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Le Quai d’Orsay incite à la haine anti-israélienne dans son Centre Culturel de Ramallah, entre autres

Hélène Keller-Lind

dimanche 9 mai 2010
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Souvenez-vous, un ambassadeur français disait récemment ne pas comprendre Israël .... Mais sait-il seulement que son ministère met de l’huile sur le feu à Ramallah, entre autres villes palestiniennes, en donnant la parole à des anti-israéliens notoires dans le cadre d’établissements culturels français ? Et approuve-t-il ?

Les conseils d’Asmi Bishara

« Une stratégie de libération comporte nécessairement un principe élémentaire qui s’appelle résistance (al moqawama). Que faut-il entendre par moqawama ? Ceci : faire payer à l’occupant, pour son occupation, un prix tel qu’il soit incapable de le supporter moralement, matériellement, affectivement, politiquement, économiquement et socialement. La moqawama n’a pas pour but de vaincre militairement l’occupant. La résistance n’a pas pour but de remporter une « bataille décisive » sur l’occupant, ni par conséquent de l’engager dans une bataille décisive. Elle vise très précisément à lui faire payer le prix de son occupation et dans des conditions telles que ceux qui la subissent soient capables de la supporter, donc de continuer à résister. » [ NDLR c’est-à-dire affronter, en se cachant, un État démocratique qui a aboli la peine de mort ]

Et plus loin : « Nous en sommes toujours à mesurer nos actions en fonction du nombre de nos martyrs, et non des pertes que nous avons réussi à infliger. » Puis : « Il ne suffit pas de faire payer aux Israéliens le prix. Et croyez-moi, ils ont payé ! Ne vous laissez pas raconter que les opérations militaires n’ont aucune influence. Bien au contraire. Le premier devoir de tout Etat qui se respecte est d’assurer la sécurité de ses citoyens. C’est ce qui justifie son existence. Et s’il n’en est pas capable il a un problème. Ne soyons pas cyniques là-dessus (sur l’influence des opérations militaires). Cela dit, ce n’est pas suffisant. D’un point de vue stratégique, la question est : quel effet politique le prix à payer a-t-il sur l’ennemi ? Est-ce que ça nous conduit à une bataille décisive dont l’un des deux camps sortira brisé ?...........Par principe, le but du mouvement de libération nationale doit être de diviser la société de l’Occupant, de façon à diminuer sa capacité à payer le prix qui lui est imposé. Si nous constatons a contrario que ce que nous faisons (le type d’actions menées par la résistance) augmente sa cohésion sociale et sa capacité à payer le prix de l’occupation (parce qu’elles le poussent dans un état de chauvinisme nationaliste exacerbé où ses complexes historiques remontent à la surface, etc…), alors il faut arrêter et prendre le temps de la réflexion. »

Et Asmi Bishara, car c’est de lui qu’il s’agit, poursuit ainsi sa réflexion sur le thème d’une nécessaire stratégie palestinienne qu’il juge absente, ce qu’il déplore. Asmi Bishara, cet ancien député de la Knesset, co-fondateur du parti Balad anti-sioniste, - il qualifie Kiriat Shmona « d’implantation » dans de même texte - qui a du fuir la justice israélienne en 2007 et se réfugier à l’étranger. Cette conférence, il l’a donnée à Ramallah en 2002. Fin connaisseur de la société israélienne, évidemment puisqu’il en faisait partie, il expose ici savamment les capacités qu’Israël a à « payer le prix, » ou pas, utilisant l’exemple du Sud-Liban. Un texte à lire et à faire lire, notamment aux ignorants du Quai d’Orsay – ou plutôt ceux qui se font passer pour tels -

Le cinéaste Dominique Dubosc et Stéphane Hessel

Mais ce qui est significatif ici c’est que c’est l’un des textes que l’on trouve sur le site du cinéaste Dominique Dubosc. Qui a, entre autres, réalisé un film primé, « Palestine, Palestine, » aux belles images – à en juger par la bande annonce-, où l’on voit ambulance palestinienne et tirs sur les lumières d’une ville....( palestinienne sans doute ) hors tout contexte. Il cite également, entre autres, la journaliste israélienne Hamira Hass qui vit ou a vécu à Ramallah et est connue pour ses écrits anti-israéliens.

Et ce qui importe ici et maintenant est de savoir que ce cinéaste a été l’un des invités du Centre Culturel Français de Ramallah dans le cadre du programme du mois d’avril 2010 - culturel mais pas regardant en matière d’orthographe par ailleurs...- Le premier invité cité étant « le poète et diplomate Stéphane Hessel. » Pour ne donner qu’un exemple de la façon de voir les choses de cet ancien ambassadeur concernant la situation au Proche-Orient, il suffit de savoir que sur France Culture « le 30 décembre 2009, Stéphane Hessel cite Israël dans une liste d’États « tyranniques », parmi la Chine, la Russie et l’Iran, avec lesquels le commerce ne doit pas primer sur les droits de l’Homme.

Le groupe MAP (Ministère des Affaires Populaires)...

« Et surtout un très attendu retour du groupe MAP (Ministère des Affaires Populaires) qui se produira en plein air, au centre-ville, pour le Centenaire de la Municiplaité de Ramallah… » annonçait avec un plaisir évident le Consulat général de France à Jérusalem...Ce groupe originaire de Lille s’est déjà produit dans la région à plusieurs reprises, notamment à Naplouse et Gaza. Il chante en arabe et en français, se faisant accusateur : « ils ont volé nos terres, nos récoltes, nos paysages...insulté notre histoire...blessé nos filles, nos pères no mères, tués nos fils, notre père, notre mère... »
Quelle belle contribution de la France, par le biais de son ministère des Affaires étrangères, que cette tournée, payée avec nos impôts, au centenaire de Ramallah....Navrant.

Le Centre Al-Rowwad pour enfants

Autre activité culturelle organisée par la France à Ramallah : « Exposition intitulée “Nous” des photographies et vidéos issues des ateliers d’enfants du Centre Rowwad ». Et que dit ce Centre Al-Rowwad pour enfants ? Loin d’aider les enfants palestiniens à « évacuer leur stress » comme il le prétend, il l’y maintient. Ainsi, dans la description de son propos il liste tous les méfaits attribués à Israël, parlant ainsi du « camp d’Aida » où il est implanté : « il a été le théâtre de souffrances incessantes dues aux tirs et aux obus israéliens. » On accuse les soldats israéliens de brûler les maisons, de voler argent, bijoux, etc., d’utiliser les Palestiniens comme boucliers humains, d’écraser les voitures etc. . On lit : « « il est clair que l’armée israélienne est entrée avec le but principal de tuer des gens et de détruire l’infrastructure insuffisante des camps de la région et de causer beaucoup de destructions là où elle passerait. Les écoles de l’UNRWA ont été touchées et très endommagées, la mosquée, les rues, les voitures, les maisons, les citernes d’eau, les générateurs ont été endommagés entièrement ou en partie... » Non, ce n’est pas de Gaza qu’il s’agit, les accusations étant les mêmes, mais d’une opération israélienne menée en 2002. Étonnamment, le texte se contredit dans les faits – l’auteur s’est laissé emporter par sa rhétorique - car il fait état « après 11 jours de réoccupation de 4 personnes massacrées et de plus de 20 blessés dont deux dans un état critique. » Quatre morts après 11 jours d’une « réoccupation » dont le but aurait été de tuer ? Mais ceci est une autre histoire.

Bref tout l’argumentaire bien rodé qui fait fi de la vérité est ressassé par centre pour enfants. Il faut dire qu’il n’y a pas sur son site d’enfants atrocement mutilés comme on en voit parfois. Ici c’est un cadavre de chien, bien raide et affreux...ou comment aider des enfants à évacuer leur stress...

Quant aux activités théâtrales pour ces jeunes enfants, on leur propose, par exemple, des pièces jouées « à l’occasion des massacres de Sabra et Chatila... » perpétrés par une milice libanaise mais faussement attribués à Israël.

Les personnels de ce ministère ne peuvent « comprendre » Israël...

Point n’est besoin d’un examen de la liste exhaustive des invités de ce Centre Culturel Français ni d’autres Centres Culturels Français en « Palestine ». Tous ou presque seront du même acabit...Pas étonnant, dès lors, que le personnel de leur ministère de tutelle, c’est-à-dire le Quai d’Orsay, ne « comprennent pas » Israël...


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