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Copenhague, une tribune pour Ahmadinejad

Par Guy Senbel pour Guysen International News - Vendredi 18 décembre 2009

vendredi 18 décembre 2009
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« Foragt, skam, skandale… », un outrage, une honte, un scandale. Les manifestants qui se trouvaient jeudi 17 décembre au soir devant les grilles du Parlement danois pour protester contre la présence du Président iranien à Copenhague n’étaient pas très nombreux à refuser que le sommet sur le climat serve de caution à la politique d’Ahmadinejad.

Militants de l’Union des Etudiants juifs européens, de la Fédération sioniste du Danemark, du Mouvement danois des opposants iraniens ou du Comité international contre les exécutions, évoquent l’Iran dans le froid danois : le problème des droits de l’Homme, de la dictature islamique, l’antisémitisme et le révisionnisme, le danger nucléaire ; non loin, des manifestants écologistes venus dire leurs inquiétudes climatiques.

On dit que la patience du groupe des Six s’épuise devant les provocations iraniennes. Pourtant, à Copenhague, Mahmoud Ahmadinejad s’est trouvé une nouvelle tribune.
La veille de son discours en séance plénière, un missile balistique était testé avec succès, le Sejil-2 ; d’une portée de 2000 km, il est capable de frapper Israël.
Demain, douze personnes accusées d’être homosexuelles, condamnées à mort, dont un jeune homme de 16 ans paralysé depuis l’annonce du verdict, seront exécutées à Téhéran, malgré les protestations de la communauté internationale.

Depuis des semaines, des mois, l’idée d’une nouvelle résolution avance mais ne dissuade pas le Président iranien. Les menaces de nouvelles sanctions semblent même stimuler sa stratégie. Et l’intérêt médiatique pour l’opposition qu’il réprime dans le sang ne semble guère l’inquiéter.

Ahmadinejad était au Danemark, invité par le Premier ministre danois à l’instar des autres chefs d’Etats. Malgré les accusations de violations graves et répétées des résolutions sanctionnant son pays, c’est en président souverain qu’Ahmadinejad s’est présenté à la tribune de Copenhague.

Pas question de revenir sur son discours du 1er décembre dans lequel il affirmait que « la question du nucléaire iranien est réglée ». On le croyait donc sorti de la voie diplomatique, mais le Président iranien est de tous les sommets et de toutes les conférences. A Copenhague, il a même affirmé que « tous les pays doivent avoir accès aux nouvelles technologies pour diversifier leurs sources d’énergie et être en mesure d’utiliser des énergies propres et renouvelables telles que le vent, le soleil, les marées, la géothermie et les énergies nucléaires »…

Ahmadinejad s’est aussi permis de reprocher à Washington de « l’empêcher de lutter efficacement contre les émissions de CO2 », « …en nous empêchant de développer notre programme nucléaire », ajoute Ahmadinejad, après avoir annoncé quelques semaines plus tôt la construction de dix nouvelles usines d’enrichissement d’uranium, et la production d’uranium enrichi à 20%.

Affirmer que la présence d’Ahmadinejad à Copenhague, à Genève ou à New York contribue à normaliser voire à légitimer l’Iran et son président ne suffirait pas. La présence du Président iranien dans la ville d’Andersen décrédibilise à la fois les initiatives internationales visant à empêcher l’Iran d’accéder à la bombe nucléaire et l’initiative onusienne visant à lutter contre le réchauffement climatique.

La première sanction contre l’Iran devrait être d’empêcher par tous les moyens son Président de défendre ou de promouvoir sa politique nucléaire illégale et dangereuse. C’est au cours de ses voyages et rencontres officielles qu’Adolf Hitler avait réussi, pour un temps, à se construire une image d’homme respectable, voire rassurante pour ceux qui signèrent Munich.

Le soutien du régime iranien aux mouvements terroristes est une autre réalité politique insuffisamment partagée. Les 500 tonnes d’armes saisies en mer par Tsahal le 4 novembre dernier, destinées au Hezbollah via la Syrie, provenaient d’Iran. Et cette semaine, Mahmoud Ahmadinejad a demandé au chef politique du Hamas en exil à Damas, Khaled Mechaal, de ne rien céder à Israël dans le cadre de l’échange des prisonniers palestiniens contre Guilad Shalit.


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