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Guilad Shalit : la négociation doit s’accompagner d’une recherche de paix globale

Bertrand Ramas-Muhlbach - Pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

dimanche 27 décembre 2009
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Ce 27 décembre 2009, le Hamas doit se prononcer sur les exigences israéliennes concernant l’exil de 123 détenus palestiniens dont la libération est envisagée dans le cadre de l’échange du soldat Guilad, mais chacune des parties appréhende la négociation en raison du nouvel équilibre qu’elle induira.

Côté israélien, le chef d’Etat major Gabi Ashkenazy a rappelé que la libération du soldat Shalit était une priorité nationale même si Israël doit, dans le même temps, veiller à ce que les terroristes libérés ne réitèrent pas leurs actes violents. Pour ce qu’il en est des palestiniens, la libération prochaine des combattants importe moins que l’exploitation du rapport de force que procurent les pourparlers. Aussi, le Hamas entend-il présenter l’opération comme une nouvelle victoire sur l’entité sioniste au moyen, notamment, d’un communiqué qui sera prochainement diffusé sur les supports médiatiques locaux.

Si les dernières tractations portent essentiellement sur le nombre de détenus libérés, leur identité et les modalités de leur éloignement, la question peut en réalité se poser de savoir si l’objet des discussions ne doit pas être plus ambitieux et amorcer une véritable dynamique de paix. Autrement dit, les deux parties pourraient profiter de leurs pourparlers pour en finir une bonne fois pour toutes avec leur animosité ou craintes en posant les bases d’une entente mutuelle.

Les palestiniens reprochent à l’Etat juif de ne pas disposer de leur pleine liberté de mouvement sur les territoires qu’ils contrôlent. Dans le même temps, les institutions palestiniennes incitent les individus palestiniens à consacrer leur énergie, leurs potentialités et chaque instant de leur vie à défaire l’Etat juif. Israël doit donc aider les palestiniens à comprendre que leur mode de vie est incompatible avec leurs aspirations. Dès que les palestiniens se seront engagés collectivement à ne plus s’en prendre aux juifs, plus rien ne s’opposera à leur pleine liberté de déplacement. Il s’agit hélas de la seule marge de négociation entre juifs et palestiniens : renonciation à la lutte armée contre liberté de mouvement.

S’agissant de la communication avec les palestiniens, aucune discussion ne peut être menée avec Mahmoud Abbas ou Ismaël Ahnieh qui ne représentent qu’eux même ou la base idéologique qui façonne les individus (à savoir la haine, la vengeance, la guerre et la mort). En effet, le fonctionnement démocratique ne fait actuellement pas partie de la culture palestinienne, un peu comme si les membres de la société palestinienne étaient des électrons libres qui n’écoutent que le message de leaders charismatiques sans jamais respecter de discipline commune.

Aussi, les dirigeants israéliens n’ont-ils d’autre alternative que de s’adresser directement à la population palestinienne dans son ensemble, afin qu’elle se dégage progressivement des chartes palestiniennes qui l’instrumentalisent, et comprenne enfin la nécessité d’adopter des dispositions d’esprit paisibles.

La stabilité au Moyen Orient et le bien être des populations israéliennes et palestiniennes ne seront assurés que sur une base pacifique, c’est-à-dire lorsque les populations auront parfaitement admis qu’il n’est de valeurs supérieure à celle de la paix pour présider à leurs relations mutuelles. D lui-même a annoncé « je mettrai la paix dans le pays » car « la valeur de la paix égale celle de toute chose ». Plus précisément, il ne peut y avoir ni prospérité ni bien être en l’absence de paix puisqu’à défaut, le pays ne peut donner ses fruits (Levit 26,4). En fait, et selon le Talmud, le monde se maintient sur trois choses, la vérité, le jugement et la paix : « jugez dans vos portes selon la vérité et en vue de la paix » (Zachar 8,16 ; Aboth 1,18).

Pour que la vérité ne soit pas falsifiée et que la justice éclose, il convient de faire en sorte que l’échange d’un soldat à peine sorti de l’adolescence (et qui n’a jamais commis le moindre acte répréhensible), contre des terroristes palestiniens jugés en Israël pour des délits (agressions physiques, coups et blessures ou leur tentative, dégradations de biens, trafic d’armes,…) et (ou) des crimes (meurtres, ou tentative de meurtre), ne réduise pas à néant l’idéal de justice ni ne bafoue les décisions des tribunaux israéliens.

Pour ce faire, les palestiniens prochainement libérés ne doivent pas éprouver un quelconque sentiment d’impunité, occulter la gravité de leurs actes ou encore minimiser la mesure d’isolement dont-ils ont fait l’objet en Israël. Idéalement et pour éviter qu’ils ne renouvellent leurs actes violents et en mesurent le caractère répréhensible, les palestiniens actuellement incarcérés en Israël doivent s’excuser, réparer les conséquences dommageables de leurs actes et surtout, s’engager à ne plus recommencer. A défaut, leur libération risque d’être parfaitement improductive.

Israël se doit, en fait, de faire respecter la justice car la paix en dépend. Le Talmud donne d’ailleurs des indications précises sur les causes des guerres dans le monde : « l’épée est venue dans le monde à cause des retards de la justice, à cause de sa perversion, et par suite de l’offense commise par ceux qui n’interprètent pas la Thora conformément à son véritable sens » (Aboth 5,11).

Comme la paix présuppose vérité et justice, les jugements des Tribunaux israéliens doivent être exécutés ou tout au moins respectés. Alors, l’exigence de vérité sera satisfaite et la paix en résultera : « ne dédaigne pas la justice puisqu’elle est l’un des trois pieds sur lequel repose le monde, et prends soin de ne point pervertir la justice, ce qui ébranlerait le monde ». (Dt R 5,1).

Par ailleurs, et au delà de l’échange, l’Etat hébreu a un devoir pédagogique à l’égard de ses voisins palestiniens qui doivent comprendre le caractère stérile de leur haine belliqueuse et de leurs offensives meurtrières. Les importations d’armes au moyen des tunnels creusés sous la frontière égyptienne les desservent, tout comme les tentatives visant à détruire la muraille d’acier édifiée par les égyptiens pour que cessent les trafics sur leur territoire, voire enfin les agressions des ouvriers égyptiens qui construisent la structure.

Les palestiniens de Gaza peuvent importer toutes les armes qu’ils veulent ils n’auront rien de plus que leur bande de terre en dépit des promesses contenues dans leur Charte. Qu’ils s’emploient donc à construire des hôtels sur les 40 Km de plage magnifique qui bordent leur côte occidentale pour y développer le tourisme et faire taire les armes une bonne fois pour toutes.

Pour ce qu’il en est du message adressé au monde, Israël doit faire comprendre à la communauté internationale qu’il ne sert à rien de faire la paix avec des pays avec lesquels il n’existe aucune relation de belligérance comme la Syrie. La guerre avec la Syrie est terminée depuis 42 ans. Le Golan est sous souveraineté israélienne depuis 1967 et annexé à l’Etat hébreu depuis 1980. Que la Turquie et Bernard Kouchner ne perdent donc pas trop de temps dans la finalisation d’un accord de paix entre Israël et la Syrie (qui ne serait pas plus utile qu’un accord de paix entre la France et la Belgique), mais qu’ils mettent à profit leur énergie pour dessiner les bases d’une paix entre Israël et les palestiniens de la bande de Gaza.

En effet, le retour de Guliad Shalit doit être le point de départ d’un véritable processus de paix par une acceptation de la situation géopolitique organisée historiquement. Les terroristes palestiniens ne recevront aucune prime de l’enlèvement d’un soldat ni les pays arabes pour avoir mené des guerres contre Israël. Lorsque seront admis la vérité géopolitique et le principe de la sanction du terrorisme, la paix en Israël se maintiendra entre tous les individus, tout comme Aaron aimait à faire régner la paix entre tous « la Loi de vérité était dans sa bouche, il a marché avec moi dans la paix et la droiture et il a détourné beaucoup d’homme de l’iniquité » (Malach 2,6).


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