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L’Union Européenne recherche l’apaisement sur le Darfour

Maariv International

jeudi 16 septembre 2004
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L’Union Européenne désire brader les victimes du génocide contre des contrats lucratifs et commerciaux sur le pétrole avec Khartoum. Cela est de mauvais augure pour les espoirs d’action contre la bombe atomique de Téhéran

L’Union Européenne a décidé de reporter son ultimatum au Soudan sur la question du Darfour et de tenir à distance l’application de sanctions. « Les membres du »Club Med", la France, l’Espagne, l’Italie et la Grèce sont ceux qui s’opposent à des sanctions immédiates de l’Union Européenne, principalement en raison de leur désir d’obtenir des contrats importants et profitables sur le pétrole. L’Allemagne, la Grande-Bretagne et tous les autres membres soutiennent les sanctions contre Khartoum sur sa politique de génocide au Darfour.

Depuis que le pétrole a été découvert dans la province misérable soudanaise occidentale approximativement d’il y a un peu plus d’un an, le gouvernement de Khartoum a initié une campagne de génocide et de purification ethnique contre la population à majorité Musulmane Africaine non arabe. La milice arabe, appelée Janjaweed, armée et soutenue par les militaires Soudanais a terrorisé les villages, assassiné, violé et le pillé, sous la contrainte les habitants ont fui dans des camps de réfugiés à travers la frontière du Tchad. Il y a aussi eu les rapports d’enlèvements et de commerce d’esclaves. Jusqu’ici 100.000 personnes ont été tuées et plus d’un million transformé en réfugiés.

Cela signifie que la question va maintenant aller à l’ONU, où les Etats-Unis ont présenté une résolution appelant aux sanctions contre Khartoum devant le Conseil de sécurité, après les déclarations du président Bush et du Secrétaire d’État Powell étiquetant la situation « de génocide ».

La question est se savoir si la France, qui a un droit veto au Conseil de sécurité, l’emploiera pour empêcher une action significative pour arrêter le génocide au Soudan. Si le passé récent est un exemple, les chances pour une coopération française ne sont pas bonnes, depuis exactement il y a une décennie la France a facilité et a incité le régime du Rwanda au génocide Hutu, qui a réussi dans l’assassinat d’un million de Tutsi, avant l’évincement par une armée Tutsi en exil, soutenue par l’Ouganda et les Etats-Unis

Comme alternative la France pourrait laisser la Russie ou la Chine fait le sale travail et opposer leur veto, ou agir en coulisses pour empêcher la résolution de passer. La Russie, la Chine, le Pakistan et l’Algérie ont aussi agi contre la résolution. Si encore cinq pays les rejoignent, elle échouera, donnant à Khartoum le feu vert pour entièrement continuer sa politique de génocide envers les habitants du Darfour.

Pendant de nombreuses années Khartoum a été impliqué dans une guerre civile opposant la majorité Arabo-musulmane du nord, qui contrôlait le pays depuis l’indépendance, contre les Dinkas, les Chrétiens africains qui constituent la population majoritaire des provinces du sud. Ainsi le but du régime Khartoum était aussi de débarrasser le pays d’éléments non-arabes et non-musulmans par une campagne basée sur le génocide, la purification ethnique et le commerce d’esclaves.

Les Etats-Unis ont réussi à agir en médiateur pour l’instauration de la paix après que la milice Dinka ait manifestement été aidée par l’Ouganda et d’autres pays pro-américains dans la région et secrètement par les Etats-Unis, réussissant à sortir l’armée soudanaise de la plupart de la région. Selon l’accord, les provinces du sud ont gagné un grand degré d’autonomie politique, culturelle, économique et religieuse et peuvent exiger un référendum pour décider s’il faut séparer ou rester comme une partie du Soudan vers la fin de la décennie.

Ce manque de décision et de bonne volonté de l’Union Européenne et son empressement à apaiser les dictateurs génocidaires est de mauvais augure pour les espoirs d’une quelconque action internationale concertée contre l’Ayatollocracie à Téhéran et sur son programme de développement d’armes nucléaires.


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