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Le Quai d’Orsay désinformé, Le Département d’État aussi.

Hélène Keller-Lind

mercredi 24 mars 2010
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C’est qu’il se trompe le Quai d’Orsay...il est mal informé et cela au détriment du seul Israël. Histoire connue. Souvenez-vous, la France a voté fin février en faveur du Rapport Goldstone. Ce Rapport mal ficelé dont l’auteur admettait qu’il n’avait pas de valeur juridique et que CONTROVERSES démonte point par point (resiliencetv et controverses.fr. C’est que le Quai avale tels quels les mensonges de la propagande palestinienne. Corruption et incitation à la haine auraient « très largement disparu, » selon son Ambassadeur pour les Droits de l’Homme qui, par ailleurs, désespère des Israéliens...

François Zimeray y croit aux Droits de l’Homme. Véritablement. Il court le monde pour les défendre au nom de la France. Bec et ongles, comme, lorsqu’il était eurodéputé, il s’était battu pour qu’il y ait examen sérieux de l’utilisation des fonds généreux versés par l’Europe à une Autorité palestinienne corrompue qui, de surcroît, utilisait une partie de ces fonds pour financer le terrorisme. Combat mené avec courage et détermination dans l’intérêt bien compris des Israéliens mais aussi des Palestiniens, bien évidemment. Et qui lui avait valu l’ire du PS qui l’avait sanctionné en ne le représentant pas pour la députation européenne. Nombreux avaient été alors ceux qui l’avaient soutenu.

Appartenant aujourd’hui au Quai d’Orsay, s’exprimant à propos du conflit qui oppose les Palestiniens à Israël il rejette, à juste titre, « l’appropriation de ce conflit à des fins idéologiques. » Et estime qu’il n’y a qu’une sorte de « pro » qui tienne, les « pro paix » en quelque sorte. A juste titre aussi. C’est ce qu’il déclarait, entre autres, le dimanche 21 mars dans « Le Grand Entretien, » sur les ondes de RCJ.

Mais là où le bat blesse, là où l’on voit clairement que le Quai d’Orsay est désinformé, avec toutes les conséquences désastreuses que cela peut avoir, c’est lorsque cet Ambassadeur, au cœur du dispositif diplomatique français, affirme que les maux qui entachaient les activités de l’Autorité palestinienne ont « en grande partie disparu. » ce qu’il explique ainsi : « l’aide européenne, » est « mieux contrôlée, » et ce contrôle est relayé très efficacement par le Premier ministre palestinien, qui fait, de ce point de vue là un travail remarquable. » Il nuance ainsi, sans préciser toutefois : ceci n’est sans doute pas « le seul facteur. »

Ces maux qu’il dit pratiquement disparus il les détaille d’ailleurs : « une partie de l’aide détournée vers la corruption, des salaires payés en liquide... » - il ne mentionne pas l’utilisation de ces fonds à des fins terroristes, ce qu’il reprochait avec raison à l’Autorité palestinienne lorsqu’il était député européen – et d’autre part « un système éducatif qui empoisonne l’âme des enfants, suscite le martyre et la haine de l’autre. »

Or, hélas, ces maux qui nuisent aux Palestiniens au premier chef, mais aux Israéliens aussi, sont encore bien plus d’actualité qu’il ne le dit. Ainsi, la corruption, reste bien présente au sein de l’Autorité palestinienne, organisation toujours de type féodal, comme en témoigne cette affaire Fahmi Shabaneh... .Un membre de l’appareil palestinien, chargé justement de combattre la corruption avait été démis lorsqu’il avait voulu s’attaquer à un membre de la famille Husseini, l’un des clans au pouvoir depuis des lustres. Il a alors communiqué une vidéo compromettante pour cet Husseini à une chaîne israélienne qui l’a diffusée. Un mandat d’arrêt palestinien a été lancé contre lui au motif, entre autres, qu’il aurait vendu des terres à des étrangers. Il est actuellement hors d’atteinte à Jérusalem Est. Si Fahmi Shabaneh considère que Salam Fayyad, ce Premier ministre est, en effet digne de respect, il dit pourtant que « les gens corrompus qui entourent Abbas font tout leur possible pour le contrecarrer... » Et il lance un avertissement de poids que les diplomates étrangers feraient bien d’entendre : cette corruption aura pour résultat la victoire du Hamas en Judée Samarie, car, explique-t-il, « pourquoi croyez-vous que le Hamas nous a jeté hors de la Bande de Gaza ? Parce que le peuple en avait assez de la corruption et de la mauvaise gouvernance du Fatah.. [ ndlr. mouvement de Yasser Arafat et de Mahmoud Abbas ] »

Voilà qui dément l’optimisme affiché par le Quai d’Orsay, par la voix de son Ambassadeur qui n’hésite pas à affirmer que « sur le plan financier c’est le leadership le plus vertueux que l’on puisse avoir.... » Les services du Quai d’Orsay ignoreraient-ils donc toute cette réalité qu’ils n’évoquent pas dans leurs télégrammes diplomatiques, semble-t-il...Comme ils semblent ignorer que le second volet des maux dénoncés par l’Ambassadeur est toujours d’actualité, hélas. A savoir l’incitation au « martyre » des jeunes Palestiniens, l’incitation à la haine des Juifs ou la délégitimation d’Israël, incitation diffusée par la télévision officielle de Mahmoud Abbas, dans les manuels scolaires ou les médias de l’Autorité Palestinienne. Sans oublier le fait que des terroristes sont donnés comme modèles à suivre, comme cela était récemment le cas avec le choix fait par l’Autorité palestinienne de donner à une place de Ramallah, siège du gouvernement palestinien, le nom d’une terroriste qui, à la tête de 11 autres terroristes, assassina 38 civils israéliens, en blessant 71.

(***)Leur première victime fut une photographe américaine travaillant sur une plage. Puis tirant sur tout ce qui était à leur portée dans une équipée sauvage d’une quarantaine de kilomètres, ces terroristes menés par une femme firent morts et blessés sur leur route avant de terroriser puis assassiner les personnes regroupés dans un bus qu’ils avaient détournés et auquel ils mirent le feu. Il y avait 13 enfants parmi les victimes. Cette inauguration devait avoir lieu pendant la visite dans la région du Vice-Président américain, Joseph Biden. Dénoncée par Palestinian Media Watch, elle ne fut que reportée par mesure cosmétique, l’Autorité palestinienne estimant avoir le droit de donner cette femme comme exemple aux Palestiniens.

Quant à la paix dans la région, François Zimeray estime que « on ne voit pas comment on peut vouloir la paix sans être ami d’Israël, » ajoutant que « il faudrait que tous les amis d’Israël soient également soucieux des droits des Palestiniens, » son « amitié pour Israël n’étant pas exclusive d’une très grande empathie pour les souffrances des Palestiniens. » Il est là dans le droit fil de ce que disent la grande majorité des Israéliens. Et le Premier ministre israélien, dans son discours prononcé le 22 mars dernier devant l’AIPAC aux Etats-Unis,
réitérait ses déclarations faites à maintes reprises concernant les Palestiniens.

D’une part il rappelait que « dès le premier jour nous avons demandé à l’Autorité palestinienne d’entreprendre des négociations de paix sans attendre. » Demandes restées vaines, on le sait, même après que le Premier ministre israélien ait déclaré un gel des constructions en Judée Samarie. Quant aux Palestiniens, il déclare : « nous ne voulons pas les gouverner. Nous ne voulons pas les gérer. Nous voulons qu’ils soient des voisins vivant dans la sécurité, la dignité et la paix. Mon gouvernement a montré constamment, en paroles et en actes, qu’il veut la paix. »

Et il rappelait-il que son « gouvernement a supprimé des centaines de barrages routiers, de barrières et de postes de contrôle, facilitant ainsi les déplacements des Palestiniens. Ce qui a produit une expansion fantastique de l’ économie palestinienne ( cafés, restaurants, commerces et même salles de cinéma multiplex ) » Une amélioration économique indiscutable que l’Ambassadeur de France des Droits de l’Homme n’attribue pratiquement qu’à une meilleure utilisation de l’aide financière, notamment européenne, sans mentionner ces gestes israéliens pourtant significatifs. Ce qui laisse penser le Quai d’Orsay ne doit donc pas être informé par ses sources de ces mesures israéliennes et de leurs effets bénéfiques.

Par ailleurs, François Zimeray s’interroge sur l’attitude d’Israël qui devrait « arrêter de se comporter comme si la diplomatie n’existait pas. Israël qui ne doit pas son existence uniquement à la sueur et au sang des Israéliens mais aussi à une résolution des Nations unies... » Il n’évoque pas l’attachement historique du peuple juif sur cette terre, ce qui semble un peu étrange. Or, le lendemain Benyamin Netanyhaou évoquait pour sa part devant l’AIPAC « la renaissance de l’État juif » avec « un peuple juif souverain qui, pour la première fois après deux milles ans pouvait de défendre contre les attaques...la création d’Israël ne mit pas un terme aux attaques contre les Juifs. Cela donna seulement aux Juifs la possibilité de se défendre contre elles. » Et il évoquait cet enracinement en ces termes : « il y a dans mon bureau une chevalière prêtée par le Service des Antiquités israélien, trouvée près du Mur des Lamentations, datant de quelque 2.800 ans, deux cents ans après que le roi David ait fait de Jérusalem notre capitale. Celle-ci est le sceau d’un fonctionnaire juif et son nom y est inscrit en Hébreu : Ce qui est mon propre nom. Mon prénom, Benyamin, date de 1.000 ans plus tôt. C’est celui du fils de Jacob. L’un des frères de Benyamin s’appelait Shimon, Shimon qui se trouve être le prénom de mon ami Shimon Peres, Président d’Israël. Il y a près e 4.000 ans Benyamin, Shimon et leurs dix frères parcouraient les collines de Judée. »

Autre reproche fait par l’Ambassadeur à Israël qui, dit-il, « se comporte comme s’il n’y avait aucun ami à écouter... » Parmi ces amis offensés il cite « les Américains, les Turcs, » ajoutant « est-ce que nous les Français, ont réellement été entendus, suivis pendant la guerre de Gaza ? » Il est, dit-il, « déconcerté parfois par Israël qui se fâche, offense un certain nombre de ses amis les plus proches, stratégiques à un moment critique, il fallait le faire... »

Toute crispation ne serait donc que le seul fait d’Israël.

Quant à l’effort de l’Ambassadeur pour « chercher à comprendre ce qui se passe dans la société palestinienne, à compatir aussi, » surtout après ses « deux visites cette année à Gaza, » cela l’aura empêché de voir le sort des populations civiles israéliennes soumises à des tirs de roquettes et autres armements qui ont d’ailleurs repris ces jours-ci car il n’en parle tout simplement pas. Peut-être est-ce type de carence qui fit que le gouvernement israélien de l’époque, celui d’Ehoud Olmert, n’écouta pas les conseils amicaux de la France concernant la Bande de Gaza...

Cette accusation souvent entendue, le Premier ministre israélien y répondait en quelque sorte en affirmant que si Israël accepte les critiques, étant un champion de l’auto-critique comme on peut le constater lors des débats de la Knesset, il n’en reste pas moins que « Israël doit être jugé selon les mêmes critères que ceux qui sont appliqués à toutes les nations et les allégations faites contre Israël doivent être fondés sur ce principe. »

A propos de la fâcherie américaine actuelle, provoquée par l’annonce faite par un ministère israélien de la construction de logements dans une partie de Jérusalem considérée par l’administration américaine ou la France comme « en territoire occupé, » Benyamin Netanyahou apportait ces précisions : « Le peuple juif construisait à Jérusalem il y a 3.000 ans et le peuple juif construit à Jérusalem aujourd’hui. Jérusalem n’est pas une implantation, c’est notre capitale. A Jérusalem mon gouvernement poursuit les politiques menées par tous les gouvernements israéliens depuis 1967, y compris ceux qui furent dirigés par Golda Meir, Golda Meir, Menachem Begin and Yitzhak Rabin. Aujourd’hui près de 500.000 Juifs, soit près de la moitié de la population juive de la ville vivent dans des quartiers qui se trouvent juste au-delà des lignes d’armistice de 1949. Quartiers qui sont tous à cinq minutes de route de la Knesset. Ils sont partie intégrale et inextricable de la Jérusalem moderne. Chacun sait que ces quartiers feront partie d’Israël dans tout accord de paix. Y construire ne remet donc en rien en cause la possibilité d’avoir deux États »
Et, rappel de taille de Benyamin Netanyhaou : « ce n’est que sous souveraineté israélienne que le liberté de pratiquer sa religion quelle qu’elle soit a été garantie à Jérusalem. »

Évoquant Iran et Hezbollah, dans le même discours Benyamin Netanyhaou rappelle que « ne pas voir un danger à temps est ce qui menace le plus tout organisme vivant ou toute nation. Il y a soixante-quinze ans nombre de dirigeants dans le monde se sont mis la tête dans le sable. Des millions de personnes ont péri dans la guerre qui a suivi. Finalement deux des plus grands dirigeants de l’histoire ont contribué à renverser la vapeur. Franklin Delano Roosevelt et Winston Churchill ont aidé à sauver le monde. Mais ils n’ont pu sauver six millions de personnes appartenant à mon propre peuple. L’avenir de l’État juif ne pourra jamais dépendre de la bonne volonté de même les plus grands hommes. Israël doit toujours se réserver le droit de se défendre. »

Le Quai d’Orsay devrait revoir ses sources.

Le Département d’État aussi. En effet, Palestinian Media Watch, Observatoire des Médias Palestiniens, relève la bourde commise par Hilary Clinton dans son discours prononcé devant l’AIPAC. Elle y condamnait sans ambages le fait qu’un square soit renommé en lui donnant « le nom d’une terroriste qui assassina des Israéliens innocents. » - voir plus haut (***) -

Seul problème, tout aussi mal informés que le Quai d’Orsay, ses services lui ont fait reprocher cette glorification du terrorisme au...Hamas, alors qu’elle faisait les louanges de Mahmoud Abbas...Ce Premier ministre palestinien qui, souligne PMW avec maintes précisions, ayant en réalité bel et bien voulu, avec l’Autorité palestinienne, que soit ainsi glorifiée cette terroriste. Décision revendiquée par ailleurs.

Il faut noter qu’Hilary Clinton, alors sénatrice avait déploré l’enseignement de la haine dispensé par l’Autorité palestinienne, celui-ci rendant toute paix impossible, déclarait-elle. Il ne semble pas qu’elle en fasse grand cas à ce jour car elle se bornait à demander « la fin de l’incitation et de la violence »sans plus de précisions. Ce qui pourtant considérablement mieux que ce que dit le Quai d’Orsay...


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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