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A quoi sert le budget de l’ONU ?

par le Professeur David Ruzié *

samedi 11 septembre 2004
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Parmi les nombreux organes subsidiaires de l’Organisation des Unies, composés d’Etats membres, il en est un qui joue le rôle d’un petit « vibrion », qui se livre, pour reprendre une expression, qui fut très à la mode à une époque, à de l’ « agitprop ».

Parmi les nombreux organes subsidiaires de l’Organisation des Unies, composés d’Etats membres, il en est un qui joue le rôle d’un petit « vibrion », qui se livre, pour reprendre une expression, qui fut très à la mode à une époque, à de l’ « agitprop ».

Nous voulons parler du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Cet organisme, créé en 1975 - au moment où l’infâme résolution assimilant le sionisme au racisme fut adoptée - comprend, à l’heure actuelle 24 membres, parmi lesquels aucun représentant d’un Etat occidental (mis à part Chypre et Malte), mais 16 représentants de pays du Tiers Monde, dont 9 d’Etats musulmans et 4 de pays de l’ancien bloc de l’Est .

A la différence du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme de la population des territoires occupés, créé en décembre 1968, qui pratiquement se borne à présenter un rapport à chaque Assemblée générale, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, prend, souvent, des initiatives spectaculaires.

Ainsi, il y a quelques mois, il a organisé à….Pékin (qui a dit que les voyages ne formaient que la jeunesse ?) une réunion pour l’Asie et le Pacifique sur la question de la Palestine et un Forum public à l’appui de la paix au Moyen-Orient.

73 gouvernements, 7 institutions spécialisées du système des Nations Unies et 12 organisations de la « société civile » y ont participé.

Ainsi, le Comité qui, à l’origine, devait sensibiliser l’opinion publique en Europe et en Amérique du Nord sur la question des droits du peuple palestinien a-t-il largement étendu son champ d’activité.

Mais, voilà qu’un communiqué du Service d’information des Nations Unies du 10 septembre nous annonce que les 13 et 14 septembre se tiendra, au siège de l’Organisation, à New York, à l’initiative dudit Comité, une Conférence internationale de la société civile à l’appui du peuple palestinien sur le thème « Mettre fin à l’occupation ».

Cette conférence devrait permettre « aux organisations de la société civile issues de toutes les régions du monde, dont de nombreuses organisations palestiniennes et israéliennes, de discuter de la situation » (souligné par nous) « dans les Territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est ».

Un certain nombre de noms sont cités, parmi lesquels des noms à consonance juive, une responsable de l’organisation israélienne B’Tselem, « l’éditorialiste » de Haaretz (Gideon Levy) et même un ancien membre de la Knesset (Marcia Freedman)….

Mais de quel droit ces illustres…inconnus, sans aucune responsabilité politique, peuvent-ils prétendre adopter un « plan d’action » ?

On comprend mieux pourquoi certains pays, tels les Etats-Unis, renâclent à payer la totalité du montant de leur contribution au budget de l’ONU, lorsque celle-ci finance des activités, qui n’entrent pas dans le cadre de ses missions.

Car, bien évidemment, toutes ces « manifestations » ne visent qu’à déstabiliser, pour ne pas dire délégitimer l’Etat d’Israël.

Bien évidemment, le Comité organisateur, organe intergouvernemental, bénéficie du soutien des services du Secrétariat général de l’Organisation, dans lequel existe d’ailleurs une « Division des droits des Palestiniens », à laquelle avait été affectée il y a quelques années une israélienne (arabe, bien évidemment).

Ne parlons pas de l’UNRWA (acronyme anglais désignant l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), créé en 1949, qui ne compte pas moins de 22 000 agents locaux palestiniens et une centaine de fonctionnaires internationaux recrutés au plan international.

Cet organisme financé en quasi-totalité par des contributions volontaires, versées par les Etats-membres, a complètement oublié l’un des deux volets de sa mission : « travaux », c’est à dire contribuer à l’établissement des réfugiés.

Il est vrai que les Etats arabes, sur le territoire desquels se trouvaient les camps de réfugiés (l’Egypte à Gaza, la Jordanie en Cisjordanie, le Liban et la Syrie) se sont toujours opposés à l’intégration des réfugiés, dont ils entretenaient soigneusement la misère…

L’UNRWA n’est même pas en mesure de donner des chiffres exacts sur le nombre des personnes relevant de son assistance, car les naissances y sont toujours déclarées, mais pas nécessairement les décès ou les départs vers l’étranger.

De plus, à différentes reprises, les autorités israéliennes ont découvert des dépôts d’armes dans des locaux de l’Agence et il ne faut pas oublier que c’est essentiellement dans les écoles de l’UNRWA que les petits palestiniens sont éduqués dans la haine des Juifs, grâce à des manuels, généreusement financés par l’Union européenne.

Telle était du moins la situation jusqu’à une date relativement récente.

Le Commissaire général actuel de l’UNRWA, le danois Peter Hansen, ne manque jamais une occasion de mettre en cause les Israéliens.

Mercredi dernier, lors de la remise des clés de 103 logements aux familles du camp de Rafah, dont les abris ont été détruits par l’armée israélienne, il n’hésitait pas à déclarer « depuis les démolitions de mai, 2 600 personnes ont perdu leurs foyers à Gaza, un endroit où l’épouvante est devenue si banale qu’il ne mérite plus la couverture médiatique ».

A croire que ce cher homme ne lit pas souvent les journaux, ni ne regarde la télévision.

Mais, si l’UNRWA surveillait ce qui se passe dans les camps, peut-être que les Israéliens ne seraient pas obligés de veiller à ce que sous couvert de paisibles « abris » ne se cachent pas des terroristes (on nous excusera de ne pas considérer comme appropriés les appellations de « militants » ou d’ « activistes ») en train de fabriquer des roquettes Qassam ou des attentats-suicides avec des ceintures explosives…..


  • David Ruzié, est professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

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