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ONU : Tout et n’importe quoi

Par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

mercredi 14 septembre 2011
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Le service d’information des Nations Unies a annoncé, mardi 13 septembre, que « des experts de l’ONU critiquent le rapport PALMER sur la flottille pour Gaza ». Nous avons déjà évoqué, ici même ce rapport Palmer, auquel nous nous sommes permis de reprocher d’avoir voulu maintenir à tout prix la balance égale entre les deux Parties, en reconnaissant, certes, que la Turquie aurait dû respecter la légalité du blocus de Gaza, instauré par Israël, mais en reprochant à celui-ci, qui avait dû, pourtant, faire face à « une résistance violente et organisée de la part d’un groupe de passagers », d’avoir procédé, cependant, à une riposte qualifiée d’« excessive » et « déraisonnable ».

(Rappelons que sur près de 600 passagers, il y avait eu 9 morts du côté turc).

Or, voilà qu’un « Groupe d’experts », mandaté par on ne sait qui, vient condamner ce rapport en évoquant des questions, qui n’entraient nullement dans le cadre de la mission confiée à la Commission Palmer.

Celle-ci devait uniquement se prononcer sur les responsabilités engagées dans l’incident du navire turc Navi Marama : à savoir la légalité du blocus d’une part et les conditions du recours à la force par le commando israélien, d’autre part.

Le rapport Palmer avait considéré qu’ « Israël fait face à une véritable menace contre sa sécurité de la part des groupes militants de Gaza. Le blocus naval a été imposé comme une mesure de sécurité légitime afin de prévenir l’accès des armes à Gaza par voie maritime et sa mise en place est conforme au droit international ».

Or que viennent dire ces « experts » ?

« En se prononçant sur la légalité du blocus, le rapport Palmer ne reconnaît pas le blocus maritime comme une partie intégrale de la politique de fermeture d’Israël envers Gaza qui a un impact disproportionné sur les droits humains des civils ».

C’est une affirmation purement gratuite, qui ne prend pas position sur le droit de légitime défense, dont peut se prévaloir Israël. Il est évidemment facile de déclarer « disproportionné » tout ce que fait Israël, alors que, comme nous l’avons déjà souligné, à multiples reprises, la « force de frappe », dont dispose Israël lui permettrait de prendre des mesures autrement plus dévastatrices – ce que, heureusement, Israël ne fait jamais.

Il ne suffit pas d’asséner qu’« après quatre années de blocus israélien, 1,6 million de femmes, d’hommes et d’enfants palestiniens sont privés de leurs droits fondamentaux et sont sujets à des sanctions collectives, constituant une violation flagrante du droit international et du droit humanitaire international ».

Encore faudrait-il donner des preuves irréfutables de cette accusation.

Et, bien évidemment, il n’y a aucune allusion aux centaines de camions d’assistance humanitaire que les Israéliens laissent passer à destination du territoire, ni sur le fait que l’Egypte pourrait, de son côté, apporter sa propre contribution à l’amélioration de la situation de la population.

Et ne reprocher qu’à Israël d’ignorer les « droits fondamentaux » de la population ces « experts » ne manque pas d’audace, car c’est passer sous silence le régime policier que fait régner le Hamas dans le territoire.

Plus les mensonges sont grossiers et plus on espère impressionner l’opinion publique.

Nous ne contestons nullement que « les Gazaouis ont le droit de bénéficier d’un accès à la nourriture, à l’eau et aux services de santé ».

Encore faudrait-il apporter la preuve qu’ils en sont effectivement privés et cela par le seul comportement d’Israël, alors que, le cas échéant, comme nous l’avons rappelé ci-dessus, rien n’empêcherait de faire appel à l’aide de l’Egypte, pays frère.

On sera moins impressionné par cette nouvelle mise en accusation d’Israël si on souligne le fait que ces « experts » sont des personnes, qui ont été choisies par le Conseil des droits de l’homme, « viscéralement » anti-israélien..

Déjà, en septembre 2010, une précédente commission d’enquête diligentée par ce même Conseil avait considéré que « le comportement des militaires israéliens et autres personnels à l’égard des passagers de la flottille était non seulement disproportionné mais a montré des niveaux de violence absolument inutiles et incroyables ».

A croire qu’il y avait eu un véritable carnage, alors que les chiffres dans leur triste réalité révélaient que, sur un navire transportant plusieurs centaines de personnes, le commando israélien, pris à partie par des individus armés, notamment, de barres de fer et de couteaux avait dû, pour se protéger faire usage de ses armes et n’avait, finalement, provoqué la mort que de neuf terroristes.

Certes, ces « experts » du Conseil des droits de l’homme sont, sans doute, des personnes ayant des compétences dans le domaine dans lequel ils ont été choisis.

Il s’agit du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter (juriste belge), du Rapporteur spécial sur le droit à la santé, Anand Grover (juriste indien), du Rapporteur spécial sur le droit à l’eau potable et l’assainissement, Catarina de Albuquerque (universitaire portugaise), du Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits humains, Maria Magdalena Sepulveda Carmona et du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les « Territoires palestiniens occupés », Richard Falk (universitaire américain).

Et on ne peut manquer d’être impressionné par les domaines de compétences relevant de ces personnes, mais il ne nous semble pas que la Bande de Gaza soit, au regard de la situation dans de nombreuses autres régions du monde, particulièrement, menacée par rapport au droit à la santé, au droit à l’eau potable et à l’assainissement et à l’extrême pauvreté.

Mais à croire que l’on veut – à tout prix – faire pleurer dans les chaumières et faire aussi oublier les images d’opulence que fournit, par ailleurs, la Bande de Gaza.

Nous relèverons également que Olivier de Schutter a, après avoir été secrétaire général de la Fédération internationale des Ligues de droits de l’homme, pas toujours impartiale quand Israël était en cause, succédé au suisse Jean Ziegler, qui s’était, fréquemment, manifesté par des positions anti-israéliennes. Et surtout, parmi ces experts, figure Richard Falk, dont nous avons fréquemment relevé la « haine de soi » et qui a, d’ailleurs, été choisi par le Conseil pour remplacer le sud-africain John Dugard, dont les vues biaisées à l’égard d’Israël s’étaient également déclarées à différentes reprises.

Sans doute s’agit-il d’ « experts indépendants », mais on peut douter de leur « impartialité », autre qualité dont devraient, pourtant, faire preuve ces experts.


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