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Sharon et Abbas ont pris contact, mais Israël de nouveau visé par la violence terroriste

mardi 11 janvier 2005
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Au lendemain de la confirmation par la Knesset de son nouveau gouvernement de coalition, Ariel Sharon a téléphoné à Mahmoud Abbas pour le féliciter de son élection à la présidence palestinienne et envisager avec lui une reprise du processus de paix.

Mais, dans le même temps, des terrpristes palestiniens ont défié mardi le nouveau président de l’Autorité autonome, qui les avait invité à faire preuve de retenue, en reprenant leurs attaques contre les implantation de Gaza et en Israël, alors que Sharon attend d’Abbas qu’il mette au pas les groupes terroristes.

Lors de leur conversation d’une dizaine de minutes mardi, Abbas (Abou Mazen) et Sharon ont « évoqué les moyens de réanimer le processus de paix » ainsi qu’une « rencontre entre eux deux dont les modalités seront fixées dans les jours à venir », a déclaré le porte-parole d’Abbas, Maher Chalabi.

Le bureau de Sharon a confirmé que les deux hommes, qui sont convenus de rester en contact téléphonique, devaient se voir « bientôt » et il précisé que le Premier ministre avait formulé à son interlocuteur ses voeux de « succès » dans son mandat présidentiel en l’assurant de son désir de « coopération ».

Sharon avait déclaré auparavant au nouveau gouvernement israélien, dont Shimon Peres est désormais le numéro deux, que les efforts de l’Autorité palestinienne pour « mettre fin au terrorisme » serait l’une des premières questions à aborder avec Abbas.

La dernière rencontre entre Sharon et Abbas remonte à l’été 2003. Ce dernier, alors Premier ministre de Yasser Arafat, avait réussi à obtenir des organisations palestiniennes radicales une trêve, rompue après moins de deux mois en raison de la poursuite des assassinats ciblés par Israël et des représailles sanglantes qu’elles avaient entraînées.

Fin de la trêve électorale

Avec le remplacement d’Arafat, tenu pour un interlocuteur discrédité par Israël, par un homme jugé modéré, le contexte a changé. De source militaire, on dit Sharon prêt a laisser la police palestinienne assurer la sécurité dans la presque totalité des territoires autonomes si Abbas le convainc qu’il fait le maximum pour mettre au pas les groupes terroristes.

Abbas, tenu en estime non seulement par Israël mais aussi par les Européens et par les Etats-Unis, clés d’une solution au Proche-Orient, est un adversaire affiché de la militarisation de l’intifada, qui paralysé depuis quatre ans les efforts pour trouver une solution diplomatique au conflit.

Toutefois, quarante-huit heures après son élection, qu’ils avaient appelé à boycotter, les activistes palestiniens ont défié Abbas en tirant sept roquettes et des obus de mortier contre des implantations de Gaza et une ville israélienne proche de la frontière.

Ces tirs ont causé quelques dégâts matériels mais n’ont fait aucune victime. En revanche, un Israélien touché la semaine dernière par un tir de roquette dans le nord de la bande de Gaza a succombé mardi à ses blessures.

La reprise des tirs palestiniens après la trêve électorale et de possibles représailles israéliennes risque de fragiliser déjà les espoirs suscités par l’arrivée au pouvoir d’Abbas et l’élargissement de la coalition israélienne dirigée par Sharon.

Ce nouveau gouvernement « d’union nationale » a été approuvé lundi par la Knesset par 58 voix contre 56. Il rassemble une partie du Likoud, le Parti travailliste de Shimon Peres et le petit parti ultra-orthodoxe du Judaïsme unifié de la Torah.

Ce cabinet permet à Sharon de retrouver la majorité au parlement pour la première fois depuis six mois. Mais, le vote très serré à la Knesset montre que le plan de retrait de la bande de Gaza prôné par le Premier ministre suscite toujours une vive résistance, surtout au sein de son propre parti, le Likoud.

Pas de retrait « sous le feu »

« Je pense que quelque chose de spectaculaire s’est passé du côté palestinien, avec la mort d’Arafat et la large élection d’Abou Mazen qui permet aux Palestiniens de choisir une autre voie, sans violence ni terrorisme mais dans le dialogue », a déclaré le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, sur les ondes de Kol Israel.

Il a ajouté que la paix dépendrait de la capacité d’Abbas à « démanteler les infrastructures terroristes, stopper les tirs de roquettes et arrêter les terroristes-suicides ». « Nous avons l’intention de mettre en oeuvre le plan de désengagement (de la bande de Gaza). Mais nous ne pourrons pas le faire sous le feu (palestinien) », a-t-il poursuivi.

Un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a déclaré que le mouvement islamiste chercherait à trouver « un terrain d’entente » avec Abbas mais a prévenu que la « résistance à l’occupation continuerait ». « Cela comprend les pilonnages (à la roquette). C’est naturel », a ajouté Zouhri.

Après avoir ostracisé durant des années l’ancien président palestinien Yasser Arafat, le président américain George Bush a contacté lundi son successeur et s’est empressé de l’inviter à Washington. Lors d’une conversation téléphonique d’une dizaine de minutes avec Abbas, Bush a lancé une « invitation ouverte » à ce dernier pour qu’il se rende à la Maison blanche.

Il a déclaré en outre à Abbas qu’il était « déterminé à l’aider à s’occuper de problèmes clés tels que la sécurité, le terrorisme, la croissance économique et l’édification d’institutions démocratiques », a fait savoir le porte-parole de la Maison blanche, Scott McClellan.

Mais les observateurs mettent en garde contre tout excès d’optimisme. Aucun des deux camps n’a pour l’heure laissé filtrer des signes d’éventuels compromis sur les question de fond comme les frontières, le statut de Jérusalem ou le droit au retour des réfugiés palestiniens...


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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