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Benyamin Netanyahou réaffirme que reconnaître Israël en tant qu’Etat juif est au cœur de la paix entre Israël et les Palestiniens. Pierre-André Taguieff explique pourquoi tant de monde reste sourd à cette évidence

Hélène Keller-Lind

lundi 4 juillet 2011
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Tous ceux qui prétendent que ce qui apportera la paix entre Israël et les Palestiniens parlent de lignes de 67 et échanges de territoires acceptés par les deux parties. Faux, répond le Premier ministre israélien qui explique à nouveau que la clef est la reconnaissance palestinienne d’Israël en tant qu’Etat juif. Que cela est au cœur du problème et que de cette reconnaissance découleront d’autres principes incontournables. Il est intéressant de voir que dans son dernier ouvrage, « Israël et la question juive » Pierre-André Taguieff met aussi ce refus arabe et islamiste, adopté par beaucoup d’autres, au cœur de la poursuite du conflit....

Non, un retrait aux lignes de 67, doxa en vogue, ne réglera rien....

Le discours tenu par Benyamin Netanyahou devant les comités directeur de l’Agence juive fin mai apporte une réponse incontournable à tous ceux qui, sans doute de bonne foi, veulent pousser Israël a accepter des principes voulus par les Palestiniens, qui mettraient Israël en grand danger, et sans qu’il y ait négociation directe entre les deux parties. Il faudrait qu’avant toute négociation, Israël accepte un retrait sur les lignes de 67, avec accommodements négociés et acceptés. La sécurité d’Israël serait ainsi mise à mal..Saeb Erekat, qui avait présenté sa démission en tant que négociateur à vie reprend du service, réclamant ces « frontières » et précise que ces « frontières » englobent Jérusalem. Et ajoute quelques autres préconditions.

Israël doit être reconnu en tant qu’Etat juif, voilà la condition essentielle : le Président Abbas doit se tenir devant son peuple et dire ces six mots : "J’accepterai l’Etat juif

Devant cette offensive, déclenchée par Barack Obama qui avait lancé l’idée à la veille d’une rencontre à Washington avec Benyamin Netanyahou à qui il avait ainsi brûlé la politesses et la perspective d’une rencontre forcée à la mi-juillet, organisée par tous ceux qui « veulent du bien » à la région , le Premier ministre israélien persiste et signe : il ne pourra y avoir de paix tant que les Palestiniens ne reconnaîtront pas « qu’Israël est un Etat juif, l’Etat-nation du peuple juif » au même titre qu’il y aura « un Etat-nation pour les Palestiniens. » Ce qu’il redisait devant le comité directeur de l’Agence juive fin mai. «  C’est là le cœur du conflit, » ajoute-t-il. Et il précise : « Ce conflit est à propos de l’Etat juif. Il s’agit du refus persistant d’accepter que les Juifs ont droit à un Etat-nation à eux, dans quelques frontières que ce soit. Cela précède la question des frontières ; cela précède la question d’une dispute territoriale. Il s’agit de ne pas reconnaître notre droit même à exister en tant qu’ Etat juif souverain. C’est toujours de cela qu’il s’est agi. Cela a juste été masqué, mais cela explique pourquoi ce conflit s’est étendu sur un demi-siècle - de 1920 à 1967, alors qu’il n’y avait pas de « territoires », pas de soldats israéliens en Judée, en Samarie ou à Gaza, pas de réfugiés pour la moitié de cette période, et Jérusalem était divisée. La moitié était aux mains des Arabes, pourtant cet horrible conflit a alors duré cinquante ans. Quelle en était la raison ? Notre existence en tant qu’Etat juif, un refus d’accepter cette idée du sionisme avant la création de l’Etat et un refus d’accepter l’idée d’un Etat juif, après qu’il ait existait. Et cela n’a pas disparu. »

Et le Premier ministre rappelle ce fait qui permet de mesurer la différence essentielle de position entre lui-même, Israël, et les Palestiniens représentés par Mahmoud Abbas ; « ...Devant mon peuple, le peuple d’Israël, j’ai dit à de nombreuses reprises que j’accepterai un Etat palestinien. Maintenant le Président Abbas doit se tenir devant son peuple et dire ces six mots : « J’accepterai l’Etat juif ». Il doit le dire. Et je vais le répéter encore et encore parce qu’il y là une tentative pour esquiver, escamoter et camoufler cette composante essentielle de la paix : la levée nécessaire de cet obstacle fondamental à la paix et c’est ce à quoi la communauté internationale faire face.  »

La question est de savoir pourquoi Mahmoud Abbas refuse de reconnaître un état juif et pourquoi une grande partie du monde reste sourde et aveugle...Pierre-André Taguieff y répond....

La question est de savoir, en effet, pourquoi Mahmoud Abbas refuse de reconnaître un état juif avec une telle force

Elle est également de savoir pourquoi toutes ces chancelleries qui affirment vouloir la paix au Proche-Orient refusent d’entendre ce que dit Benyamin Netanyahou et qui est pourtant de si bon sens..
La réponse à cette interrogation se trouve dans l’ouvrage précieux que vient de publier Pierre-André Taguieff aux Editions Les Provinciales : « Israël et la question juive. » Une analyse à la fois historique et en prise directe avec la réalité d’aujourd’hui, qui permet de comprendre l’incompréhensible, à savoir les stupéfiantes diabolisation et délégitimation d’’Israël auxquelles on assiste de nos jours. Loin d’être austère, l’ouvrage se lit comme un roman. Mais un roman dont la fin pourrait être tragique...car s’y mêlent et se confortent « judéophobie islamiste contemporaine » « antisionisme radical » cette « nouvelle religion séculaire » accueillante ou une « judéophobie » newlook avec sa « propagande pro-boycotts désignant litaniquement Israël comme le visage même du Mal. » Mal absolu à détruire d’urgence donc...un diktat auquel un grand nombre souscrivent désormais, même dans sa forme soft de condamnations répétées et pressions exercées, et dans le plus grand aveuglément pour certains. Mais certains seulement car l’entreprise est parfaitement délibérée pour d’autres comme nous le montre Pierre-AndréTaguieff.

Le bandeau du livre, qui vient de sortir, porte d’ailleurs ces quatre mots « boycott pour un massacre » Quatre mots contre les six que réclame Israël...


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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