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Un document exceptionnel ! l’ALBUM d’AUSCHWITZ

dimanche 21 mars 2010
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Cet album commémore l’arrivée de Juifs hongrois à Auschwitz en Mai 1944. Il est le seul de son genre, et c’est uniquement grace à l’album que nous avons une histoire visuelle de ce qui s’est passé à Auschwitz—Birchenau le camp de la mort. L’album a été découvert après la guerre par une survivante d’Auschwitz, Lily Jacob, qui en fit don à Yad Vashem en 1980. Maintenant, avec l’aide d’Internet, il peut être visualisé par des millions de personnes, partout dans le monde. S’il vous plait, diffusez ceci autour de vous, pour aider à assurer que les gens vont continuer à témoignent de cet héritage du mal.
le diaporama

L’Album d’Auschwitz est la seule preuve visuelle du processus d’assassinat de masse à Auschwitz-Birkenau. C’est un document unique et qui a été remis à Yad Vashem par Lilly Jacob-Zelmanovic Meier.

Les photos ont été prises à la fin Mai ou début Juin 1944, soit par Ernst Hofmann ou par Bernhard Walter, deux SS, dont la tâche était de prendre les photos d’identité et les empreintes digitales des détenus (et pas des Juifs qui ont été envoyés directement à la chambres à gaz). Les photos montrent l’arrivée des Juifs hongrois de Carpatho-Ruthenie. Beaucoup d’entre eux venaient du ghetto de Berehovo, qui lui-même était un point de rassemblement pour les juifs de plusieurs autres petites villes.

Le début de l’été 1944 fut le sommet de la déportation des Juifs hongrois. À cet effet, une ligne ferroviaire spéciale a été prolongée de la gare de l’extérieur du camp à une rampe à l’intérieur d’Auschwitz. Beaucoup de photos dans l’album ont été prises sur la rampe. Les Juifs, ensuite traversait un processus de sélection, effectuée par les médecins SS et les gardes. Ceux qui étaient considérés comme apte au travail étaient envoyés dans le camp, où ils étaient enregistrés, désinfectés et répartis dans les baraques. Les autres ont été envoyés aux chambres à gaz. Ils ont été gazés sous l’apparence d’une inoffensive douche, leurs corps ont été incinérés et les cendres ont été éparpillées dans un marais voisin. Les nazis ont non seulement exploité sans vergogne le travail de ceux qu’ils n’ont pas tué immédiatement, ils ont également pillé les biens des Juifs amenés avec eux. Même les plombages en or ont été extraits de la bouche des morts par un détachement spécial des détenus. Les effets personnels que les Juifs avaient apporté avec eux ont été triés par les détenus et stockés dans une zone nommé par les détenus comme « Canada » : l’ultime terre d’abondance.

Les photos de l’album montrent l’ensemble du processus à l’exception de l’assassinat lui-même.

Le but de l’album n’est pas clair. Il n’était pas destiné à des fins de propagande, de même qu’il n’a pas eu d’une utilisation personnelle évidente. On suppose qu’il a été établi comme une référence officielle pour une autorité supérieure, tout comme les albums photo de autres camps de concentration.

Lilly n’a jamais caché l’album et l’annonce de son existence a été publié à plusieurs reprises. Elle a même été appelé à le présenter comme un témoignage au procès d’Auschwitz à Francfort au cours des années 1960. Elle l’a gardé toutes ses années jusqu’à ce que le célèbre « chasseur de nazis » Serge Klarsfeld, lui ait rendu visite en 1980, et l’ait convaincue de faire don de l’album à Yad Vashem.

En 1994, l’album a été restauré par le laboratoire de conservation de Yad Vashem et l’information sur chacune des photos a été tapé dans la banque de données informatisées des archives. Le personnel des archives a été en mesure de comparer et de faire correspondre les images avec des photos aériennes prises par l’US Army Air Force, à plusieurs reprises en 1944-45. En 1999, l’album a été scannée avec la plus haute qualité du matériel numérique.

On compte 56 pages et 193 photos dans l’album. Certaines des images d’origine, sans doute celles donnés par Lilly aux survivants qui avaient identifié des parents dans les photographies, sont portées disparues. Une de ces photos a été récemment remise à Yad Vashem.


Autres références :

Encyclopédie de l’Holocauste, Tel-Aviv, 1990.

Gilbert, Martin, Auschwitz et les Alliés, New-York, 1981.

Greif, Gédéon, Nous avons pleuré sans larmes, des témoignages sur le Sonderkommando juif d’Auschwitz

Yale University Press et The Sue et Leonard Miller Centre d’études judaïques contemporaine, Université de Miami, 2005.

Hoess, Rudolf, Commandant du camp d’Auschwitz, Cleveland, 1959.

Klarsfeld, Serge (dir.), L’Album d’Auschwitz, Album Lilly Jacob, New-York, 1980.

Source : yadvashem.org

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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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