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Immobilisme des États-Unis face à l’Iran

Hélène Keller-Lind

dimanche 16 mai 2010
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Rien de nouveau, mais cela devrait être au cœur des préoccupations de la Maison Blanche et du Département d’État, estime Barry Rubin, outré de voir que l’Iran continue à héberger tranquillement Al-Quaida. Administration qui ne prend toujours pas de sanctions dignes de ce nom.
Barry Rubin avait déjà averti dans un article publié en mars 2010 par le Gloria Center ( Global Research in International Affairs ) qu’Al-Quaida se portait bien en Iran grâce à la bienveillance de la République des mollahs.

Une information révélée par le Général Petraeus. Or, rien n’indique que l’Administration Obama ait réagi à ce propos d’une quelconque manière, bien que le Président américain ait été au courant depuis son arrivée au pouvoir. Ce que note Barry Rubin, directeur du Centre et spécialiste du Moyen-Orient qui rappelle que ce mouvement terroriste a assasiné a ce jour plus de 3.000 Américains, en commençant par le 11 septembre. Or, bien que ne réagissant pas, les États-Unis s’estiment pourtant être en guerre contre Al-Quaida.

Si Barry Rubin revient sur le sujet qui le taraude, c’est qu’un rapport détaillé de l’Associated Press sur ce sujet vient de sortir. Il y démontre que pour répondre aux menaces de prises de sanctions plus sévères contre le régime iranien, en protégeant Al-Quaida et en lui apportant un soutien accru, Téhéran brandit la menace terroriste. Car ses membres qui sont installés en Iran ne restent pas inactifs, bien entendu, même si certains d’entre eux sont parfois assignés a résidence, tout au moins en principe. Et ils continuent à fonctionner en tant qu’organisation. Barry Rubin donne le pédigrée éloquent de certains de ces terroristes cités dans ce rapport de l’AP, recherchés par les États-Unis, qui vivent tranquillement en Iran.

Il déplore donc que rien ne soit fait par l’Administration en place qui ne dénonce ni cet état de choses ni les opérations menées en Irak et en Afghanistan par Al-Quaida contre des Américains. Le faire savoir et le dénoncer justifierait en effet auprès de l’opinion publique américaine et sur le plan international qu’une politique plus vigoureuse soit menée envers l’Iran. Qui se comporte comme s’il était en guerre avec les États-Unis. Vouloir le raisonner ou se contenter de sanctions modérées, ce que fait Barack Obama pour l’heure, étant nettement insuffisante.

Si Al-Quaida se livre a une attaque terroriste majeure, réussie ou pas, contre le territoire ou des citoyens américains, cela aura été prévisible et serait un échec de l’Administration Obama, prévient-il.

On sait quelles sanctions seraient efficaces

On peut ajouter à ce constat de l’immobilisme américain dressé par Barry Rubin un élément qui va dans son sens : on sait pertinemment bien quelles sanctions auraient des chances d’avoir un impact sur le régime de Téhéran. Benyamin Netanyahou le rappelait d’ailleurs récemment : des « sanctions qui seraient efficaces car touchant « des produits pétroliers, du carburant, de l’essence pour les voitures. » Ce qui « pourrait avoir un sérieux impact sur le régime iranien. »
Et il notait également avoir dit à Barack Obama avant même son élection à la présidence des États-Unis que « le programme du nucléaire militaire iranien serait la question la plus importante qu’il aurait à traiter parce que c’est de ce programme que dépendra le sort du monde.... » et qu’il lui faudrait « l’arrêter, essayer de mettre sur pied une coalition pour empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires. » Évoquant un trait de caractère du Président américain le Premier ministre israélien estimait que « le Président Obama peut faire preuve de la même détermination concernant l’Iran. S’il le fait, alors, à coup sûr, les États-Unis peuvent stopper le programme nucléaire iranien.  »

Certes Chine et Russie traînent les pieds et ne veulent pas de sanctions efficaces. Mais les États-Unis peuvent prendre la tête d’une coalition prête à faire ce qui convient et entraîner ainsi Chine et Russie. Ou à sen passer. Ne rien faire donne du temps au régime iranien qui continue de ce fait à progresser à grands pas dans son programme de nucléaire militaire.
Il faut noter à cet égard que le Président Sarkozy est en faveur de sanctions dignes de ce nom.


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