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Ménargues, c’est presque fini

par Luc Rosenzweig © Metula News Agency

lundi 18 octobre 2004
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L’éviction d’Alain Ménargues de la direction de l’information de Radio-France Internationale (RFI) n’est plus qu’une question de jours, voir d’heures. Hervé Ladsous, porte parole du Quai d’Orsay, a tourné le pouce vers le bas, scellant le destin de Ménargues, en qualifiant ses propos sur Israël « d’inacceptables ». On voit mal une administration conservant sa confiance à un chef de service qu’elle a désavoué urbi et orbi.

Cette éviction pourrait aussi booster la visite à Jérusalem du benêt des Alpes Michel Barnier, qui rame comme un malade pour dissiper l’épais brouillard de méfiance, que sa prise en main par « la rue arabe » du Quai d’Orsay a suscité à son égard, dans tous les secteurs de la société israélienne. Ménargues ne devra pas compter sur les syndicats pour le défendre, lui l’ancien ponte de Force Ouvrière à Radio France, puisque la CFDT et le SNJ (syndicat national des journalistes) de Radio-France l’ont complètement lâché, et demandent aujourd’hui son éviction sur l’air des lampions.
 
Seuls, les enragés pro Palestiniens, comme Olivia Zemor de la liste Europalestine et la CCIPPP, les « protecteurs » d’Arafat à la Moukata, tentent de mobiliser le ban et l’arrière-ban de la Propalestine française pour sauver la peau de ce voyou journalistique, dont ils ont vite fait le nouveau « martyr » de l’hydre sioniste.
 
Non content d’avoir traité Israël d’Etat « raciste » sur LCI, Ménargues avait enfoncé le clou en tenant des propos d’un antisémitisme délirant sur Radio-Courtoisie, une antenne d’extrême droite, contrôlée par des cathos intégristes, qui ont gloussé de plaisir en entendant le directeur de l’Info à RFI pontifier sur l’exigence de pureté des Juifs, affirmée dans le Lévitique, qui les conduit à s’enfermer eux mêmes dans des ghettos, dont l’Etat d’Israël n’est que le denier avatar.
 
La bonne nouvelle, c’est le sursaut de journalistes dont on ne se serait pas attendu, en écoutant RFI, à ce qu’ils s’élevassent contre la diffamation d’Israël. En effet, on peut constater que l’expression de la haine de l’Etat juif est quasi quotidienne sur leur antenne, distillée par des journalistes militants comme Richard Labévière, dévot du petit raïs, ou Dominique Roques, dont la grande proximité avec un certain leader palestinien n’est un secret pour personne.
 
La nouvelle plus inquiétante, c’est qu’un vieux renard de la presse comme Ménargues se soit crû autorisé à tenir de tels propos, pensant sans doute que « l’air du temps » était propice à ce genre de sortie. Là, il n’avait pas tout à fait tort. D’ailleurs, Radio-France n’avait-elle pas fait une promotion appuyée de son bouquin « Le Mur de Sharon », où l’on trouvait noir sur blanc les propos qui ont fait scandale ? Ainsi, l’auditeur matinal de France Inter que je suis, devait se farcir non seulement les jérémiades mondaines sur Chesnot et Malbrunot mais, en plus, le coup de clairon vantant « le mur de Sharon » de Ménargues avant le journal de huit heures...
 
On notera, en outre, la gêne de la presse vis à vis de cette affaire, à la notable exception de Libération, qui s’en est fait immédiatement l’écho, en reprenant un papier de l’AFP. Il aura fallu une semaine au « Monde » pour s’apercevoir que Ménargues avait dérapé grave, mais on concèdera qu’il est délicat, rue Claude Bernard, de parler de corde dans la maison d’un pendu. On aimerait croire que la mésaventure de Ménargues soit le signal d’un réveil des principaux médias français, aveuglés par leur suivisme désolant de la « politique arabe de la France » et la complaisance envers les diffamateurs d’Israël et des juifs, style José Bové et Dieudonné. Et que l’on ne criera pas, pour Ménargues, à une nouvelle affaire Dreyfus, alors qu’il n’est, au mieux, que l’héritier lointain d’Esterhazy. Exagéré ? Il suffit, pour s’en convaincre, de lire l’opus qu’il avait commis avant ce livre sur le « mur », où il accuse des soldats de Tsahal d’avoir égorgé de leurs mains les victimes de Sabra et Chatila. Cela n’avait ému personne, ni à RFI, ni au Quai d’Orsay, qui lui ouvrit alors toutes grandes les portes de RFI.


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