Kofi Annan n’évoquait pas l’utilisation d’adolescents, voire d’enfants dans le cadre de l’Intifada.

Pourtant, grâce à la complaisance des médias, on a pu voir, à de nombreuses reprises, depuis septembre 2000, des enfants palestiniens jeter des cocktails Molotov, voire porter des charges explosives, désamorcées à temps.

Mais il y avait plus grave.

En effet, il avait tout juste trouvé à écrire que « ... la situation générale des enfants demeure grave et inacceptable sur le terrain. Les belligérants continuent de violer impunément les droits de l’enfant. Durant 2003, cette tendance a été marquée par les situations particulièrement tragiques - terreur, dénuement et vulnérabilité totale - qu’ont connues les enfants dans l’est de la République démocratique du Congo, dans la province indonésienne d’Aceh, en Iraq, au Liberia, dans les territoires palestiniens occupés et dans le nord de l’Ouganda » (§22 - souligné par nous).

Donc, pas un mot sur la la terreur dont sont victimes des enfants israéliens.

Cette année, le Secrétaire général vient de récidiver, du moins partiellement, dans son rapport rendu public le 9 février dernier.

Sur le même thème « Les enfants et les conflits armés », Kofi Annan cite toujours un certain nombre de pays où des enfants sont enrôlés dans des milices (ce sont pratiquement les mêmes d’ailleurs, où la situation tend, cependant, à se normaliser, mais très lentement).

Toutefois, sur les 45 pages du Rapport de 2005 (S/2005/72), au lieu de 26 en 2003, on ne trouve toujours aucune mention de l’utilisation d’adolescents par les milices palestiniennes.

Seul progrès, c’est la sollicitude manifestée à l’égard des victimes enfantines des deux côtés, mais avec le souci de ne faire aucune allusion à la chronologie, bien au contraire, les enfants palestiniens étant cités en premier.

Compte tenu de la brièveté du passage consacré à l’ « évolution de la situation dans le territoire palestinien occupé et en Israël » (un paragraphe sur les 168 que comporte le Rapport), nous nous permettons de le citer intégralement :

« 32. La poursuite du conflit entre Israël et la Palestine a eu de profondes répercussions sur la vie des enfants. Aussi bien les enfants palestiniens que les enfants israéliens ont été soumis à une violence brutale (massacres, mutilations, blessures, etc.). Dans plusieurs cas, des enfants palestiniens ont été blessés ou tués dans les locaux d’écoles administrées par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. Des enfants israéliens étaient au nombre des victimes des attentats-suicides et d’autres actes de violence commis par les Palestiniens au cours de la période considérée. ».

Au risque de passer pour un comptable mesquin, nous avons noté que les malheureux enfants palestiniens ont « droit » à une plus large place que les non moins malheureux enfants israéliens.

Or, chacun sait - mais Kofi Annan ne veut pas le reconnaître - que si les Palestiniens ne recouraient pas à la terreur, il n’y aurait aucune victime dans leurs rangs.

Alors que si Tsahal n’était pas amené à réagir, le nombre des victimes israéliennes serait considérablement accru.

Espérons que la paix reviendra avant que les instances onusiennes aient une vue plus équilibrée, au plein sens du terme et non à travers une présentation faussement balancée - du conflit.


  • David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

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