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La guerre d’agression du monde arabe contre Israël n’est pas achevée.

Par Guy Millière © Metula News Agency

samedi 25 décembre 2004
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Note du rédacteur en chef de la Mena (Lire l'article)
Il me faut constater que, chez nombre de gens de bonne volonté, les illusions aujourd’hui abondent. Arafat est mort, tout devient possible, disent les uns

Des modérés vont enfin se dégager dans le camp palestinien, disent les autres, qui ajoutent parfois que la paix est enfin en vue, que bientôt il sera envisageable de signer des traités de paix et de voir coexister deux Etats, Israël et l’Etat de Palestine, installés côte à côte et en situation de fraternité. Etant un ami indéfectible et inébranlable d’Israël, préférant la paix et la fraternité à la guerre et à la haine, j’aurais voulu pouvoir dire que tout cela me semble exact, mais je le peux pas, non, je ne le peux absolument pas. Parce qu’outre l’amitié que je porte à Israël, je me souviens, moi qui ne suis pas juif, de ce qui s’est passé en Europe, il y a soixante ans. A l’époque déjà, des gens de bonne volonté voulaient minimiser les dangers, prendre leurs désirs pour des réalités, mais la réalité la plus noire et la plus sanglante les a rattrapés. A l’époque, je n’étais pas encore né et je ne pouvais, par définition, rien faire. Aujourd’hui, je suis adulte, en pleine possession de mes moyens intellectuels, et c’est différent, je me sentirais coupable, totalement coupable de me taire.

Je me dois de dire que je pense que la mort d’Arafat ne change strictement rien. A la place d’un vieux terroriste mal rasé habillé d’un treillis, il y aura bientôt un vieux terroriste bien rasé et habillé d’un costume sur mesure appelé Mahmoud Abbas. Il n’aura pas le charisme de son prédécesseur, mais il aura le même esprit pervers et borné : pour une simple raison, il est de la même école et de la même clique. Les faits, qui s’accumulent, me donnent raison : Abbas n’a pas condamné les derniers attentats anti-israéliens et n’a pas semblé frémir en entendant que le Fatah était impliqué ; il a rendu visite, voici peu, en compagnie d’autres membres de la clique, à Béchar Al-Assad, à Ahmed Jibril, chef du FPLP, à Khaled Mashaall, chef actuel du Hamas et à Ramadan Shala, chef du Djihad Islamique. Ce n’était pas pour condamner les uns et les autres, mais pour coordonner ses actions et ses paroles avec eux. Il a d’ailleurs précisé : « Nous n’avons pas de différences quant aux objectifs », ce qui est clair et édifiant.

Dans quelques semaines Mahmoud Abbas sera élu dans le cadre d’élections, sans la moindre valeur démocratique, par une population depuis longtemps fanatisée, dépourvue de liberté de la presse et de liberté de parole. Les dirigeants européens parleront d’un nouveau « président légitime », là où il n’y aura eu que l’intronisation d’un nouveau dictateur. Le nouveau dictateur acceptera peut-être de débattre, mais il ne cédera rien sur l’essentiel. Il voudra, il l’a déjà dit aussi, le « droit au retour » dans son intégralité, les frontières de 1967 dans leur intégralité, et, bien sûr, des forces d’interposition internationales. Il voudra, en somme, le « porte-avions » que voulait Arafat et continuera à vouloir, sans le dire ouvertement, la destruction d’Israël.

On me parle quelquefois de nouveaux interlocuteurs, la réalité oblige à dire qu’il n’y a pas de nouveaux interlocuteurs, et qu’il n’y a donc pas d’interlocuteurs du tout. Les Européens feront semblant d’avoir trouvé des interlocuteurs, cependant que ni les Américains ni les Israéliens n’ont besoin de faire semblant aux côtés des Européens. Comment ne pas faire semblant ? En restant ferme sur les principes : ni droit au retour, ni acceptation des frontières de 1967. Ce n’est pas Israël qui a choisi la guerre en 1947-48, en 1967, en 1973. Ce n’est pas Israël qui a perdu la guerre. Ce n’est pas et ce n’a jamais été Israël l’agresseur.

Je me dois d’ajouter que je ne connais pas d’accord de paix qui se soit révélé fiable et durable entre une démocratie et un régime autoritaire ou totalitaire. Il ne peut y avoir, dans les relations avec un régime autoritaire ou totalitaire, que des rapports de force et de vigilance. Si tant est qu’on veuille invoquer le droit d’un peuple à disposer de lui-même, ce droit ne saurait être confondu avec le droit d’une clique dictatoriale à disposer d’un peuple. La création de l’Autorité Palestinienne, dans les conditions où elle s’est effectuée, a donné à une clique dictatoriale totalitaire et terroriste une population à gérer. Cette très grave erreur, fruit des illusions de la gauche israélienne et de la gauche américaine, a fait deux ensembles de victimes, le peuple israélien, frappé dans sa chair par des assassins, disposant de bases arrières en Cisjordanie et à Gaza, et les « Palestiniens », proie de la clique dictatoriale qui les affamés, fanatisés et transformés en hommes-bombes.

Sortir de l’erreur impliquerait, pour le moins, un changement de régime, un assainissement économique et une désintoxication mentale des « Palestiniens ». Ce ne sont pas les élections au sein de l’Autorité palestinienne, en janvier, qui permettront ces changements impératifs qui devraient constituer un préalable à toute forme de pourparlers. Nous ne sommes pas dans une situation où on peut parler de paix : nous sommes dans une situation de guerre, où les ennemis d’Israël ne reconnaissent pas la moindre défaite et n’ont donc pas, dans leur esprit, l’idée qu’il faut faire la paix. La paix ne pourra venir que si l’Autorité palestinienne est vaincue et remplacée par des gens imprégnés d’un esprit démocratique, acceptant d’être aidés par d’autres gens imprégnés d’un esprit démocratique. Plus largement, la paix ne pourra venir que si l’on sort de la guerre déclarée en 1947-48 par le monde arabe à Israël. Ce qui impliquera des changements de régimes plus vastes et l’éradication de l’islam militant.

L’Autorité Palestinienne est une clique crapuleuse, corrompue et fanatique : se contenter de renverser cette clique tant qu’existent dans la région d’autres cliques du même acabit, le Hezbollah au Liban, le régime baassiste en Syrie, les mollahs au pouvoir à Téhéran etc. ne pourrait en aucun cas assainir la situation. Ceux qui, dans le monde occidental, veulent la destruction d’Israël, par cynisme ou par « réalisme sans scrupules », disent qu’il faut d’abord résoudre le « conflit israélo-palestinien » ; cela revient à adopter la thèse des gens les plus détraqués du monde arabe et musulman, qui ont eux-mêmes une idée précise sur la façon de « résoudre » le « conflit ». Les amis d’Israël savent que ce qu’il faut résoudre, ce sont les problèmes posés par les psychopathologies disséminées par l’islam militant dans le monde arabe et musulman. Seule la disparition de ces psychopathologies est à même de faire disparaître « l’obsession anti-israélienne ».

L’unique attitude à avoir en ce contexte est, là encore, de rester ferme sur les principes : pas de démocratie, pas de liberté de parole, pas d’interlocuteur. L’Europe poussera Israël à discuter quand même et à faire des gestes. La parole des Etats-Unis a heureusement plus de poids que celle de l’Europe.

En l’absence d’interlocuteurs, optimiser la sécurité d’Israël en achevant la barrière de sécurité sera très utile. L’assainissement de la région, qui est au cœur de la politique étrangère de l’administration Bush, devra se poursuivre. Tout ce qui permettra aux pays d’Europe encore sains de n’avoir pas à se plier à la discipline que voudraient imposer les pays les plus malsains (dont, bien sûr, la France néo-gaulliste) sera bon à prendre : les pourparlers ouverts pour l’entrée de la Turquie en Europe seront, je pense, un excellent catalyseur, jouant en faveur d’une absence d’unité politique et diplomatique plus forte en Europe.

Quand les psychopathologies disséminées dans la région auront été soignées (et elles doivent l’être impérativement, non seulement pour la survie d’Israël mais pour celle de la civilisation occidentale et pour celle de l’humanisme), « l’obsession anti-israélienne » pourra disparaître, la guerre d’agression contre Israël pourra prendre fin. Alors et alors seulement, on pourra envisager un Etat palestinien. On pourra aussi se demander si la création d’un minuscule Etat arabe, venant en supplément des Etats arabes existant aujourd’hui, s’impose. Et on pourra se poser, dans un contexte apaisé, quelques questions. Celle-ci par exemple : existait-il un peuple palestinien, nettement distinct des autres peuples arabes de la région, en 1947-48 ? Pourquoi, alors que le territoire du Mandat palestinien comprenait au départ la Jordanie et qu’en créant la Jordanie sur les trois-quarts du territoire du Mandat palestinien, on a déjà créé un Etat arabe en Palestine, faudrait-il en créer un second ? Je sais, ces questions relèvent du tabou. Il viendra cependant un moment où le tabou devra être levé.

Il m’est difficile, ne vivant pas en Israël, de prendre position sur le retrait de Gaza. Ce que je pense, c’est que, face à des gens imprégnés d’une mentalité autoritaire ou totalitaire, on ne peut passer contrat et il n’y a que des rapports de force. Tout ce qui pourrait ressembler à un moment de faiblesse ou à une concession doit se trouver banni et considéré comme un encouragement donné à l’adversaire. Rien n’est plus impératif en même temps que de protéger des vies humaines et de le faire de la façon la plus optimale : si les implantations à Gaza sont coûteuses et font courir à des citoyens et à des soldats israéliens des risques disproportionnés, une solution s’impose. Si elles constituent au contraire des gages de sécurité, une autre solution s’impose.

Il doit, en tous cas, être dit clairement que la haine disséminée parmi les êtres humains soumis à l’Autorité Palestinienne est tout à la fois la raison des précautions prises par les Israéliens, le motif des entraves à la liberté de circulation des populations arabes de Gaza, qui sont entraves « auto infligées » et le fondement de ce qui pourrait rendre Gaza judenrein, comme on disait au temps d’Hitler. Le racisme peut, parfois, obliger des gens à partir, mais il n’est jamais honorable, jamais justifié. Il ne doit jamais être récompensé. Il doit être dénoncé. L’Autorité palestinienne est bouffie de racisme anti-juif. Des racistes ne sont ni fréquentables ni dignes de confiance.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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