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Accusations de B’Tselem ou comment on fabrique de la désinformation contre Israël....Yigal Palmor répond

Hélène Keller-Lind

samedi 6 novembre 2010
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Deux organisations israéliennes des Droits de l’Homme accusent un service de sécurité israélien de violations graves des droits de prisonniers...ce qui est repris par maint média. Et amplifié par l’Autorité palestinienne. Pourtant ces accusations ne sont étayées par rien de concret et ont déjà fait l’objet de plaintes instruites par la justice israélienne qui a débouté les plaignants, comme le souligne Yigal Palmor

Accuser...dans le flou le plus total

Le communiqué de presse de B’Tselem et Hamoked, deux organisations israéliennes de défense des Droits de l’Homme, spécialisées surtout dans le sort des Palestiniens, était sorti avec embargo et à grand renfort de tambours et trompettes... les auteurs y accusaient les services de sécurité du centre d’interrogation de Petah Tikva de commettre systématiquement de « graves violations des droits des détenus.  » Accusations faites, nous dit-on, en se basant sur « le témoignage de 121 détenus », dont certaines ont été portées par « tous les détenus, » d’autres ne l’étant portées que par « la plupart ou certains. » Sans plus de précisons sur l’identité des « témoins » ou le contenu exact de chaque témoignage.

Dans la foulée, Haaretz a publié un article reprenant ces accusations . Et ce qui passe pour une « information » fiable est très largement repris, y compris en français

Pourtant, et cela est assez ironique, des descriptions de conditions de détention décrites dans ce rapport, considérées comme des violations graves des Droits de l’Homme pourraient être celles de certaines prisons dans l’Hexagone – promiscuité, inconfort, hygiène laissant à désirer - http://www.oip.org/ .

Donner dans l’hyperbole et la fantaisie, voire la contradiction....

Ces accusations sont transformées ensuite, « améliorées » et deviennent : « les pires tortures », pas moins, pour certains anti-israéliens

Quant à l’Autorité palestinienne, l’imagination de ses journalistes va bon train et, comme le rapporte Palestinian Media Watch, dans un programme de la télévision officielle palestinienne – financée par des dons, notaamment européens - consacré aux détenus palestiniens en Israël, diffusé début novembre, coïncidant avec la sortie du communiqué, ils décrivent des tortures moyenâgeuses, revues à l’aune du progrès, illustrées par des dessins, qu’infligeraient les Israéliens aux prisonniers palestiniens : brûlures au fer rouge, mains percées à la perceuse électrique, brûlures au fer à souder, coups de fouets infligés à un prisonnier pendu par les pieds, tête d’un prisonnier serrée dans un étau, bras coupé sous le coude, prisonnier pendu par les bras et dont le cou et le torse sont tirés par des chaînes....

Accusations que n’ont pourtant jamais formulées ni la Croix Rouge, ni les organisations humanitaires et pour lesquelles il n’y a pas de témoignages précis et fondés, comme le souligne PMW.

De plus, les autorités palestiniennes n’en sont pas à une contradiction près car un article paru dans le quotidien officiel palestinien, Al-Hayat Al-Jadida , la même semaine que celle de la diffusion de ce programme accusateur, faisait état des succès universitaires de prisonniers palestiniens à qui Israël permet de faire des études supérieures pendant leur détention, soit « 10.000 depuis l’an 2000 »...

Yigal Palmor : un communiqué basé sur des impressions et donc une faute ; et qui occulte le rejet de ces accusations recyclées par la justice...

Pour Yigal Palmor, porte-parole du gouvernement israélien, ce communiqué de B’Tselem et Hamoked n’est pas crédible et constitue « une faute » pour les raisons qu’il détaille ici :
« 1/ Les rédacteurs du rapport reconnaissent que, souvent, les impressions des détenus sont subjectives. Ce constat honnête devrait les conduire a beaucoup plus de prudence lorsqu’ils présentent comme fait avéré ce qui ne sont - dans la plupart des cas - que des affirmations très subjectives, dont on peut apprécier la valeur émotionnelle, mais auxquelles on ne peut accorder une crédibilité factuelle ayant valeur juridique.

2/ Trop souvent, les accusations prennent la forme d’une plainte générique, sans fournir les données élémentaires qui pourraient permettre une enquête (nom, lieu, date..). Elles ne peuvent donc être ni confirmées ni réfutées. Si l’accusation est formulée de manière non vérifiable, comment peut on la traiter sérieusement  ? Comment croire que le but recherche serait de parvenir a la vérité  ? Ce flou - qui n’a rien d’artistique - est plus qu’une erreur de méthodologie:c’est une faute.

3/ Les accusations portant sur les méthodes d’interrogation du Shin Bet on déjà été soumises a l’examen de la justice, mais Betselem - comme le fait remarquer le Ministère de la Justice - occulte cette réalité. En effet, les détenus ont le droit d’avoir recours à la justice à tout moment. Les principales plaintes présentées par le rapport au sujet des interrogatoires du Shin Bet ont été amenées devant les tribunaux, en appel, et jusqu’à la Cour Suprême. Les plaignants ont été déboutés, les plaintes rejetées. Or, Betselem présente ses conclusions comme s’il s’agissait de nouvelles révélations, évitant soigneusement d’informer que celles ci avaient déjà été examinées par la justice a maintes reprises et non retenues. Douteuse démarche...


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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