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Le partenariat américano-européen est crucial

Les responsabilités de l’Europe en tant que partenaire des Etats-Unis pour la défense des valeurs démocratiques ne peuvent que s’accroître.

Silvan Shalom, vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères d’Israël- Le Monde

mercredi 3 novembre 2004
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Les Américains sont allés voter mardi sur fond de débat, à l’intérieur comme en dehors du pays, sur leur politique étrangère. C’est donc le moment de nous souvenir de la contribution unique des Etats-Unis à la paix et à la stabilité du monde durant l’ère moderne.

Depuis la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont conduit l’effort commun des démocraties pour promouvoir les valeurs universelles de liberté, de chance pour chacun, de tolérance et d’égalité dans une société globale. Ces valeurs transcendent les continents et les océans, les langues et les cultures. Elles représentent une contribution essentielle pour ce monde plus sûr, plus stable et plus prospère que nous espérons tous.

Il aura fallu un leadership fort et courageux pour promouvoir et protéger ces valeurs face à des idéologies radicales, du communisme au fondamentalisme extrémiste islamique, dont l’essence commune est le rejet tyrannique des libertés fondamentales. Les Etats-Unis ont fourni ce leadership. Depuis deux générations, ils ont été le pivot de la riposte internationale à la tyrannie et à l’oppression. Bien entendu, l’Amérique ne peut pas faire cela seule.

Dans le monde globalisé d’aujourd’hui, il n’y a pas de place - ou de potentialité - pour qu’une puissance, y compris une superpuissance, puisse définir et appliquer seule des solutions à ces défis.

L’Amérique a besoin de l’Europe et de tous les autres pays engagés par les valeurs de démocratie et de liberté pour être solidaires et œuvrer ensemble pour s’assurer que celles-ci soient sauvegardées.

Pourtant, l’Europe a autant besoin de l’Amérique que l’Amérique de l’Europe. L’Europe est autant menacée aujourd’hui par la tyrannie du terrorisme et du fondamentalisme radical que les Etats-Unis, la Russie, Israël, l’Indonésie ou la Turquie. Elle ne profite pas moins des engagements de l’Amérique que les autres, et peut-être même plus. D’ici, en Israël, il est parfois atterrant de voir comment ces vérités fondamentales se perdent dans un barrage de sentiments et de vitriol antiaméricains.

Diverger sur des tactiques ou des politiques spécifiques est, bien entendu, légitime. Mais nous devons tous faire attention que ces divergences n’obscurcissent pas la convergence fondamentale d’intérêts et d’objectifs que partagent tous les membres de l’Alliance atlantique et tant d’autres pays pour la promotion de la démocratie dans le monde. Alors que les Américains votent, il est rassurant de savoir que, quel que soit le vainqueur, ce sera une victoire pour les valeurs de démocratie et de liberté et que l’Amérique continuera de conduire les efforts du monde pour la paix et la démocratie.

Personne ne peut nier les succès de ce leadership. Le rideau de fer s’est écroulé il y a déjà quinze ans. Depuis sa disparition - la plus grande avancée de la démocratie depuis la seconde guerre mondiale -, le monde a vu les idées et les valeurs de la démocratie s’étendre comme jamais auparavant.

Simplement, au cours des dernières années, nous avons assisté à des changements géopolitiques positifs de l’Afghanistan à la Libye, tandis que les droits démocratiques et la nécessité de véritables réformes s’enracinaient, lentement mais sûrement. Aujourd’hui, des citoyens ordinaires venus des quatre coins du monde réclament leur part des fruits de la démocratie - des dirigeants responsables, des chances économiques et des libertés individuelles -, les droits de la femme et la liberté de choix.

En dépit des difficultés actuelles en Irak, le renversement de Saddam Hussein a aussi replacé ce pays, et l’ensemble du Proche-Orient, sur le chemin d’une démocratie qui, à long terme, offre le meilleur espoir aux peuples de la région. En même temps, le champ d’action du réseau terroriste mondial se réduit chaque jour. Il y a aujourd’hui moins de régimes derrière lesquels les terroristes peuvent se cacher, où ils peuvent installer des camps d’entraînement, d’où ils lancent leurs attaques ou qui leur offrent un soutien tactique. Les groupes terroristes sont identifiés et isolés, leurs fonds interceptés et leurs réseaux affaiblis.

Le leadership américain pour la paix au Proche-Orient est aussi évident. Ce fut le président Jimmy Carter qui se tint derrière le premier ministre israélien, Menahem Begin, et le président égyptien, Anouar El-Sadate, quand ils signèrent l’accord de paix historique de 1978. Ce fut le président George Bush senior qui convoqua la conférence de paix de Madrid en 1991. Et le président Bill Clinton qui soutint les défunts Hussein, roi de Jordanie, et le premier ministre Itzhak Rabin en 1994, quand la Jordanie devint le second pays arabe à signer un traité de paix avec Israël.

L’Amérique joua aussi un rôle central pendant les négociations d’Oslo, et elle continue de jouer un rôle unique et irremplaçable dans les efforts diplomatiques pour mettre fin aux quatre longues années de campagne palestinienne de violence, afin que les pourparlers de paix puissent reprendre.

Alors que l’Amérique est créditée, à juste titre, pour son soutien affirmé à Israël, il serait faux d’y voir quoi que ce soit d’hostile ou de contraire aux intérêts palestiniens. Quand les Etats-Unis, avec tous les membres responsables de la communauté internationale, condamnent les attentats-suicides palestiniens qui se succèdent, ils ne le font pas seulement dans l’intérêt d’Israël, mais aussi des Palestiniens.

L’effort conjoint des Etats-Unis, de l’Union européenne et d’autres acteurs internationaux en vue de mettre un terme au terrorisme et d’encourager un bon gouvernement et des réformes est fait en faveur des droits et des aspirations légitimes des Palestiniens, non contre eux. Ce n’est qu’ainsi que l’on pourra parvenir à la paix et que le monde pourra devenir un lieu plus sûr et meilleur pour tous.

Israël, pour sa part, demeure engagé à parvenir à la paix et à un accord durable avec ses voisins palestiniens. Nous sommes prêts à nous asseoir avec n’importe quel dirigeant qui viendra à la table de négociations en rejetant le terrorisme et avec le désir sincère de résoudre nos différends et de vivre en paix côte à côte.

Ce qui a tragiquement manqué du côté palestinien est un leadership responsable et courageux qui rende cette paix possible. Semaine après semaine, mois après mois, année après année, la cause palestinienne a été minée par l’échec de ses propres dirigeants à reconnaître que c’était le terrorisme qui était leur ennemi, pas Israël. Que leur intérêt n’était pas de perpétuer la notion que les Palestiniens étaient des victimes mais de leur donner la possibilité de gérer leurs propres affaires. Et que la diplomatie et le dialogue étaient les seuls moyens d’aller de l’avant, non pas l’encouragement à la violence et le terrorisme.

Il n’est pas seulement ironique, mais amèrement tragique, que les dirigeants les plus souvent critiqués au Proche-Orient ne soient pas ceux des régimes totalitaires ou terroristes ou les violateurs en série des droits de l’homme, mais les Etats-Unis et leur rôle dans l’arène internationale. La charge de la preuve est, néanmoins, entre les mains de ceux qui défient les Etats-Unis et leurs alliés. Ils doivent montrer au monde - et tout particulièrement à leurs propres peuples - qu’ils ont de meilleures réponses, et de meilleurs moyens de faire avancer leurs intérêts. Jusqu’à présent, ceux qui rejettent les valeurs et les libertés inhérentes à la démocratie ne peuvent montrer comme résultats que destruction et stagnation nationale.

Nous n’avons en effet qu’à nous tourner vers l’Europe pour voir les immenses possibilités ouvertes à chaque citoyen, une fois les politiques militantes et agressives abandonnées au profit de la tolérance, de la coopération et des échanges. La capacité qu’a l’Europe à surmonter ses propres conflits et à se doter d’institutions et de libertés collectives démocratiques est la preuve du pouvoir constructif et créateur des valeurs et des idéaux démocratiques. Ses réalisations dans tous les domaines montrent clairement la vitalité et la valeur inhérente - pour l’humanité en général - des efforts en faveur de la paix et de la démocratie.

Tandis que l’Europe continue de consolider son union, ses responsabilités en tant que partenaire des Etats-Unis pour la défense des valeurs et des aspirations démocratiques à travers le monde ne peuvent que s’accroître. Ce partenariat américano-européen est crucial pour le succès de la bataille globale contre les ennemis de la tolérance et des libertés individuelles qui sont au cœur de notre mode de vie. Le leadership américain au cours des dernières décennies peut et doit nous servir à tous d’exemple au moment où nous cherchons à faire face aux défis de notre génération afin de réaliser les espoirs de la suivante.


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