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Pourquoi les soi-disant pro-palestiniens sont de fait anti-israéliens : la condition des femmes palestiniennes

Hélène Keller-Lind

samedi 16 avril 2011
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Les mots ont un sens. Or, quiconque ne dénonce pas le sort fait aux femmes sous administration de l’Autorité palestinienne ou du Hamas, se soucie des Palestiniens comme d’une guigne et n’est motivé que par une haine anti-israélienne, voire anti-juive.

Un véritable pro-palestinien devrait se soucier de la véritable condition palestinienne

On entend systématiquement qualifier tel ou tel de « pro-palestinien, » que ce soit Vittorio Arrigoni ou Juliano Mer, qui viennent d’être assassinés par des Palestiniens, alors qu’ils leur consacraient leur vie, ou une «  Flottille  » soi-disant humanitaire .

Or, les mots ont un sens. Et cette appellation de « pro-palestinien » est totalement erronée. Ces militants ou les actions qu’ils mènent ne sont motivés de fait que par tout ce qui semble avoir une connotation anti-israélienne. Ce sont des anti-israéliens. Car s’ils se souciaient tant soit peu de la condition palestinienne, ce sont les dirigeants palestiniens qu’ils dénonceraient avant tout.

Il y a maint domaine auquel ces militants devraient s’attaquer s’ils avaient véritablement à cœur le bien-être de ceux qu’ils prétendent défendre. A commencer par la liberté d’expression qui est un marqueur non négligeable de l’état d’une société. Or cette liberté d’expression n’existe pas sous autorité palestinienne et les violences à l’encontre des journalistes qui dévieraient de la doxa locale sont flagrantes et les poussent à une autocensure dénoncée récemment par Human Rights Watch

La terrible galère de la condition féminine palestinienne sans égalité

Mais il y a aussi et surtout un domaine très peu souvent évoqué : celui de la condition féminine palestinienne. Un organisme qui est une émanation de l’Union Européenne, «  l’ ENPI Info Centre est un portail d’informations complètes sur l’instrument européen de voisinage et de partenariat, » se préoccupe justement, entre autres, de la condition féminine dans les pays de la Méditerranée.

On lit ce rappel dans un de ses documents daté de mars 2011 :
ENPI INFO CENTRE - DOSSIER DE PRESSE SUR L’ÉGALITÉ DES GENRES : NOTE DE SYNTHÈSE
Renforcer le rôle des femmes dans le voisinage
L’égalité entre les femmes et les hommes est un droit fondamental inscrit dans la Charte des droits de l’homme. C’est aussi une valeur fondamentale des traités fondateurs de l’UE et du traité de Lisbonne.
La promotion et la protection des droits de la femme occupent une place centrale dans la politique extérieure de l’UE. Conformément à cet engagement, le Conseil « Affaires étrangères » a adopté en juin 2010 le Plan d’action de l’UE sur l’égalité entre les femmes et les hommes et l’émancipation des femmes dans le développement pour la période 2010-2015, soulignant que : « L’UE réitère son réel engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes en tant que droit humain, facteur de justice sociale et valeur clé de la politique de développement de l’UE. »
Le renforcement du rôle des femmes dans la société est l’une des principales priorités du partenariat euro-méditerranéen, et celui-ci s’est donc engagé à prendre des mesures pour réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes en luttant préventivement contre toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes et en garantissant la protection de leurs droits. »

Belles paroles officielles palestiniennes...aux antipodes de la réalité...

Dans un des sous-dossiers intitulé : « Lutter contre les discriminations et les violences à l’égard des femmes  » on lit :l sLa culture palestinienne, source de discriminations
La culture qui prévaut dans la société palestinienne est de nature à maintenir la discrimination à l’encontre des femmes et elle légitime la violence domestique. Selon Hanan Abu Goush, du Centre d’aide et de conseils juridiques pour les femmes de Ramallah, alors que l’égalité est inscrite dans la Constitution, la situation est très différente dans les faits, et le droit familial et le code pénal doivent donc être modifiés pour mettre fin à la discrimination. « Les crimes d’honneur restent monnaie courante, autorisant pour ainsi dire les hommes à tuer en toute impunité des femmes de leur propre famille, » explique-t-elle.
Pour pouvoir se marier, poursuit Mme Goush, « une femme doit demander l’autorisation du chef de famille masculin. Faute d’accord, elle devra faire appel au juge. Cet accord n’est pas requis si la femme est divorcée et qu’elle a plus de dix-huit ans. « Le divorce et la garde des enfants avantagent toujours le mari  », déplore-t-elle, ajoutant que les femmes font également l’objet de discriminations en matière d’héritage, une question régie par la Sharia, même si cette loi n’est jamais appliquée. »

Un autre dossier est intitulé « Territoires palestiniens occupés » - terminologie usuelle de l’UE - « Briser le mur du silence » On y voit comment « Masarat » un programme financé par l’UE, ayant permis à des femmes palestiniennes de réaliser des films a permis de parler enfin du fait que « les femmes vivent depuis longtemps dans l’ombre des hommes de leur famille et sont fréquemment victimes d’abus passés sous silence. » Dans l’un de ces films on parle « d’histoires vraies de femmes qui osent parler tout haut des abus sexuels subis dans le cadre familial. » Un diffusion qui eut un effet immédiat : « en moins de 24 heures, 14 cas d’abus sexuels familiaux avaient été dénoncés par des jeunes filles au poste de police local. » Effet éphémère et poudre aux yeux... En effet, « selon une étude publiée en 2009 par le Centre d’information pour les femmes palestiniennes (PWIC), 67 pour cent des femmes subiraient des violences verbales régulièrement, 71 pour cent subiraient des violences psychologiques, 52 pour cent des violences physiques et 14 pour cent des violences sexuelles. »

Toujours au chapitre « poudre aux yeux, » en 2011 « l’Autorité palestinienne a lancé en janvier un plan national pour combattre les violences contre les femmes, en partenariat avec six agences de l’ONU et grâce à un financement de 9 millions de dollars, alloué par le gouvernement espagnol. Le plan a pour but de mettre fin à la violence sexiste par le biais de la prévention, la protection et l’application de la loi. Cependant, même si les amendements aux lois réussissent à être acceptés, la plupart des femmes palestiniennes disent qu’elles préfèrent ne pas dénoncer les actes criminels commis contre elles, afin d’éviter la stigmatisation et le risque d’un divorce. »

Si ce plan de neuf ans, ce qui montre l’ampleur du problème, a été lancé, c’est qu’au vu de la situation, l’Union Européenne et l’ONU l’ont demandé car : « selon les agences des Nations Unies, les organisations non gouvernementales (NGO) et les femmes, la violence sexiste reste à un niveau épidémique dans le Territoire palestinien occupé ; ses victimes manquent de recours juridiques et doivent souvent subir les réactions de la famille quand elles dénoncent un acte criminel.
Le nombre de cas d’attaques sexuelles rapportées de 2006 à 2009 a été multiplié par plus de sept, et celui des tentatives de meurtre (de femmes) par cinq, selon le ministère de la Condition Féminine de l’Autorité palestinienne. Ces chiffres n’incluent pas les nombreux cas de noyades et de chutes provoquées par un membre de la famille.
On notera qu’il s’agit pour les chiffres donnés d’attaques rapportées. Ce qui, dans cette société archaïque est forcément bien loin du compte...et qui ici a entendu parler de ces «  accidents  » permettant de se débarrasser des femmes palestiniennes devenues encombrantes ?

Et cela a permis à l’Autorité palestinienne de recevoir 9 millions de dollars supplémentaires...Or, « La Loi fondamentale palestinienne, qui devait servir de constitution provisoire pour l’Autorité palestinienne, a été ratifiée par le pouvoir législatif en 1997 et transformée en loi par le précédent président Yasser Arafat en 2002. Selon l’article 92 de la Loi fondamentale, « le statut de la personne relève de la Charia et des tribunaux religieux, en accord avec la loi. » Le statut de la personne comprend pratiquement tous les domaines qui affectent le plus les femmes : le mariage, le divorce, la garde des enfants, la pension alimentaire, et l’héritage.
« Nous demandons que toutes les lois relatives aux droits des femmes, y compris la Loi sur le statut de la personne, soient transférées des tribunaux de la Charia [islamique] à la Loi fondamentale palestinienne » a dit Karem Neshwan, avocat des droits des femmes au Centre des questions féminines. Toutefois, pour la ministre de la Condition Féminine de l’Autorité palestinienne, Rabiha Diab, la Loi fondamentale palestinienne ne fournit pas aux femmes une protection juridique équitable.
« Le Code pénal [dans la Loi fondamentale palestinienne] comprend des lois qui sont injustes vis-à-vis des femmes et doivent être amendées,  » a dit Mme Diab, au cours d’une conférence qui s’est tenue le 17 janvier à Ramallah pour le lancement du plan [de lutte contre les violences faites aux femmes]. « Le plan inclut des objectifs de développement à long terme pour augmenter le rôle des femmes dans le gouvernement, » a t-elle dit. Les femmes palestiniennes, en particulier celles qui sont au gouvernement, et certains secteurs de la société civile envisagent la réforme juridique comme un facteur clé de l’égalité, dans une société patriarcale où les changements d’attitude et de croyances à propos des femmes ne se font que lentement.  »
Peu de femmes, on l’a vu, osent se risquer à demander le divorce, ce qui, non seulement, les exclura de la société, mais risque de les priver de leurs enfants dont la garde est pratiquement toujours confiée au père. De plus, « 35 pour cent d’entre elles sont sous le seuil de pauvreté, selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), manquent de stabilité et de ressources. » Et il ne faut pas oublier que la loi palestinienne, loi de la Charia, permet aux hommes d’avoir quatre épouses...

Un État en septembre 2011 dans ces conditions ? Irresponsable...

Face aux carences de l’appareil palestinien qui prétend devenir un État reconnu en septembre 2011 et y est encouragé par maint pays, y compris européen, des ONG tentent d’aider les femmes palestiniennes. Ainsi, « Sawa, une ONG palestinienne qui combat les violences contre les femmes, fournit une assistance sept jours sur sept pour les victimes de violences en Cisjordanie et à Gaza. « Nous recevons entre 600 et 700 appels de femmes par jour ; la majorité des appelants sont victimes de violence domestique et d’inceste et plus de la moitié sont de Gaza, » a dit la directrice Ohaila Shomar. Il n’existe pas de mécanisme institutionnel lié aux hôpitaux ou au système de santé pour traiter les victimes ou documenter leur traumatisme, » a-t-elle dit.

Il n’est guère étonnant que la proportion élevée de femmes palestiniennes subissant des violences vivent sous administration islamiste du Hamas dans la Bande de Gaza. Ce que ne veulent pas voir d’autres femmes qui s’autoproclament pourtant « pro-palestiniennes ».

Au vu de ces réalités c’est des femmes palestiniennes que les véritables « pro-palestiniens » et véritables humanistes devraient se soucier....


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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